RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
La mise en cause d'un promoteur ne vient presque jamais du gros œuvre : elle vient du voisin dont la façade se fissure pendant les terrassements, de l'acquéreur qui mesure sa surface le jour de la livraison, ou du réservataire qui découvre que la vue dégagée de la perspective 3D est devenue un mur pignon. Vous répondez à la fois comme maître d'ouvrage et comme vendeur, sur des programmes à plusieurs millions d'euros, le plus souvent portés par une société de projet sans trésorerie propre. Entre la réclamation et la liquidation de la SCCV, il n'y a souvent que la responsabilité civile professionnelle.
La RC Pro du promoteur couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés aux tiers — acquéreurs, réservataires, voisins, riverains, collectivité — du fait de votre activité de montage, de maîtrise d'ouvrage et de commercialisation. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un riverain blessé par un élément tombé de l'emprise du chantier ou par une clôture mal fixée), matériels (fissures sur un immeuble mitoyen, réseau enterré sectionné, véhicule endommagé par un engin de votre opération) et immatériels (frais de relogement, perte de loyers, réduction de prix obtenue par un acquéreur, avantage fiscal perdu). Le déclencheur, c'est la faute ou la responsabilité que la loi vous impose comme maître d'ouvrage : erreur de conception du programme, défaut de coordination des intervenants, information inexacte donnée avant la réservation, non-respect d'une règle d'urbanisme. Elle prend aussi en charge votre défense : avocat, expertise judiciaire, frais de procédure, qui pèsent lourd sur des dossiers de construction qui durent deux à quatre ans. Elle ne se confond ni avec votre assurance décennale, ni avec la dommages-ouvrage, ni avec la garantie financière d'achèvement, qui répondent chacune d'autre chose.
Sur un programme de 38 logements en centre-ville, les terrassements et le rabattement de nappe provoquent des tassements sous l'immeuble mitoyen : fissures traversantes, désordres sur deux niveaux, expertise judiciaire ordonnée en référé. Dix-huit mois plus tard, la note cumule les reprises en sous-œuvre par micropieux, le relogement de six familles et le préjudice de jouissance des copropriétaires — un ordre de grandeur de 350 000 à 500 000 euros, auxquels s'ajoutent une trentaine de milliers d'euros de frais d'avocat et d'expertise, à titre d'exemple. Vous êtes recherché comme maître d'ouvrage sans que la faute du terrassier ait à être établie, et vous payez avant de vous retourner contre lui. Sans RC Pro, la somme sort de la SCCV, qui n'a plus de trésorerie une fois le programme livré et le résultat distribué. Avec la garantie, l'assureur prend l'expertise, la défense et l'indemnisation dans la limite du plafond, exerce ensuite le recours contre l'entreprise fautive et son assureur, et vous continuez à commercialiser au lieu de bloquer l'opération suivante. C'est aussi la couverture que réclament la banque au tour de table et les investisseurs institutionnels avant de signer une VEFA en bloc : exigence contractuelle, distincte de vos obligations légales d'assurance construction.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Terrassement en site contraint, rabattement de nappe, vibrations de battage : les tassements différentiels fissurent la construction mitoyenne, parfois plusieurs mois après le passage des engins. Le voisin agit contre vous comme maître d'ouvrage sans avoir à prouver de faute, et les reprises en sous-œuvre chiffrent très vite.
Surface habitable inférieure à celle annoncée, hauteur sous plafond réduite, matériau ou équipement remplacé par un « équivalent » contesté : l'acquéreur refuse la livraison ou réclame une réduction de prix. Sur un programme, la même non-conformité se multiplie par le nombre de lots vendus.
Rendement locatif avancé, éligibilité à un dispositif fiscal, servitude non signalée, programme voisin déjà autorisé en vis-à-vis : ce que dit la plaquette commerciale vous engage. Les acquéreurs se regroupent et attaquent en défaut d'information, en réduction de prix, parfois en nullité de la vente.
Défaillance d'une entreprise en cours de lot, reprise de marché mal anticipée : la livraison glisse de six mois et les acquéreurs facturent relogement, double charge et loyers perdus. Les pénalités contractuelles restent généralement à votre charge, mais le préjudice né d'une faute de pilotage, lui, se réclame.
Empiétement de quelques centimètres sur le fonds voisin, dépassement de hauteur, prospect du PLU non respecté : la sanction va de l'indemnisation à la démolition partielle de l'ouvrage. Un recours de tiers contre le permis, gagné après le démarrage des travaux, transforme l'opération entière en sinistre.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Promoteur immobilier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, ce sont trois couvertures distinctes et cumulatives. En vendant un ouvrage que vous faites construire, vous êtes réputé constructeur au sens du Code civil : vous répondez de la garantie décennale (article 1792) et devez être assuré à ce titre. Comme maître d'ouvrage, vous devez également souscrire la dommages-ouvrage avant l'ouverture du chantier, qui préfinance les réparations sans attendre la recherche des responsabilités. La RC Pro couvre ce que ni l'une ni l'autre ne prend : vos fautes de montage, de conseil et de commercialisation, et les dommages causés aux avoisinants pendant les travaux.
Oui, très probablement. Le maître d'ouvrage répond des dommages causés aux immeubles voisins par son chantier même sans faute prouvée, sur le terrain du trouble anormal de voisinage : le voisin n'a qu'à démontrer le lien avec les travaux. Vous vous retournez ensuite contre le terrassier et son assureur, mais vous payez d'abord et vous supportez l'expertise. D'où deux réflexes : le référé préventif avec constat contradictoire de l'état des avoisinants avant démarrage, et une RC Pro dont le plafond dommages matériels correspond à la densité du site.
Rarement, et cela se vérifie ligne à ligne avant de signer. Les pénalités de retard sont une sanction contractuelle que vous avez acceptée : la plupart des contrats RC Pro les excluent, au même titre que les amendes. Ce qui peut être couvert, c'est le préjudice distinct subi par l'acquéreur du fait d'une faute de votre part — frais de relogement, double charge de logement, perte de loyers — lorsque le retard résulte d'une erreur de pilotage et non d'un aléa de chantier. Faites préciser ce point noir sur blanc.
C'est le contentieux le plus fréquent en promotion et il relève bien de la RC Pro : il s'agit d'un préjudice financier né d'un manquement à votre devoir d'information. Surface inférieure à la notice descriptive, prestation remplacée par un équivalent moins-disant, rendement locatif ou éligibilité fiscale présentés comme acquis dans la plaquette : l'acquéreur demande une réduction de prix, des dommages-intérêts, parfois la nullité de la vente. Vérifiez que votre contrat couvre les dommages immatériels non consécutifs, sinon ce type de réclamation reste intégralement à votre charge.
C'est le piège des montages en société de projet. Une réclamation peut arriver deux ou trois ans après la livraison, quand la SCCV est liquidée et le résultat distribué : elle vise alors la société de promotion, ses associés ou son dirigeant. Assurez chaque SCCV, ou faites-la figurer comme assuré désigné au contrat de la structure mère. Et regardez deux clauses : la reprise du passé, qui couvre les faits antérieurs à la souscription, et la garantie subséquente, qui permet de déclarer une réclamation après la fin du contrat.
Votre RC Pro est un contrat souscrit pour les besoins de votre activité : il n'ouvre ni délai de rétractation de quatorze jours, ni résiliation à tout moment façon loi Hamon, ces règles étant réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation modifiant le risque — cessation d'activité, changement de profession — la résiliation peut être demandée (L.113-16). En cours d'opération, n'arrêtez jamais un contrat avant d'avoir la nouvelle attestation, reprise du passé incluse.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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