RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous achetez un immeuble de rapport, vous refaites l'électricité et les salles d'eau, vous revendez les six lots en huit mois. Quatorze mois plus tard, l'acquéreur du deuxième étage écrit en recommandé : infiltrations par la toiture, plancher qui bouge, et un avocat qui rappelle au passage que vous avez vendu en qualité de professionnel. Un marchand de biens se fait rarement attaquer sur son bureau : il se fait attaquer sur ce qu'il a vendu, par des gens qui n'étaient pas là le jour où il a acheté.
La RC Pro du marchand de biens paie ce que vous devez à un tiers du fait de votre activité d'achat-revente, sur trois registres : les dommages corporels (un visiteur qui passe à travers une marche pendant une visite, un passant blessé par une chute de matériaux depuis votre échafaudage), les dommages matériels (le mur mitoyen fissuré par une ouverture que vous avez fait percer, le dégât des eaux qui descend chez le voisin pendant la rénovation) et les dommages immatériels (l'acquéreur qui doit se reloger, les loyers qu'il ne perçoit pas pendant les reprises). Elle joue sur deux terrains : votre faute de vendeur professionnel — information incomplète, erreur de surface, omission sur l'état réel du bien — et l'exploitation, c'est-à-dire tout ce qui arrive pendant que vous détenez, visitez et faites travailler l'immeuble. Les frais d'expertise et de défense y sont attachés, et sur ce métier où presque tout finit en expertise judiciaire, ils pèsent souvent plus lourd que le dommage lui-même. En revanche elle ne répare pas vos propres biens : l'immeuble en stock, les travaux en cours et la marge perdue sur l'opération relèvent d'un contrat de dommages, pas de la responsabilité civile. Et elle ne remplace jamais l'assurance construction dès qu'il y a des travaux : ce sont deux garanties distinctes, à souscrire séparément.
Maison de ville achetée 210 000 euros, 60 000 euros de rénovation, revendue 340 000 euros à un couple. Dix mois après l'acte : mérule dans le vide sanitaire et infiltrations sous une couverture reprise à moitié. L'expert judiciaire retient un désordre antérieur à la vente, et la clause d'exclusion de garantie des vices cachés recopiée dans l'acte est écartée — elle ne protège pas un vendeur professionnel, présumé connaître les défauts du bien qu'il vend. Traitement et reprise des bois, relogement de la famille pendant le chantier, honoraires d'expert et d'avocat : sur ce type de dossier l'addition tourne couramment autour de 60 000 à 90 000 euros, ordre de grandeur et non barème, chaque affaire ayant son propre chiffrage. Sans garantie, cette somme sort de la trésorerie de l'opération en cours, celle pour laquelle la banque a déjà débloqué les fonds. Avec une RC Pro, l'assureur mandate son expert dès la première mise en cause, discute le chiffrage poste par poste — c'est souvent là que se joue la moitié du montant —, prend en charge la défense et indemnise l'acquéreur ; il vous reste la franchise et votre planning d'opérations.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Mérule, humidité structurelle, fondations qui travaillent, réseaux hors d'âge derrière des cloisons neuves : le défaut ressort six mois ou trois ans après l'acte et remonte jusqu'à vous. La clause d'exclusion de garantie glissée dans l'acte ne vous sert à rien, un vendeur professionnel étant présumé connaître les vices du bien qu'il vend.
Servitude non révélée, procédure de copropriété ou arrêté en cours, sinistre antérieur, gros travaux votés en assemblée générale, locataire en place ou bail mal transmis : ce que vous saviez et n'avez pas dit se plaide en réticence dolosive. L'acquéreur peut alors réclamer des dommages-intérêts, voire l'annulation de la vente.
Un métrage Carrez faux de plus de 5 % ouvre à l'acquéreur une réduction du prix proportionnelle, à demander dans l'année qui suit l'acte authentique. Même mécanique quand une cave, un parking ou des combles annoncés dans l'annonce ne font en réalité pas partie du lot vendu.
Combles aménagés sans autorisation d'urbanisme, pavillon divisé en trois logements sans déclaration, changement d'usage non régularisé, électricité reprise sans respecter les règles de l'art : l'acquéreur qui reçoit un refus de régularisation ou une injonction de remise en état se retourne contre le professionnel qui lui a vendu. Le préjudice, ici, c'est le coût de la mise en conformité plus la perte de valeur du bien.
Fissures chez le voisin après l'ouverture d'un mur porteur, dégât des eaux dans l'appartement du dessous, chute d'un visiteur dans un escalier vétuste, matériau qui tombe sur une voiture stationnée : vous n'êtes plus mis en cause comme vendeur mais comme exploitant. Le voisin peut d'ailleurs agir contre vous, maître d'ouvrage, au titre du trouble anormal de voisinage, sans avoir à prouver la moindre faute de votre part.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Marchand de biens : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, pas au titre de votre activité : vous achetez et revendez pour votre propre compte, vous n'êtes pas un intermédiaire soumis à la carte professionnelle, donc aucun texte ne vous impose une RC Pro. Deux choses la rendent pourtant incontournable : l'assurance construction, elle, devient obligatoire dès que vous faites réaliser des travaux sur un bien destiné à la revente, et vos partenaires — banque, notaire, acquéreur — réclament une attestation avant de signer. Si vous exercez en plus une activité d'entremise avec carte professionnelle, l'obligation d'assurance existe pour cette activité-là.
Non. Celui qui vend, après achèvement, un ouvrage qu'il a construit ou fait construire est assimilé à un constructeur : il répond pendant dix ans, sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil, des désordres compromettant la solidité du bien ou le rendant impropre à son usage. Une RC Pro classique ne couvre pas cette responsabilité, il faut une garantie décennale de vendeur d'ouvrage. Ajoutez la dommages-ouvrage, à souscrire avant l'ouverture du chantier : l'acte de revente doit mentionner son existence ou son absence si vous vendez dans les dix ans de la réception.
Pas le prix. Si le juge prononce une réduction ou une restitution, vous rendez une somme que vous aviez encaissée : ce n'est pas un dommage causé à autrui, et les contrats l'excluent presque toujours. Ce que la RC Pro prend en charge, ce sont les dommages-intérêts et les préjudices consécutifs — travaux de reprise, relogement, perte de loyers — ainsi que les frais d'expertise et de défense, qui représentent souvent la moitié du dossier. Si un diagnostic erroné est à l'origine du litige, votre assureur exercera ensuite son recours contre le diagnostiqueur et son assureur.
La structure qui achète et qui signe l'acte de vente, puisque c'est elle qui sera assignée. Le contrat de votre holding ou de votre société d'exploitation ne couvre pas automatiquement des véhicules créés ensuite : il faut soit désigner nommément chaque structure au contrat, soit assurer chaque société d'opération. Vérifiez aussi ce qu'il advient de la garantie quand la société de portage est dissoute une fois les lots vendus, car les réclamations, elles, arrivent après. Déclarez enfin le nombre d'opérations et le volume d'affaires : c'est la base sur laquelle l'assureur tarife et contrôle après sinistre.
Celui en vigueur au jour de la réclamation, lorsque le contrat est souscrit en base réclamation, ce qui est le cas le plus courant en RC Pro. Deux clauses à examiner avant de signer : la reprise du passé, qui couvre les opérations déjà revendues avant la souscription, et la garantie subséquente, qui continue de jouer après la fin du contrat et ne peut pas être inférieure à cinq ans (article L.124-5 du Code des assurances). Sur ce métier, où les mises en cause sortent un à trois ans après l'acte, ces deux clauses comptent autant que le plafond.
À l'échéance annuelle, en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change réellement — cessation d'activité, changement de profession — au titre de l'article L.113-16. Attention : un contrat professionnel n'ouvre ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Et résilier ne met pas vos ventes passées à l'abri : ce sont elles qui vous exposent encore, d'où l'importance de la garantie subséquente avant de couper.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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