Réglementation 3 septembre 2026 ⏱️ 8 min de lecture

Prothésiste dentaire : 10 contrôles exigés dans votre labo

Fours, usineuse, stock d'alliages précieux, empreintes en retour de bouche : le laboratoire de prothèse dentaire concentre des risques que la multirisque ne couvre qu'à conditions. Voici ce que la réglementation impose au local, ce que l'assureur vérifie, et ce qui se joue au moment du sinistre.

Par l'équipe Insurio Courtier responsable · ORIAS 22001730
⚡ L'essentiel
  • Un laboratoire qui ne reçoit aucun patient relève du code du travail, pas du régime ERP : recevoir des patients pour une prise de teinte ou un essayage fait basculer le local en établissement recevant du public, le plus souvent de 5e catégorie.
  • Les métaux précieux ne sont presque jamais couverts au même niveau que le reste du contenu : ils relèvent d'une sous-limite vol distincte, conditionnée au coffre-fort scellé et à un inventaire daté conservé hors des murs du laboratoire.
  • Délais de déclaration fixés par le code des assurances : 5 jours ouvrés pour un incendie ou un dégât des eaux, 2 jours ouvrés pour un vol (L.113-2), 30 jours pour une catastrophe naturelle (L.125-1). Sous-assurer le plateau technique déclenche la règle proportionnelle de capitaux (L.121-5).
  • Le contrat est un contrat professionnel : ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. La résiliation se fait à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12), ou lors d'un changement de situation professionnelle (L.113-16).

Laboratoire de prothèse dentaire : quel régime s'applique à votre local

Un laboratoire de prothèse dentaire n'est ni un cabinet dentaire ni un atelier ordinaire. Vous fabriquez des dispositifs médicaux sur mesure au sens du règlement européen (UE) 2017/745 : chaque pièce est un produit de santé, rattaché à une prescription de praticien, tracé et documenté. Cette qualification retombe directement sur le local, puisqu'elle vous impose d'y conserver la documentation de fabrication — en pratique au moins dix ans après la dernière pièce concernée — et de déclarer votre activité auprès de l'ANSM, formalité prévue par le code de la santé publique. Un incendie qui détruit les classeurs de fiches de fabrication n'est donc pas seulement un sinistre matériel : c'est une perte de conformité.

En revanche, le local lui-même n'obéit pas au régime des établissements recevant du public tant qu'aucun patient n'y entre. Un laboratoire fermé, qui travaille uniquement avec des cabinets et reçoit ses commandes par coursier, est un lieu de travail : c'est le code du travail qui régit son aération, son éclairage, ses moyens de secours et la prévention du risque chimique. C'est la confusion la plus fréquente de la profession, et elle joue dans les deux sens — certains laboratoires s'imposent des contraintes ERP inutiles, d'autres reçoivent du public sans en tirer la moindre conséquence.

Le basculement se produit dès que des patients viennent au laboratoire : prise de teinte, essayage, réparation d'urgence d'un appareil amovible. Le local reçoit alors du public et relève du régime ERP, le plus souvent en 5e catégorie compte tenu de l'effectif accueilli, avec ce que cela suppose d'accessibilité, de registre public d'accessibilité et de dégagements. Sur le plan de l'assurance, la question n'est pas théorique : le questionnaire de souscription demande explicitement si vous recevez du public. Une réponse inexacte de bonne foi ouvre la réduction proportionnelle d'indemnité de l'article L.113-9 du code des assurances ; de mauvaise foi, elle expose à la nullité du contrat (L.113-8).

Les obligations qui pèsent réellement sur l'exploitation du laboratoire

Au-delà du bâti, un laboratoire cumule des contraintes d'exploitation que peu de multirisques mentionnent explicitement mais que tous les experts vérifient après sinistre. Les principales, dès le premier salarié :

  • Document unique d'évaluation des risques (DUERP) : obligation légale dès l'embauche du premier salarié. Il doit intégrer vos risques réels — poussières de zircone, de céramique et d'alliages chrome-cobalt, monomères de résine, produits de sablage, chaleur des fours, gaz de coulée. Les versions successives se conservent des décennies : comptez au moins quarante ans, car le document est opposable en cas de maladie professionnelle déclarée tardivement.
  • Captage des poussières à la source : aspiration aux postes de grattage, de polissage et de sablage, hottes et cabines aspirantes entretenues. Les valeurs limites d'exposition aux poussières sans effet spécifique fixées par le code du travail sont de l'ordre de 10 mg/m³ pour les poussières inhalables et 5 mg/m³ pour les alvéolaires sur huit heures. Un système d'aspiration encrassé, saturé de poudre combustible, est aussi un facteur d'incendie que l'expert relève systématiquement.
  • Vérification périodique des installations électriques : obligation annuelle par un organisme accrédité. Elle ne suffit pas : ce sont les observations levées qui comptent. Un laboratoire tire beaucoup de puissance (fours de cuisson, four de frittage, compresseur, usineuse) sur des tableaux souvent vieillissants.
  • Moyens d'extinction : la dotation minimale du code du travail est d'un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au moins pour 200 m² de plancher, avec un minimum d'un appareil par niveau. Adaptez-les au risque réel : feux d'origine électrique près des fours, liquides inflammables au stockage des résines et alcools.
  • Compresseur et équipements sous pression : dès que le produit pression × volume de la cuve dépasse les seuils réglementaires, l'appareil relève du suivi des équipements sous pression, avec registre et inspections périodiques.
  • Retours de bouche et déchets : empreintes, appareils à réparer et prothèses déposées arrivent potentiellement contaminés. Un sas ou une zone de décontamination dédiée, distincte du plan de travail, est une exigence sanitaire élémentaire — et une bonne pratique que les assureurs apprécient. Pour l'amalgame, le règlement européen sur le mercure impose depuis 2019 des dispositifs de récupération aux structures qui en manipulent, avec évacuation par une filière agréée.

Métaux précieux : ce que l'assureur exige avant de garantir le vol

C'est le point de rupture entre un laboratoire assuré correctement et un laboratoire assuré sur le papier. Dans une multirisque professionnelle, les métaux précieux — lingots d'alliage or-palladium, grenaille, chutes, refontes, or de patient en attente — ne sont pas couverts au même niveau que le reste du contenu. Ils tombent sous une sous-limite vol spécifique, souvent exprimée en pourcentage du capital contenu ou en montant forfaitaire, et fréquemment déclinée en deux plafonds : un montant faible pour les métaux hors coffre, un montant nettement supérieur pour ceux enfermés dans un coffre conforme.

Les exigences classiques, à vérifier ligne par ligne dans vos conditions particulières :

  • Coffre-fort scellé au sol ou au mur, ou d'un poids minimal (souvent plusieurs centaines de kilos), d'un niveau de résistance imposé. Un coffre « de bureau » posé sur une étagère ne remplit aucune condition.
  • Clause de mise au coffre : au-delà d'un seuil, les métaux doivent être enfermés dès la fermeture du laboratoire, week-ends et congés compris. C'est la clause la plus souvent perdue au sinistre, faute d'avoir été lue.
  • Alarme avec transmission ou télésurveillance, abonnement en cours de validité, mise en service documentée hors présence du personnel.
  • Protection mécanique des ouvrants : serrure multipoints certifiée, blindage, barreaudage des fenêtres accessibles — point critique pour les laboratoires en rez-de-chaussée, en sous-sol ou en cour d'immeuble.
  • Inventaire : pesées datées, factures d'achat d'alliage, fiches de coulée et de refonte. La charge de la preuve du contenu volé pèse sur vous. Un inventaire conservé uniquement dans le laboratoire ne survit ni au vol ni à l'incendie : gardez-en une copie hors site.

Attention enfin à la définition du vol garanti. La plupart des contrats exigent une effraction caractérisée, une agression ou une introduction clandestine constatée. La disparition sans trace d'effraction et le détournement par un salarié relèvent d'une garantie distincte, à souscrire séparément.

Obligation légale, exigence d'assureur ou bonne pratique : le tableau de tri

Toutes les contraintes n'ont pas la même force ni la même sanction. Une obligation légale non tenue vous expose à l'inspection du travail et au juge. Une exigence d'assureur non tenue se paie au moment de l'indemnisation : réduction, déchéance, voire absence de garantie. Une bonne pratique ne se sanctionne pas — mais elle pèse dans l'appréciation du risque, et donc dans le tarif.

Poste du laboratoireNatureCe qui est attenduConséquence si manquant
Document unique (DUERP)Obligation légaleRisques chimiques, poussières, chaleur évalués et actualisésSanction pénale ; document opposable après accident du travail
Installation électriqueObligation légaleVérification annuelle par organisme accrédité + levée des observationsRapport réclamé après incendie ; discussion sur l'aggravation du risque
ExtincteursObligation légale (dotation) + exigence d'assureur (maintenance)1 appareil pour 200 m², minimum 1 par niveau, contrôle annuelRéduction d'indemnité si la clause de moyens de prévention n'est pas respectée
Coffre-fort scelléExigence d'assureurMétaux précieux enfermés hors présence, coffre ancré ou de poids minimalVol hors coffre : sous-limite très basse, parfois aucune garantie
Alarme / télésurveillanceExigence d'assureurAbonnement actif, mise en service systématiqueDéchéance possible si l'alarme n'était pas enclenchée
Ouvrants et accèsExigence d'assureurSerrure certifiée, barreaudage des ouvertures accessiblesRefus de garantie vol sans trace d'effraction
Aspiration des poussièresObligation légaleCaptage à la source aux postes de grattage et polissageContrôle du travail ; aggravation avérée du risque incendie
CompresseurObligation légale au-delà des seuilsRegistre et inspections périodiques de l'équipement sous pressionDommages liés à un appareil non suivi difficilement indemnisés
Inventaire des alliagesExigence d'assureur / bonne pratiquePesées datées, factures, copie conservée hors du laboratoirePreuve du stock non rapportée : indemnité au rabais
Sauvegarde des fichiers CFAOExigence d'assureur / bonne pratiqueSauvegarde quotidienne externaliséeGarantie reconstitution de données inopérante

Reprenez ce tableau avec vos conditions particulières en main : les exigences d'assureur y figurent sous les intitulés « mesures de prévention et de protection » ou « conditions de garantie vol ».

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Fours, usineuse, scanner : ce que la multirisque paie et ce qu'elle ne paie pas

Le plateau technique d'un laboratoire moyen a changé de nature en dix ans. Entre un four de cuisson céramique, un four de frittage zircone, une usineuse quatre ou cinq axes, un scanner de laboratoire, une ou plusieurs imprimantes 3D résine et leurs unités de post-polymérisation, l'immobilisation dépasse très souvent la valeur du reste du contenu réuni. Or la multirisque couvre ce matériel contre des événements — incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques — et non contre sa propre défaillance.

Une usineuse qui casse une broche, un four dont la moufle rend l'âme, une carte électronique qui grille sans surtension extérieure : ce sont des pannes, pas des sinistres au sens de la garantie incendie. Elles relèvent de la garantie bris de machine, presque toujours optionnelle, elle-même assortie d'exclusions constantes : usure normale, pièces d'usure et consommables (fraises, disques, filtres, résines), défaut d'entretien, opérations couvertes par la garantie constructeur ou par un contrat de maintenance. Souscrire le bris de machine sans tenir le carnet d'entretien revient à payer une garantie que l'expert neutralisera.

Deuxième piège : la valeur déclarée. Si le capital « contenu » que vous avez indiqué est inférieur à la valeur réelle de vos biens au jour du sinistre, l'article L.121-5 du code des assurances fait de vous votre propre assureur pour l'excédent. À titre d'exemple d'illustration : un laboratoire déclarant 60 000 € de matériel alors que le plateau technique en vaut 100 000 € verra son indemnité réduite dans la même proportion, soit 40 % de moins — y compris sur un sinistre partiel de 15 000 €. Vérifiez aussi si vos machines sont indemnisées en valeur à neuf (souvent limitée dans le temps, par exemple les équipements de moins de cinq ou dix ans) ou en valeur d'usage, vétusté déduite.

Au sinistre : délais, preuves et biens confiés

Les délais de déclaration sont fixés par l'article L.113-2 du code des assurances : cinq jours ouvrés pour un incendie, un dégât des eaux ou un bris, et deux jours ouvrés seulement pour un vol, dépôt de plainte à l'appui. En catastrophe naturelle, le régime de l'article L.125-1 s'applique : déclaration dans les trente jours, franchise légale non rachetable pour les biens à usage professionnel, et indemnisation conditionnée à la parution de l'arrêté au Journal officiel.

Vient ensuite la preuve, et c'est là que les laboratoires perdent le plus d'argent. Il vous appartient d'établir l'existence et la valeur de ce qui a brûlé ou disparu. Concrètement : factures d'acquisition des machines, contrats de maintenance, pesées d'alliage, photographies horodatées des postes de travail, tout cela stocké ailleurs qu'au laboratoire. Un expert d'assuré peut être mandaté pour porter la contradiction face à l'expert de la compagnie ; certains contrats prennent en charge une partie de ses honoraires.

Trois garanties méritent une attention particulière dans votre métier :

  • Biens confiés : les prothèses en cours, les appareils déposés à réparer, l'or remis par un praticien ou un patient ne vous appartiennent pas. Sans clause « biens confiés » ou « objets appartenant à des tiers », ils ne sont pas couverts par la garantie contenu — alors qu'ils sont précisément ce qui vous sera réclamé.
  • Reconstitution de données et de médias : fichiers de conception, empreintes numériques, bibliothèques de piliers implantaires, historique des commandes praticiens. La garantie suppose presque toujours une sauvegarde externalisée régulière.
  • Perte d'exploitation : le délai de remplacement d'une usineuse ou d'un four de frittage se compte en semaines, parfois en mois. Vérifiez la période d'indemnisation retenue (douze mois est un minimum réaliste) et la présence de frais supplémentaires d'exploitation, qui financent la sous-traitance de l'usinage chez un confrère le temps du redémarrage.

Si vous êtes locataire, gardez en tête l'article 1733 du code civil : vous répondez de l'incendie du local envers votre bailleur, sauf à démontrer que le feu n'est pas né de votre fait. C'est l'objet de la garantie « risques locatifs », qui doit être calibrée sur la valeur du local et non sur celle de votre matériel, complétée par le recours des voisins et des tiers (article 1242 du code civil).

Changer ou résilier son contrat : le régime professionnel s'applique

Un point à évacuer d'emblée : le contrat d'un laboratoire est un contrat professionnel. Le délai de rétractation de quatorze jours et la faculté de résiliation à tout moment après un an issue de la loi Hamon relèvent du droit de la consommation et ne s'appliquent pas à votre multirisque. Beaucoup de prothésistes le découvrent en tentant de résilier en cours d'année.

Le régime applicable est celui de l'article L.113-12 du code des assurances : résiliation à l'échéance annuelle, moyennant un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou tout autre support prévu au contrat. S'y ajoute l'article L.113-16, qui ouvre une faculté de résiliation en cas de changement de situation professionnelle — cessation d'activité, déménagement du laboratoire, changement de profession — dans les trois mois suivant l'événement, la résiliation prenant effet un mois après notification. Côté cotisation, l'article L.113-3 encadre le défaut de paiement : mise en demeure, suspension des garanties trente jours plus tard, résiliation possible ensuite. Un laboratoire dont les garanties sont suspendues reste apparemment assuré : il ne l'est plus.

Enfin, l'obligation de déclaration ne s'arrête pas à la souscription. L'article L.113-2 impose de signaler les circonstances nouvelles qui aggravent le risque, dans les quinze jours de leur connaissance : achat d'une usineuse qui double la valeur du plateau technique, extension du local, augmentation durable du stock d'alliages précieux, ouverture d'un accueil patients. L'assureur peut alors proposer une nouvelle cotisation ou résilier, mais vous conservez la garantie.

Sur le budget, un ordre de grandeur : une multirisque de laboratoire de prothèse dentaire démarre autour de 16,90 € par mois, montant donné à titre indicatif et non comme un tarif garanti. Le prix réel dépend de la surface, de la valeur du plateau technique, du stock de métaux précieux à assurer, des moyens de protection contre le vol et l'incendie, de la localisation et des plafonds retenus. Deux laboratoires de même surface peuvent afficher des cotisations très différentes selon la seule ligne « métaux précieux ».

Questions fréquentes

Non, sauf si vous avez souscrit la garantie bris de machine. La multirisque couvre le matériel contre des événements extérieurs — incendie, dégât des eaux, vol, surtension consécutive à la foudre — mais pas la défaillance interne d'un équipement. Le bris de machine, généralement optionnel, prend en charge la casse accidentelle et certaines pannes électriques ou mécaniques, en excluant l'usure, les pièces d'usure, le défaut d'entretien et ce qui reste couvert par la garantie constructeur. Conservez le carnet de maintenance du four : c'est la première pièce que l'expert demandera.

Rarement de façon automatique. Deux limites se cumulent : la sous-limite « métaux précieux » de votre contrat, souvent bien inférieure au capital contenu global, et la valeur retenue pour l'indemnisation, qui peut être la valeur d'achat justifiée plutôt que le cours du jour. Si votre stock d'alliages a pris de la valeur depuis la souscription, signalez-le à votre courtier : une sous-limite fixée il y a cinq ans ne suit pas le cours des métaux. Sans pesées datées et factures conservées hors du laboratoire, la discussion est perdue d'avance.

Oui. Le stockage de bouteilles de butane, propane ou oxygène pour le chalumeau de coulée, comme la présence de résines photopolymérisables et d'alcools en quantité, modifie l'appréciation du risque incendie. L'article L.113-2 du code des assurances impose de déclarer les circonstances nouvelles qui aggravent le risque dans les quinze jours de leur connaissance. En pratique, il vaut mieux le signaler à la souscription et faire figurer ces éléments au questionnaire : c'est ce document qui sera confronté à la réalité du local après un incendie.

Oui, sur deux plans. D'abord sur le local : dès lors que vous admettez du public, même ponctuellement et en petit nombre, votre laboratoire relève du régime des établissements recevant du public, le plus souvent en 5e catégorie, avec les exigences d'accessibilité et de registre public d'accessibilité correspondantes. Ensuite sur le contrat : le questionnaire d'assurance demande si vous recevez du public. Une réponse inexacte, même de bonne foi, ouvre la réduction proportionnelle d'indemnité prévue à l'article L.113-9 du code des assurances.

Uniquement si votre contrat comporte une garantie « biens confiés » ou « objets appartenant à des tiers ». Les travaux en cours, les appareils déposés à réparer et l'or remis par un cabinet ne vous appartiennent pas : ils ne sont pas compris dans la garantie contenu classique, qui vise vos propres biens. Vérifiez le plafond retenu et confrontez-le au volume réel de travaux présents dans votre laboratoire un jour ordinaire, en tenant compte des pics de fin de mois.

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Article rédigé et vérifié par l'équipe Insurio — Tutassûr, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

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