RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
À 6 h du matin, vous descendez un patient de 78 ans par trois étages d'escalier, en chaise portoir, avec un auxiliaire arrivé dans l'entreprise il y a deux semaines. Sur une sortie de garde, vous posez un collier cervical et de l'oxygène à quelqu'un dont vous ne connaissez ni le dossier ni les traitements, et vous transmettez à l'arrivée ce que vous avez vu et fait. Entre le lit du domicile et le box des urgences, tout ce qui arrive au patient peut se retourner contre votre entreprise — et l'assurance de vos véhicules ne répond que d'une petite partie de ce trajet.
La RC Pro d'une entreprise de transport sanitaire prend en charge les conséquences financières des dommages que vous, vos équipages et votre matériel causez à des tiers — patients, familles, établissements de soins — pendant la mission, y compris hors du véhicule, là où l'assurance obligatoire des véhicules ne joue plus. Elle couvre les dommages corporels : chute du brancard ou de la chaise portoir dans un escalier, patient mal sanglé qui bascule au déchargement, aggravation attribuée à une immobilisation mal posée ou à une surveillance relâchée pendant le trajet. Elle couvre les dommages matériels : scope, pousse-seringue ou respirateur confiés par un service le temps d'un transfert inter-hospitalier, fauteuil roulant ou appareil auditif du patient, mais aussi porte de hall, ascenseur ou mur de couloir éraflé par un brancard. Elle couvre les dommages immatériels : créneau opératoire perdu, séance de dialyse manquée, examen à reprogrammer parce que le départ a pris deux heures de retard ou que le dossier n'a pas suivi. Elle joue enfin quand la faute vient d'un salarié — l'employeur répond des dommages causés par ses préposés dans l'exercice de leurs fonctions (Code civil, article 1242) — et elle finance votre défense, expertise médicale comprise, même lorsque la réclamation se révèle infondée.
Vous descendez une patiente de 81 ans sous anticoagulants en chaise portoir, dans un immeuble ancien sans ascenseur. À la troisième marche, la sangle thoracique lâche : chute, traumatisme crânien, hématome sous-dural évacué en urgence, trois semaines de réanimation, puis des troubles cognitifs qui ne se rattrapent pas et un retour à domicile impossible sans tierce personne. La famille agit contre votre société, la caisse réclame le remboursement des soins, et une aide humaine est chiffrée pour les années à venir : à titre d'exemple et d'ordre de grandeur, ce type de dossier corporel avec séquelles se règle rarement en dessous de 150 000 € et dépasse fréquemment 300 000 € une fois la tierce personne intégrée. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un médecin-conseil, fait expertiser le matériel, discute la part imputable à la chute et celle qui relève de l'état antérieur, mène la procédure et paie l'indemnité. Sans elle, une société de quatre ambulances paie sur sa trésorerie, et le dossier se termine par la vente des véhicules. C'est aussi, très concrètement, l'attestation que l'autorité qui vous agrée, les hôpitaux et les centres qui vous confient leurs transports exigent avant de travailler avec vous.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
C'est la première cause de mise en cause d'une ambulance : la chaise portoir qui accroche une marche, le brancard qui bascule au déchargement parce qu'un pied ne s'est pas verrouillé, la sangle laissée trop lâche, le transfert lit-brancard tenté à un seul porteur. Sur des patients âgés, ostéoporotiques ou sous anticoagulants, une chute de faible hauteur suffit à provoquer une fracture du col du fémur ou un hématome intracrânien.
On vous reproche l'aggravation survenue pendant le trajet : oxygène non mis en route ou bouteille vide, aspiration tardive sur un patient encombré, immobilisation cervicale mal posée, position inadaptée, constantes non reprises sur un transport long. La discussion porte alors sur ce que vous avez fait, ce que vous avez noté et ce que vous avez transmis à l'arrivée — la fiche bilan devient votre première pièce de défense.
Départ tardif sur une sortie de garde, patient déposé au mauvais établissement ou devant un service déjà fermé, confusion entre deux patients d'une même tournée, dossier, imagerie ou ordonnance non remis à l'équipe soignante. Le préjudice est ici souvent immatériel — bloc perdu, dialyse manquée, examen à refaire — et il n'est indemnisé que si cette garantie figure noir sur blanc dans votre contrat.
Le matériel prêté par un service pour un transfert inter-hospitalier, les effets du patient (lunettes, appareil auditif, prothèse dentaire, fauteuil) et les dommages que vous provoquez sur site : porte de hall forcée, ascenseur bloqué, mur de couloir éraflé par un brancard, véhicule qui accroche le sas des urgences. Pris un par un ces sinistres sont modestes, mais ils sont fréquents et très souvent exclus ou plafonnés au minimum.
Entre deux missions, la désinfection de la cellule, du brancard et du matériel réutilisable engage votre responsabilité, au même titre que la traçabilité des dispositifs à usage unique et le suivi des péremptions. Une contamination reprochée après le transport d'un patient porteur d'un germe résistant, ou un consommable périmé retrouvé à bord, transforment un manquement d'hygiène en réclamation contre l'entreprise.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Ambulancier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Elle couvre ce qui relève de la circulation : accident de trajet, blessure du patient dans la cellule sanitaire pendant que le véhicule roule, dommages causés à un autre usager. Elle s'arrête là. Le relevage au domicile, la descente en chaise portoir dans l'escalier, le transfert lit-brancard, l'accompagnement jusqu'au box des urgences ne sont pas des accidents de la circulation : c'est votre RC Pro qui répond. Autour du hayon et des portes arrière, les deux garanties se discutent au cas par cas — raison de plus pour être couvert des deux côtés.
Distinguez trois plans. L'obligation légale : vos véhicules doivent être assurés, sans discussion, et l'exercice d'une profession de santé impose de couvrir la responsabilité encourue pour les atteintes corporelles subies par les patients — vos équipages accomplissent des gestes de soins, cette obligation vous est très généralement opposée. L'exigence du donneur d'ordre : agrément, conventionnement et marchés hospitaliers réclament l'attestation à jour, et sans elle vous ne roulez pas. La bonne pratique : biens confiés, dommages immatériels et défense-recours ne figurent dans aucun texte, c'est à vous de les exiger.
Oui, à deux conditions. D'abord que l'activité urgente soit déclarée à votre assureur : garde départementale, sorties sur réquisition, transports psychiatriques ou pédiatriques ne se déclarent pas comme du transport programmé, et une activité omise fragilise la garantie le jour du sinistre. Ensuite que les gestes restent dans le périmètre du diplôme d'État et des protocoles — oxygénothérapie, aspiration, immobilisation, défibrillation automatisée, gestes d'attente. L'assureur regardera aussi la composition de l'équipage. Faites relire votre déclaration d'activité chaque année : c'est là que se logent les mauvaises surprises.
Pas automatiquement votre contrat. Scope, pousse-seringue ou respirateur prêtés par un service, comme le fauteuil, les lunettes ou l'appareil auditif du patient, relèvent des biens confiés — souvent exclus ou plafonnés très bas dans les contrats d'entrée de gamme. L'enjeu n'est pas symbolique : un moniteur de transport ou un respirateur se remplace pour plusieurs milliers d'euros, à titre d'ordre de grandeur. Exigez la garantie biens confiés avec un plafond réaliste et faites signer une fiche de prise en charge du matériel : la preuve de l'état au départ règle la moitié des litiges.
Oui. Votre auxiliaire ou votre ambulancier diplômé salarié agit comme préposé dans l'exercice de ses fonctions : c'est l'entreprise qui répond du dommage causé au patient, et le contrat de l'entreprise le prend en charge, remplaçant ou intérimaire compris. Ne confondez pas avec la situation inverse : si c'est votre salarié qui se blesse le dos en portant un brancard, on est sur un accident du travail, pas sur la RC Pro. Et si l'on vous reproche d'avoir envoyé un équipage incomplet ou insuffisamment formé, la faute inexcusable de l'employeur se couvre par une garantie distincte.
Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ce sont des protections réservées aux particuliers. Le principe est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, article L.113-12). En cas de changement de situation modifiant le risque — cessation d'activité, cession de la société, perte ou non-renouvellement de l'agrément, vente de la flotte — vous pouvez résilier en cours d'année sur justificatif (article L.113-16). Vérifiez surtout la garantie subséquente : une famille peut réclamer plus d'un an après le transport.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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