RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous ne voyez jamais le patient : votre client, c'est le cabinet, et c'est lui qui vous appellera le jour où la céramique s'écaille, où le châssis blesse la muqueuse ou où l'occlusion du bridge est fausse. En fabriquant un dispositif médical sur mesure, vous engagez votre responsabilité de fabricant sur un objet qui va rester des années dans la bouche d'une personne, hors de votre contrôle. La RC Pro est l'assurance qui paie ce que votre travail a coûté à autrui : la refabrication, les séances cliniques perdues et, quand c'est le cas, le dommage corporel.
La RC Pro du prothésiste dentaire couvre les conséquences pécuniaires des dommages que votre laboratoire cause à des tiers — patients, chirurgiens-dentistes, centres et cliniques — dans la conception, la fabrication, la réparation et la livraison de dispositifs sur mesure. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (douleur persistante, blessure de la muqueuse, réaction à un alliage, incident lié à la fracture ou à l'ingestion d'un élément), matériels (modèle, empreinte, châssis ou prothèse d'origine du patient dégradés entre vos mains) et immatériels (honoraires prothétiques que le praticien doit rembourser, séances cliniques refaites, immobilisation du fauteuil). Deux volets se distinguent : la RC exploitation, pour les dommages causés en dehors du travail lui-même — livraison au cabinet, essayage sur place, visite d'un dentiste au laboratoire — et la RC professionnelle après livraison, qui vise le défaut du dispositif une fois posé : c'est celle qui compte vraiment dans ce métier, puisque le sinistre se révèle toujours en bouche, des semaines ou des années après la sortie de l'atelier. S'y ajoutent en pratique la garantie des biens confiés, indispensable dès lors que vous détenez des modèles ou une prothèse existante en réparation, et la défense de vos intérêts (expertise, avocat) quand le praticien ou son assureur se retourne contre vous.
Prenons un cas concret : vous livrez un bridge complet maxillaire sur six implants en zircone, sur un plan de traitement dont les honoraires prothétiques tournent autour de 15 000 €. Six mois après la pose, l'armature se fracture et l'expertise retient une connexion sous-dimensionnée à la conception : le bridge est déposé, refait par un autre laboratoire, le patient réclame les séances, plusieurs mois de provisoire et son préjudice. Entre refabrication, honoraires cliniques repris, indemnisation et frais d'expertise et d'avocat, on est sur un ordre de grandeur de 25 000 à 40 000 € — un exemple, pas un tarif, mais qui dépasse la marge annuelle d'un petit laboratoire. Sans RC Pro, la somme sort de votre trésorerie, et l'assureur du praticien, qui a indemnisé le premier, exerce ensuite son recours contre vous. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert, discute le partage de responsabilité — une empreinte peut avoir été mal prise, un collage mal fait, l'occlusion mal validée au fauteuil — et règle l'indemnité dans la limite du plafond. La RC Pro achète donc deux choses : la solvabilité face à un dommage corporel, et quelqu'un qui porte le dossier technique à votre place pendant les mois que dure la procédure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Couronne trop haute, crochet qui blesse, bridge qui déséquilibre l'articulation : le patient revient, le praticien dépose et refait. Le laboratoire se voit réclamer la refabrication, les séances perdues et, si les troubles s'installent, le préjudice corporel.
Alliage contenant du nickel non signalé, résine mal polymérisée, pièce usinée sans traçabilité de lot : l'allergie ou l'irritation chronique remonte jusqu'au fabricant. Vous répondez de la déclaration de conformité et de la traçabilité remises au praticien, même pour ce que vous n'avez pas usiné vous-même.
Armature qui casse, facette qui se décolle, élément d'un appareil amovible avalé ou inhalé : l'incident survient loin de l'atelier mais met en cause le produit que vous avez fabriqué. Un dommage corporel — fausse route, urgence, extraction — coûte sans commune mesure avec le prix de la pièce.
Fichier rattaché à la mauvaise dent, côté inversé, usinage lancé sur une version d'empreinte périmée, teinte hors nuancier : la pièce est refusée au fauteuil et la séance tombe. Quand la pose était calée avant une intervention ou que le patient vient de loin, le cabinet vous facture le rendez-vous et le report.
Modèles, empreintes, clés d'occlusion et surtout la prothèse d'origine du patient laissée en réparation ne vous appartiennent pas : un dégât des eaux, un vol ou un colis égaré par le coursier les fait disparaître. La reconstitution impose de nouvelles empreintes, parfois un dispositif complet, à votre charge si la garantie des biens confiés n'est pas souscrite.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Prothésiste dentaire : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 16,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. En fabriquant des dispositifs médicaux sur mesure destinés à être posés en bouche, vous entrez dans la catégorie des producteurs et fournisseurs de produits de santé utilisés à l'occasion des soins, tenus de s'assurer pour les dommages corporels causés aux tiers (article L. 1142-2 du code de la santé publique). L'obligation porte sur le corporel ; le reste — dommages matériels, immatériels, biens confiés, défense — dépend du contrat que vous choisissez. À cela s'ajoute une exigence purement contractuelle : la plupart des cabinets, centres et cliniques réclament l'attestation avant la première commande.
Oui, même sans contrat avec vous. Le fabricant d'un produit défectueux répond du défaut vis-à-vis de la victime indépendamment de toute faute prouvée, et le patient peut agir sur ce terrain. En pratique, il attaque d'abord le chirurgien-dentiste, qui appelle le laboratoire en garantie, puis l'assureur du praticien exerce son recours contre vous après avoir indemnisé. C'est pourquoi la garantie doit impérativement jouer après livraison, et pas seulement pendant l'exécution du travail : le sinistre naît toujours une fois la pièce posée.
Vous. C'est votre nom qui figure sur la déclaration de conformité remise au praticien, donc c'est vous que le dentiste et le patient mettront en cause, y compris pour un défaut né chez le sous-traitant. Déclarez explicitement le recours à la sous-traitance à votre assureur : certains contrats l'excluent ou la plafonnent. Conservez les certificats de matériaux et les numéros de lot, ce sont eux qui permettront à votre assureur d'exercer ensuite un recours contre le fabricant réel, et à vous de prouver la traçabilité.
Une prothèse vit des années : la réclamation peut arriver longtemps après la sortie de l'atelier. La plupart des contrats fonctionnent en base réclamation, c'est-à-dire qu'ils couvrent la réclamation reçue pendant leur validité, quelle que soit la date du travail, sous réserve de la clause de reprise du passé. À la résiliation ou à la cessation d'activité, c'est la garantie subséquente qui prend le relais pour les réclamations postérieures : elle ne peut être inférieure à cinq ans (article L. 124-5 du code des assurances). Vérifiez ces deux durées avant tout changement d'assureur.
Non, et ce n'est pas illégal : c'est une exigence de donneur d'ordre, distincte de l'obligation légale. Les groupes et centres imposent souvent un plafond corporel élevé, la mention expresse de la garantie après livraison et celle des biens confiés, parfois une renonciation à recours. Lisez la clause avant de signer le contrat-cadre. Point critique : l'attestation ne vaut que pour les activités réellement déclarées. Si vous avez ajouté la CFAO, l'implantologie, l'orthodontie ou la réparation sans le signaler, le document ne vous protège pas sur ces travaux.
Un contrat professionnel n'ouvre ni les quatorze jours de rétractation ni la loi Hamon, réservés aux particuliers. La voie normale est la résiliation à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (article L. 113-12 du code des assurances). En cas de changement de situation — arrêt d'une activité, déménagement du laboratoire, changement de statut ou de profession — vous pouvez résilier dans les conditions prévues par l'article L. 113-16. Déclarez surtout toute évolution en cours de contrat : nouvelle usineuse, activité implantaire, sous-traitance, hausse du chiffre d'affaires. Une aggravation non déclarée peut faire réduire l'indemnité.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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