RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Le syndic engage la copropriété sur presque tout : il convoque les assemblées, signe les marchés de travaux, détient les fonds du syndicat et déclare les sinistres à sa place. Un procès-verbal notifié trop tard, un recours contre l'entreprise oublié, une déclaration de dégât des eaux hors délai, et c'est le syndicat qui perd de l'argent — puis se retourne contre le cabinet. La responsabilité civile professionnelle ne couvre pas votre bureau : elle couvre le préjudice que vos erreurs font subir aux autres.
La RC Pro du gestionnaire de copropriété prend en charge les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs, négligences et omissions commises dans l'exécution du mandat de syndic, lorsqu'un tiers en subit un dommage. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels, quand un occupant ou un visiteur est blessé faute d'entretien ou de contrôle commandé à temps sur un équipement commun ; matériels, quand des biens sont dégradés par une intervention que vous avez pilotée ou par une absence d'intervention ; immatériels enfin, la perte purement financière sans casse ni blessure, sinistre type du syndic (recours forclos, charges prescrites, décision d'assemblée annulée, subvention perdue). Le réclamant peut être le syndicat des copropriétaires — votre mandant —, un copropriétaire agissant seul, un locataire ou un voisin de l'immeuble. Le contrat couvre également vos gestionnaires et assistants dans l'exercice de leurs fonctions, et finance votre défense (avocat, expertise) dès que votre responsabilité est recherchée. En revanche, il ne remplace ni la garantie financière exigée pour détenir les fonds du syndicat, ni l'assurance de l'immeuble que vous souscrivez pour le compte de la copropriété.
Prenons un cas très ordinaire dans un cabinet : une résidence de 40 lots réceptionnée il y a dix ans, des infiltrations en toiture-terrasse signalées par plusieurs copropriétaires trois ans avant l'expiration de la garantie décennale du constructeur (article 1792 du Code civil). Vous faites passer un couvreur, vous relancez l'entreprise par courriel, mais personne ne déclare le sinistre à l'assurance dommages-ouvrage et aucune action n'est engagée avant la fin du délai. Le jour où le conseil syndical comprend que le recours est mort, la réfection complète est chiffrée par l'expert autour de 180 000 € — un ordre de grandeur courant sur ce type d'ouvrage, hors frais d'expertise et de procédure. Le syndicat n'attaque plus le constructeur, il attaque son syndic, pour la perte de chance d'avoir été indemnisé. Sans RC Pro, cette somme sort de la trésorerie du cabinet, honoraires de défense compris, souvent des années avant le jugement. Avec une RC Pro, l'assureur prend la conduite du dossier, paie l'avocat et l'expert, discute l'évaluation de la perte de chance et règle l'indemnité due : vous ne supportez que la franchise.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Des désordres apparaissent pendant la période de garantie mais aucune action n'est engagée avant l'expiration du délai, ni aucune déclaration à l'assurance dommages-ouvrage. Le syndicat perd son recours et vous réclame la perte de chance, c'est-à-dire le plus souvent le coût des travaux qu'il aurait dû obtenir.
Convocation envoyée hors délai, question absente de l'ordre du jour, majorité mal appliquée, procès-verbal notifié en retard : les copropriétaires opposants ou défaillants disposent de deux mois après notification pour attaquer les résolutions. Quand elles tombent, le marché de travaux déjà signé doit être indemnisé ou l'assemblée refaite, à vos frais.
Un dégât des eaux ou un incendie n'est pas déclaré à l'assureur de l'immeuble dans le délai prévu au contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (article L.113-2 du Code des assurances). L'assureur oppose la déchéance, la copropriété paie les réparations sur ses fonds propres et se retourne contre le syndic.
Répartition non conforme aux tantièmes du règlement de copropriété, appel de fonds de travaux mal calculé, ou impayés laissés courir jusqu'à la prescription de cinq ans sans mise en demeure ni procédure. La créance devenue irrécouvrable est réclamée à votre cabinet, avec les frais de régularisation comptable.
Contrôle technique d'ascenseur non commandé, garde-corps signalé et jamais repris, contrat d'entretien de chaufferie laissé sans renouvellement : un occupant ou un visiteur se blesse. La victime agit contre le syndicat en tant que gardien de l'ouvrage (article 1242 du Code civil), qui se retourne ensuite contre son syndic pour défaut de diligence.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Gestionnaire de copropriété : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, dès lors que vous exercez à titre professionnel. La gestion immobilière relève de la loi Hoguet du 2 janvier 1970 : elle suppose une carte professionnelle « Gestion immobilière » délivrée par la chambre de commerce, et cette carte n'est accordée puis renouvelée que si vous justifiez d'une assurance de responsabilité civile professionnelle et d'une garantie financière. L'attestation est réclamée à chaque renouvellement, et une simple interruption de garantie vous met en infraction. Le syndic bénévole ou coopératif, lui, échappe à la carte professionnelle, mais reste pleinement responsable de ses fautes de gestion.
Ce sont trois protections distinctes, souvent confondues. La garantie financière couvre la restitution des fonds du syndicat que vous détenez — charges, avances, fonds de travaux — si votre cabinet défaille : elle protège l'argent confié, pas vos erreurs. L'assurance de l'immeuble est souscrite par vous mais pour le compte du syndicat : elle couvre les parties communes et la responsabilité de la copropriété. La RC Pro, elle, répond de vos propres fautes de gestionnaire quand un tiers vous en réclame réparation. Les trois sont indépendantes et ne se remplacent jamais.
Tout dépend du mode de déclenchement de vos contrats. Les RC Pro sont très majoritairement en base réclamation : c'est l'assureur en cours au jour de la réclamation qui intervient, à condition que la faute soit postérieure à la date de reprise du passé et que vous n'en ayez pas eu connaissance avant de souscrire. Le Code des assurances (article L.124-5) impose en outre une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat. D'où deux réflexes : déclarer les antécédents que vous connaissez, et négocier une reprise du passé couvrant toute votre activité.
Non, pas à n'importe quel moment : votre contrat est professionnel, ni le droit de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'y appliquent. Le régime normal reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de cessation définitive d'activité, de départ en retraite ou de changement de profession, l'article L.113-16 permet de résilier en cours d'année si le risque assuré disparaît réellement. Vérifiez toujours votre garantie subséquente avant de partir : les réclamations sur des assemblées anciennes arrivent souvent longtemps après.
Vos gestionnaires et assistants de copropriété sont couverts en tant que préposés, tant qu'ils agissent dans le cadre de leurs fonctions ; un détournement de fonds volontaire relève, lui, d'une garantie distincte à souscrire à part. Le conseil syndical et le président de séance ne sont pas vos préposés : ce sont des copropriétaires bénévoles, dont la responsabilité relève de l'assurance du syndicat. Les entreprises que vous mandatez répondent de leurs travaux sur leur propre assurance — votre travail est d'exiger et de conserver leurs attestations, sans quoi le défaut de vérification vous sera reproché.
Oui, à condition que les trois activités soient déclarées nommément et que votre chiffre d'affaires soit ventilé entre elles. Un contrat souscrit pour la seule gestion de copropriété laisse sans garantie l'erreur commise sur un mandat de vente ou sur un bail, et l'assureur est fondé à refuser sa prise en charge. Même logique pour vos prestations annexes : pilotage d'un diagnostic technique global, assistance à maîtrise d'ouvrage, administration de biens. Signalez aussi les dossiers hors norme du portefeuille — très grands ensembles, associations syndicales libres, copropriétés en difficulté — car ils pèsent sur l'appréciation du risque.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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