RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un hayon qui descend une palette de travers, un transpalette qui dérape sur un quai mouillé, une porte sectionnelle enfoncée en manœuvrant chez un industriel : dans le transport routier, le sinistre coûteux arrive rarement en pleine voie, il arrive à l'arrêt, chez le client. Vous répondez à la fois des marchandises que vous prenez en charge et de tout ce que vos chauffeurs abîment ou blessent sur le site d'autrui pendant la tournée. Ce sont deux responsabilités distinctes, et l'assurance du camion ne couvre ni l'une ni l'autre.
La responsabilité civile professionnelle du transporteur routier indemnise les dommages causés à des tiers à l'occasion de votre activité : manœuvres sur site, chargement, arrimage, déchargement, livraison. Elle joue sur les trois familles de préjudices : corporels (un agent de quai blessé par une palette qui bascule), matériels (porte de quai, sol d'entrepôt, machine ou véhicule tiers endommagés pendant l'opération) et immatériels consécutifs (la perte d'exploitation du client dont la ligne s'arrête). Vous répondez des fautes de vos chauffeurs comme des vôtres, la responsabilité du commettant du fait de son préposé étant posée par le Code civil (article 1242). À part se traite votre responsabilité de voiturier sur les marchandises confiées : le droit du transport vous rend garant de leur perte et de leurs avaries, sauf force majeure, vice propre de la chose ou faute de l'ayant droit — et cette garantie « marchandises transportées » n'est jamais incluse d'office dans une RC exploitation. Enfin, ce que le camion cause en circulation relève de l'assurance obligatoire du véhicule, pas de la RC Pro.
Une livraison ordinaire chez un industriel : votre chauffeur descend une palette de 700 kg au hayon, le transpalette dérape sur le quai mouillé et la charge bascule sur une machine de conditionnement installée en bord de zone. Remise en état du matériel : de l'ordre de 30 000 à 45 000 € selon la machine, à titre d'exemple. La ligne est arrêtée quatre jours et le client chiffre en plus sa perte d'exploitation à plusieurs dizaines de milliers d'euros ; un opérateur touché au pied ouvre un dossier corporel, avec recours de la Sécurité sociale. Ces montants sont des ordres de grandeur, mais l'échelle est la bonne : un seul geste de manutention peut effacer une année de résultat dans un métier où la marge se compte en points. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'expert, discute pied à pied le chiffrage de la perte d'exploitation — le poste le plus contestable —, indemnise ce qui reste retenu contre vous et prend en charge votre défense si le donneur d'ordre assigne. Sans elle, vous négociez seul face à l'assureur du client et vous payez sur votre trésorerie.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Porte de quai enfoncée, sol d'entrepôt arraché, ligne d'air comprimé ou luminaire accrochés, machine heurtée au transpalette : vous travaillez sur le site d'autrui, avec le matériel d'autrui tout autour. C'est la mise en cause la plus fréquente du transporteur en dehors de la circulation.
Un agent de quai, un cariste du client ou un piéton heurté par une palette, un hayon ou un chariot déclenche l'indemnisation de la victime et le recours de la Sécurité sociale. Le dommage corporel n'a pas de plafond naturel et se réclame parfois des années après les faits.
Vous êtes présumé responsable de la prise en charge jusqu'à la livraison, sans qu'une faute ait à être prouvée contre vous. Palette tombée, bâche crevée, remorque volée, colis remis au mauvais destinataire : la réclamation part de la valeur de la marchandise, pas de votre prix de transport.
Une charge mal calée abîme le fret, mais peut aussi tomber sur la chaussée, sur un véhicule tiers ou sur une personne au moment de l'ouverture des portes. Au-delà de la sanction routière, c'est votre responsabilité civile qui est engagée pour les dommages causés aux autres.
Un frigo qui perd sa température déclasse toute la cargaison, un retard bloque une ligne de production ou fait rater une pose sur chantier. Le client réclame alors un préjudice économique qui dépasse largement la valeur des marchandises transportées.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Transporteur routier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. L'assurance du véhicule, elle obligatoire, couvre les dommages causés aux tiers par le camion en circulation. Elle ne couvre ni ce que vous cassez en manutention hors circulation (palette lâchée, quai enfoncé au transpalette, réseau arraché), ni les marchandises confiées, ni les préjudices économiques réclamés par le donneur d'ordre. Ce sont trois garanties distinctes : RC circulation, RC exploitation, responsabilité contractuelle de voiturier. Regardez votre attestation pour savoir laquelle vous détenez réellement aujourd'hui.
Votre responsabilité de voiturier est plafonnée par le contrat type applicable à l'envoi. En régime intérieur, l'ordre de grandeur est de 23 € par kilo pour les envois de moins de 3 tonnes et de 14 € par kilo au-delà, avec un plafond par envoi ; à l'international sous convention CMR, environ 8,33 DTS par kilo. Le retard s'indemnise en principe dans la limite du prix du transport. Mais en cas de dol ou de faute inexcusable, ces plafonds tombent et vous répondez de l'intégralité du préjudice.
Vis-à-vis de votre donneur d'ordre, c'est vous. Vous restez contractuellement tenu de la bonne exécution du transport que vous avez vendu ; vous n'avez ensuite qu'un recours contre le sous-traitant, ce qui suppose qu'il soit solvable et correctement assuré. Exigez avant chaque mise en ligne une attestation RC Pro et marchandises transportées à jour, avec les montants de garantie et les activités déclarées. Vérifiez aussi que votre propre contrat n'exclut pas ou ne sous-limite pas les transports confiés à des tiers.
L'obligation légale porte sur le véhicule : tout camion doit être assuré en responsabilité. L'accès à la profession impose licence, capacité professionnelle, honorabilité et capacité financière, pas un contrat RC Pro. En pratique elle est quasi incontournable : commissionnaires, chargeurs industriels, plateformes et marchés publics la réclament, attestation nominative à l'appui, souvent avec un montant minimum de garantie. Distinguez bien ce que la loi impose, ce que votre donneur d'ordre exige par contrat et ce qui relève de la simple bonne pratique.
Oui, dans la grande majorité des cas. Le vol simple n'est pas une force majeure : tant que la marchandise est entre vos mains, la présomption de responsabilité joue et il faut démontrer un événement irrésistible et imprévisible pour s'en dégager. Les contrats conditionnent d'ailleurs souvent la garantie : stationnement sur aire éclairée ou parking sécurisé, véhicule jamais laissé sans surveillance la nuit, antivol en service. Relisez ces clauses avant de planifier vos coupures, un écart suffit à faire tomber l'indemnisation.
Un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs visent les particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), par recommandé ou support durable. Un changement de situation — cessation d'activité, changement de profession, cession de l'entreprise — peut ouvrir une résiliation en cours d'année (L.113-16) si le risque assuré en est modifié. N'envoyez jamais votre résiliation avant d'avoir la nouvelle attestation en main.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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