RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une bille de bois mal retenue qui traverse la véranda du voisin, un godet de minipelle qui sectionne le câble alimentant trois pavillons, une électrovanne d'arrosage restée ouverte tout un week-end au-dessus d'un sous-sol aménagé : le paysagiste manipule des masses, des engins et de l'eau, chez les autres, presque toujours en limite de propriété. Ses chantiers ne sont pas clos : voisins, riverains, enfants et véhicules circulent à quelques mètres de la tronçonneuse. Résultat, le dommage causé à un tiers dépasse très vite le montant du devis qui l'a provoqué.
La responsabilité civile professionnelle du paysagiste prend en charge les conséquences pécuniaires des dommages qu'il cause à des tiers — son client, ses voisins, un passant, un gestionnaire de réseau — pendant et après ses interventions. Elle couvre trois familles de dommages : les dommages corporels (un passant blessé par une branche ou par une pierre projetée par la débroussailleuse), les dommages matériels (une toiture crevée, un câble enterré sectionné, un dallage fissuré par le passage d'une minipelle) et les dommages immatériels, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent des précédents (le commerce privé d'électricité deux jours, la famille relogée pendant la réfection de sa véranda). Elle se lit toujours en deux temps : la RC exploitation, qui joue pendant le chantier, et la RC après livraison, qui joue une fois le jardin réceptionné — l'arbre planté qui bascule six mois plus tard, le réseau d'arrosage enterré qui fuit dans un sous-sol. Elle prend également en charge votre défense et les frais d'expertise quand la mise en cause est contestée. En revanche, elle ne paie jamais la reprise de votre propre ouvrage : replanter les sujets morts, redresser le muret, refaire le massif restent à votre charge.
Abattage d'un pin de dix-huit mètres dans un jardin de lotissement, en limite séparative. Le démontage est mené trop vite, la dernière section part du mauvais côté et s'abat sur la charpente et la véranda du voisin, en écrasant au passage le véhicule stationné dessous. Sur ce type de sinistre, l'ordre de grandeur habituellement constaté se situe entre 40 000 et 60 000 € : couverture et charpente à reprendre, véranda à remplacer, voiture à indemniser, et relogement des occupants pendant les travaux — c'est un exemple, pas un tarif. Ce n'est pas votre client qui réclame, c'est l'assureur du voisin qui exerce son recours contre vous, et il le fera même si le chantier a été payé et réceptionné sans réserve. Sans RC Pro, la facture tombe sur l'entreprise, et peu de structures de paysage absorbent une année de marge sur un seul chantier. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert, discute le chiffrage face à l'expert adverse, indemnise le voisin à votre place et finance votre défense si l'affaire part au tribunal : vous ne supportez que la franchise et vous continuez à travailler.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un sens de chute mal apprécié, une corde de rétention sous-dimensionnée ou une charpentière pourrie qui casse, et c'est la toiture mitoyenne, la ligne électrique ou le véhicule garé en dessous qui encaisse. C'est la mise en cause la plus lourde du métier, parce qu'elle frappe souvent un tiers qui n'a rien commandé et qu'elle peut blesser quelqu'un.
Câble basse tension, fibre, conduite d'eau, réseau d'assainissement ou branchement gaz : un coup de godet, une tarière de plantation ou un piquet d'ancrage suffisent à couper le réseau du quartier. Le gestionnaire facture la remise en état et les tiers privés de service réclament leur préjudice, ce qui fait grimper l'addition très au-delà du dégât matériel visible.
Un raccord qui lâche, une électrovanne bloquée en position ouverte, une canalisation percée pendant le terrassement, et l'eau part dans un garage, un sous-sol ou le pied d'un mur porteur. Ce sinistre se révèle souvent plusieurs semaines après la réception du jardin : c'est la garantie après livraison qui est alors mobilisée, pas la RC exploitation.
Essence inadaptée au sol, plantation menée hors période, fosse trop petite, arrosage mal calibré, ou produit de traitement mal dosé qui grille la haie mitoyenne du voisin. Le remplacement de vos propres végétaux reste à votre charge, mais les dommages causés aux plantations existantes du client ou aux végétaux d'un tiers relèvent bien de la RC Pro.
Une pierre projetée par la débroussailleuse dans une baie vitrée ou un pare-brise, une minipelle qui écrase un regard ou une fosse d'assainissement, une tranchée laissée ouverte dans laquelle un riverain chute. Vous répondez des dommages causés par les choses que vous avez sous votre garde (Code civil, article 1242) autant que de vos propres fautes.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Paysagiste : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas les végétaux eux-mêmes. Replanter ce qui n'a pas repris, c'est la reprise de votre propre prestation : cela relève de votre obligation contractuelle, et notamment de la garantie de reprise que vous accordez, pas d'un dommage causé à un tiers. La RC Pro intervient sur ce qui découle de la faute : le mur fissuré par les racines d'une essence inadaptée, la haie du voisin brûlée par votre traitement, le manque à gagner d'un hôtel dont le parc est inutilisable. Chiffrez et provisionnez la reprise végétale dans vos prix : elle ne sera jamais assurée.
Le gestionnaire du réseau vous facture la remise en état, et les tiers privés d'électricité ou de fibre peuvent réclamer leur préjudice. Votre RC Pro prend en charge ce dommage accidentel, y compris les pertes d'exploitation des voisins, dans la limite des plafonds du contrat. Mais tout se joue sur les déclarations préalables : la réglementation anti-endommagement des réseaux vous impose de consulter le guichet unique avant de terrasser, puis de respecter le marquage-piquetage. Sans ces démarches, vous êtes en tort, la franchise peut être majorée et certains contrats limitent expressément leur intervention.
Pas automatiquement, et c'est le premier trou de garantie du métier. Beaucoup de contrats « aménagement paysager » couvrent la plantation et l'entretien mais plafonnent, voire excluent, l'abattage, le démontage par sections, le travail sur corde ou en nacelle au-delà d'une certaine hauteur. Ces activités doivent figurer noir sur blanc dans vos conditions particulières, avec la hauteur maximale et le matériel employé. Si vous les exercez sans les avoir déclarées, l'assureur peut réduire l'indemnité en proportion de la prime que vous auriez dû payer : sur un sinistre d'abattage, cela se compte en dizaines de milliers d'euros.
Non. Dès que vous réalisez un ouvrage — terrasse maçonnée, mur de soutènement, allée carrossable, piscine, dallage sur fondation — vous êtes constructeur, et l'assurance de responsabilité décennale devient obligatoire avant l'ouverture du chantier ; le Code civil (article 1792) fait peser sur vous une présomption de responsabilité pendant dix ans. Les deux garanties ne se remplacent pas : la RC Pro paie les dommages causés aux tiers, la décennale répare les désordres qui affectent l'ouvrage lui-même. Maçonner sans décennale vous expose à des sanctions et vous laisse seul face au coût de la démolition-reconstruction.
Non, et la confusion coûte cher. Un engin automoteur — minipelle, chargeuse, tondeuse autoportée, remorque de plus de 750 kg — est un véhicule terrestre à moteur : son assurance de responsabilité est obligatoire et relève d'un contrat auto ou engins de chantier, y compris quand l'engin est loué à la journée. La RC Pro ne couvre pas davantage les dommages causés à l'engin lui-même ni au matériel qui vous est confié ou loué : prévoyez le rachat de franchise du loueur, ou une garantie bris de machine si vous êtes propriétaire du parc.
La RC Pro n'est pas imposée par la loi au paysagiste — seule la décennale l'est, dès qu'il y a ouvrage — mais collectivités, syndics, bailleurs et promoteurs l'exigent au contrat, avec une attestation nominative à jour listant vos activités réelles et vos plafonds par sinistre. Attention : votre contrat est professionnel. Ni le délai de rétractation de 14 jours ni la résiliation à tout moment après un an ne s'appliquent, ce sont des droits de particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou en cas de changement réel de situation professionnelle (L.113-16). Le plus rapide reste un avenant relevant les plafonds.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →