RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un store banne de quatre mètres tient sur quelques chevilles plantées dans une façade dont personne ne connaît vraiment l'intérieur : brique creuse, isolation par l'extérieur, enduit sur parpaing. Le jour où le vent force, ce n'est pas la toile qui est discutée, c'est votre fixation. À cela s'ajoutent les perçages à l'aveugle au-dessus d'une baie, les motorisations à raccorder et les pergolas censées encaisser rafales et charge de neige.
La RC Pro du storiste couvre les dommages que votre travail cause à autrui : le client, ses voisins, les passants. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un passant blessé par un élément qui se décroche, un enfant coincé par un tablier), matériels (câble encastré percé, double vitrage fêlé, façade fissurée, véhicule endommagé sous la nacelle) et immatériels consécutifs (la perte d'exploitation du commerçant dont le rideau ou le volet reste bloqué après votre intervention). Elle intervient pendant le chantier au titre de la responsabilité d'exploitation, et après la fin des travaux au titre de la responsabilité après livraison, y compris quand la réclamation arrive des mois plus tard. Elle couvre aussi les produits que vous fournissez et posez — moteur, toile, coffre, bras — puisque c'est vous que le client met en cause avant le fabricant. En revanche elle ne finance pas la reprise de votre propre prestation : refaire une fixation ratée reste à votre charge.
Prenez un store banne de 5 mètres posé sur la façade d'un restaurant, mur en brique creuse, chevilles standard. Trois mois plus tard, une rafale arrache le coffre : un client en terrasse est touché par un bras d'articulation, fracture et plusieurs semaines d'arrêt, et deux véhicules garés en dessous sont endommagés. Sur ce type de dossier, l'addition atteint sans difficulté 40 000 à 60 000 euros une fois cumulés l'indemnisation du blessé, le recours de l'Assurance maladie sur les soins et les indemnités journalières, les réparations des véhicules et la fermeture de la terrasse — un ordre de grandeur, pas un tarif, chaque dommage corporel se chiffrant au cas par cas. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie et l'expertise se déroule sans personne pour défendre votre méthode de fixation. Avec, l'assureur missionne l'expert, discute le partage de responsabilité et règle directement les tiers.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Brique creuse, isolation extérieure, enduit sur support tendre : le mur ne reprend pas la charge d'une banne ou d'un coffre motorisé. L'ensemble se décroche et blesse un passant ou écrase ce qui se trouve dessous, ce qui reste la mise en cause la plus lourde du métier.
Une cheville dans un câble encastré, une canalisation ou un plancher chauffant, un plot de pergola qui traverse l'étanchéité d'une terrasse. Le dommage se révèle parfois des semaines plus tard, quand l'infiltration a déjà abîmé le plafond du voisin du dessous.
Ancrage sous-dimensionné, lames non prévues pour la charge de neige, capteur de vent absent ou mal réglé : la structure plie, s'envole ou s'affaisse. Le client vous oppose alors votre devoir de conseil sur le choix du modèle et sur son implantation.
Raccordement approximatif, carte moteur qui chauffe, fin de course mal paramétrée : court-circuit, départ de feu ou tablier qui se referme sur quelqu'un. Après un incendie, l'assureur habitation du client cherche systématiquement le dernier intervenant sur l'installation.
Double vitrage fêlé au perçage, garde-corps rayé, outil tombé de la nacelle sur un véhicule, ancien volet détérioré à la dépose. Ce sont les sinistres les plus fréquents du métier, rarement graves mais quasi quotidiens dès que vous travaillez en hauteur chez le client.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Storiste / poseur de stores et volets : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Les deux ne couvrent pas la même chose. Aucun texte n'impose la RC Pro à ce métier, mais elle est exigée par la quasi-totalité des donneurs d'ordre, syndics et enseignes. L'assurance décennale, elle, est obligatoire dès que vous réalisez des travaux de construction : pergola ancrée au sol, fermeture de terrasse, coffres encastrés, volets intégrés à la menuiserie. La jurisprudence retient qu'un équipement posé sur un bâtiment existant peut relever de la décennale s'il rend l'ouvrage impropre à sa destination. Pose de stores intérieurs seuls : hors de ce champ.
Oui, à condition que votre contrat comporte bien le volet après livraison : ce n'est pas automatique sur les formules les plus dépouillées, vérifiez-le sur vos conditions particulières. Ce qui compte ensuite est la date de la réclamation face à votre période de garantie ; le Code des assurances impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat (L.124-5). Conservez devis, photos de fixation, références de chevilles et fiches de pose : c'est ce qui tient en expertise, deux ans après.
Oui, au titre des dommages matériels causés aux biens du client pendant le chantier, franchise déduite : reprise de la saignée, remise sous tension, cloison à refaire, appareils grillés. Ce qui reste à vos frais, c'est votre propre prestation, c'est-à-dire reposer correctement le coffre. Une maladresse reste garantie — seule la faute intentionnelle est exclue — mais un détecteur de réseaux passé et mentionné sur le bon d'intervention vous évite de longs débats sur le partage de responsabilité.
Devant le client, oui : vous avez vendu et posé, c'est vous qu'il met en cause, et l'assureur habitation qui l'indemnise se retourne ensuite contre vous. C'est la garantie des produits livrés qui intervient ; assurez-vous qu'elle figure au contrat, puisque la plupart des storistes fournissent le matériel qu'ils installent. Votre assureur exerce alors le recours contre le fabricant. Gardez références, numéros de série et factures d'achat : sans traçabilité, le recours tombe et la charge finit chez vous.
Il faut distinguer. Refaire votre propre pose — store, fixation, main-d'œuvre — n'est pas un dommage causé à autrui : cela reste à votre charge, sauf garantie spécifique souscrite en plus. En revanche les conséquences chiffrables pour le client, commerce fermé pendant les reprises ou vitrine inaccessible parce que le rideau reste bloqué, sont des dommages immatériels consécutifs, garantis quand ils découlent d'un dommage matériel lui-même couvert. Regardez le sous-plafond immatériels : il est souvent très inférieur au plafond général.
Pour ajuster, non : le chiffre d'affaires déclaré se corrige par avenant en cours d'année et la prime se régularise sur le réel. Sous-déclarer vous expose à une réduction proportionnelle de l'indemnité le jour du sinistre. Pour résilier, c'est différent : un contrat professionnel n'ouvre ni les 14 jours de rétractation ni la loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12), ou en cours d'année en cas de changement réel de situation, cessation ou changement d'activité (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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