RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un client vous laisse sa bague vingt minutes, le temps d'un resserrage de griffes : pendant ces vingt minutes, vous détenez plusieurs milliers d'euros qui ne vous appartiennent pas, et dont on vous demandera compte au dixième de carat près. Le chalumeau qui trouble une pierre traitée, la griffe qui relâche un diamant trois semaines après la réparation, l'alliage qui provoque un eczéma sur une alliance portée en permanence : dans ce métier, le geste fautif dure une seconde et l'addition ne s'efface jamais. La mise en cause n'arrive presque jamais au comptoir — elle arrive par un rapport de gemmologue ou par l'assureur du client.
La responsabilité civile professionnelle du bijoutier-joaillier couvre les dommages que votre travail cause à autrui : au client, à son entourage, à un fournisseur ou à un confrère. Elle joue sur les trois natures de dommages : corporels (réaction cutanée à un alliage, coupure sur une pièce mal ébavurée, blessure d'un visiteur à l'atelier), matériels (bijou confié rayé ou déformé, pierre fêlée au bain à ultrasons, pierre perdue au sertissage, dégât causé au domicile d'un client lors d'une livraison) et immatériels consécutifs (frais engagés en urgence par le client, perte de valeur d'une pièce dépréciée par votre intervention). Point capital dans ce métier : les objets qu'on vous remet pour travailler ne relèvent pas du socle de base, qui exclut par principe les biens confiés — c'est l'extension « objets confiés » qu'il faut souscrire, avec un plafond calibré sur la valeur réellement présente à l'atelier. Le contrat finance aussi votre défense : expertise gemmologique contradictoire, honoraires d'avocat, transaction, y compris quand la réclamation se révèle infondée. En revanche, le vol et la disparition de marchandises relèvent d'une garantie distincte, pas de la responsabilité civile.
Prenons un cas concret : une cliente vous confie la bague de sa grand-mère, une émeraude d'environ 2,5 carats entourée de diamants, pour un nettoyage et un resserrage de griffes. Vous passez la pièce au bain à ultrasons comme n'importe quelle monture or-diamant ; l'émeraude, huilée comme le sont la quasi-totalité des émeraudes du commerce, perd son huile et ses givres s'ouvrent. La pierre ressort laiteuse et fissurée, l'expert conclut à une dépréciation quasi totale, et le remplacement par une pierre comparable en couleur, en taille et en provenance se chiffre couramment entre 15 000 et 25 000 €, frais d'expertise et d'avocat en sus — ce sont des ordres de grandeur d'exemple, pas un tarif. Sans garantie, cette somme sort de la trésorerie de l'atelier, et il faut souvent plusieurs années de travail pour l'absorber. Avec, l'assureur mandate le gemmologue, discute la valeur retenue et votre part de responsabilité, indemnise dans la limite du plafond « objets confiés » et prend en charge votre défense. C'est aussi ce qui vous permet de continuer à accepter des pièces de valeur, au lieu de refuser tout ce qui dépasse ce que vous pourriez rembourser personnellement.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Griffe insuffisamment rabattue, chaton fragilisé par la soudure, serti clos repris à la lime : la pierre tient à la sortie de l'atelier et tombe deux semaines plus tard, dans un lavabo ou dans la rue. Sur un bijou qui vous a été remis, c'est en pratique à vous d'expliquer pourquoi votre intervention n'est pas en cause, pièces à l'appui.
Émeraude huilée, opale, turquoise, perle, ambre, diamant à fractures comblées : ces pierres sont détruites en quelques secondes par un nettoyage ou une chauffe que le saphir et le diamant naturel encaissent sans broncher. Le client vous reproche alors de ne pas avoir identifié la nature et le traitement de la pierre avant de lancer la machine — un manquement de professionnel, très difficile à contester.
Date erronée à l'intérieur d'une alliance, prénom mal orthographié, bague raccourcie d'une taille de trop, bijou de famille refondu sur un simple accord verbal : la matière ne revient pas en arrière. Le préjudice cumule le coût de la pièce et sa valeur d'affection, et la réclamation tombe le plus souvent la veille du mariage ou de la remise du cadeau.
Un alliage qui libère trop de nickel provoque eczéma et lésions sur une alliance portée jour et nuit, et la réglementation européenne encadre précisément cette libération pour les bijoux en contact prolongé avec la peau. Livrer un ouvrage annoncé à 18 carats dont le titre réel est inférieur ajoute au dommage corporel un litige sur la conformité de la pièce vendue.
Le sertisseur, le polisseur, le lapidaire ou le transporteur à qui vous remettez une pièce travaillent pour votre compte : le client n'a qu'un interlocuteur, vous. Colis égaré, bijou abîmé chez un confrère, marchandise reçue « en mémoire » d'un fournisseur et jamais restituée : vous réglez d'abord avec le propriétaire, avant tout recours contre celui qui a réellement commis la faute.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Bijoutier / Joaillier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement, et c'est le point le plus mal compris du métier. Le socle d'une RC Pro exclut par principe les dommages causés aux biens qui vous sont remis pour travailler : il faut l'extension « objets confiés », avec son propre plafond. Calibrez ce plafond sur la valeur réellement présente chez vous un jour de pointe : pièces en réparation, marchandises reçues en mémoire, dépôts-ventes, pièces parties chez le sertisseur. Et distinguez la casse de la disparition : le vol des objets confiés relève d'une garantie vol séparée, assortie de conditions de coffre et d'alarme.
Non : aucun texte n'impose au bijoutier-joaillier de s'assurer, à la différence des professions à assurance obligatoire. Votre responsabilité existe pourtant en totalité : vous répondez de vos fautes (article 1240 du Code civil), des personnes et des choses dont vous répondez, salariés et apprentis compris (article 1242), et vous devez restituer le bijou reçu dans l'état où il vous a été remis. En pratique, l'attestation est exigée par les bailleurs de boutique, les organisateurs de salons, les galeries et les fournisseurs qui livrent en mémoire : exigence contractuelle, pas obligation légale. Vos obligations réglementaires portent, elles, sur le titre des métaux et les poinçons.
Potentiellement oui. Ce qui compte n'est pas la date mais le lien entre votre travail et la chute : plus le temps passe, plus l'usure, un choc ou une intervention ultérieure deviennent des explications crédibles — encore faut-il pouvoir les documenter. D'où l'utilité d'une fiche de travaux datée, de photos avant/après et de réserves écrites sur l'état de la monture à la réception. Côté contrat, la plupart des RC Pro se déclenchent par la réclamation : elle doit vous parvenir pendant la vie du contrat, et une période subséquente d'au moins cinq ans court après sa résiliation (article L.124-5 du Code des assurances).
N'y comptez pas. Une décharge n'efface pas la faute d'un professionnel, et une clause qui supprime ou réduit le droit à réparation d'un client particulier est très fragile devant un juge. Ce qui vous protège réellement, c'est la traçabilité : une fiche de dépôt qui décrit la pièce, la nature et le traitement supposés des pierres, les défauts déjà présents, et une mention écrite quand vous déconseillez une opération que le client exige malgré tout. Devant une émeraude, une opale, une perle ou une pierre traitée, le bon réflexe reste de refuser l'ultrason et le chalumeau, ou de passer la main.
Ce sont deux sujets distincts. Côté réglementation, l'achat d'objets d'occasion à des particuliers impose la tenue d'un registre décrivant chaque pièce et identifiant le vendeur, et le paiement en espèces est strictement encadré : ces obligations existent indépendamment de toute assurance. Côté responsabilité, si le bijou racheté était volé, le propriétaire légitime peut le revendiquer : vous perdez l'objet et le prix payé. La RC Pro n'a pas vocation à couvrir cette perte, qui est un risque commercial et non un dommage causé à un tiers. Votre vraie protection reste le contrôle d'identité, le registre et la méfiance sur les lots atypiques.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ils sont réservés aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation modifiant le risque — cessation d'activité, changement de métier, départ à la retraite, déménagement de l'atelier — une résiliation en cours d'année reste possible dans les conditions de l'article L.113-16. Pensez surtout à déclarer les évolutions de votre activité, rachat d'or, ventes en salon ou atelier partagé : c'est une obligation, et le silence se paie en réduction d'indemnité.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →