RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous découpez une tête de pieu à l'arc-air par deux mètres de visibilité, vous obturez une prise d'eau, vous élinguez une charge que personne ne voit descendre : sous l'eau, votre geste n'a aucun témoin et la scène ne se rejoue pas. C'est aussi vous qui signez le rapport d'inspection sur lequel un exploitant décide d'arrêter ou de laisser tourner son installation. Quand un ouvrage lâche trois semaines après votre départ, la première question posée est toujours la même : qu'a fait le plongeur ?
La RC Professionnelle du scaphandrier répond des dommages que vos interventions subaquatiques causent à autrui : maître d'ouvrage, exploitant, armateur, entreprise voisine, riverain. Elle couvre les dommages corporels (un tiers blessé par un levage, votre matériel ou une manœuvre sur le plan d'eau), les dommages matériels (coque rayée, vanne faussée, conduite percée à la découpe, câble sectionné au jetting) et les dommages immatériels consécutifs, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent des deux premiers : arrêt d'une station de pompage, immobilisation d'un navire, fermeture d'un poste d'accostage. Elle joue aussi sur l'erreur purement intellectuelle — un rapport d'inspection qui sous-estime une corrosion, une épaisseur relevée à côté, une préconisation fausse — sans qu'aucun choc matériel ne vous soit reproché. La garantie après livraison prolonge cette couverture une fois le chantier rendu, et c'est là qu'apparaît l'essentiel des sinistres du métier. Vos propres équipements de plongée, narguilés et compresseurs relèvent en revanche d'un contrat de dommages aux biens, jamais de la RC.
Vous intervenez sur un quai pour recéper d'anciens pieux. Sous l'eau, la découpe atteint une conduite d'eau de mer absente des plans qui vous ont été remis et qui alimente le circuit de refroidissement d'une usine voisine : l'installation s'arrête trois jours. La réparation de la conduite reste modeste, de l'ordre de 30 000 à 40 000 € à titre d'exemple, mais l'exploitant réclame surtout ses pertes d'exploitation, un ordre de grandeur de 100 000 à 150 000 € — ce sont des exemples de montants, pas un tarif. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, et vous financez seul l'expertise et l'avocat face au service juridique d'un industriel. Avec une RC Pro incluant bien les immatériels consécutifs, l'assureur mandate son expert, discute le lien de causalité et la part de responsabilité du maître d'ouvrage qui vous a fourni des plans faux, puis indemnise dans la limite du plafond souscrit, sous déduction de la franchise. Ce qui change n'est pas seulement le chèque : c'est de ne pas négocier seul un dossier où l'on cherchera d'abord à faire porter l'arrêt de production sur le plongeur.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Le chalumeau oxy-arc ou l'arc-air atteint une conduite, un câble ou une structure qui ne figurait pas sur le plan. Le dommage matériel est souvent dérisoire à côté de l'arrêt d'exploitation qu'il déclenche chez le client.
Vous relevez une épaisseur de tôle, un état de corrosion, l'affouillement d'un enrochement, et le client fonde sa décision de maintenance sur votre rapport. Si le désordre survient parce que vous ne l'avez pas vu ou pas signalé, c'est votre devoir de conseil qui est engagé, sans le moindre dommage matériel de votre fait.
Intervention sur hélice, arbre, safran, coque ou vanne de prise d'eau : une manœuvre qui dérape immobilise le navire ou condamne un poste à quai. Le coût réel est rarement la réparation, c'est l'immobilisation et le décalage d'exploitation qu'on vous facture.
Un outil, une chute de découpe ou un bout d'élingue reste dans une prise d'eau, une turbine ou une pompe. Aspiré au redémarrage, il détruit la machine et arrête l'installation, avec un lien de cause à effet très facile à remonter jusqu'à vous.
Élingage, parachutes ou ballons de levage : une charge qui échappe sous l'eau endommage un ouvrage, un bateau, ou blesse quelqu'un en surface. Les fautes de l'équipe de surface et du chef d'opération hyperbare remontent à votre entreprise, pas au plongeur pris isolément.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Scaphandrier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 34,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non : aucune règle n'impose au scaphandrier de souscrire une RC Professionnelle, contrairement aux professions réglementées qui ont leur propre obligation d'assurance. En pratique elle est incontournable : ports, gestionnaires de voies navigables, concessionnaires hydroélectriques, armateurs et grands groupes de TP exigent tous une attestation avant l'ordre de service, souvent avec un plafond minimum et la mention expresse des travaux hyperbares. Distinguez bien trois choses : l'obligation légale, qui n'existe pas ici ; l'exigence contractuelle du donneur d'ordre, permanente ; et la prudence de gestion. Sans attestation conforme, vous ne montez tout simplement pas sur le chantier.
Cela dépend de l'ouvrage. Si vous participez à la construction d'un ouvrage de bâtiment, la responsabilité décennale des constructeurs s'applique (article 1792 du Code civil) et l'assurance est obligatoire. Mais le Code des assurances écarte de cette obligation d'assurance les ouvrages maritimes, fluviaux, lacustres et portuaires ainsi qu'une large part des ouvrages de génie civil, c'est-à-dire l'essentiel de vos interventions. Attention au raccourci : être hors obligation d'assurance ne veut pas dire hors responsabilité, et beaucoup de maîtres d'ouvrage exigent malgré tout une décennale contractuelle. Faites qualifier l'ouvrage avant de signer le marché.
Non. Un accident touchant votre propre salarié relève de la législation sur les accidents du travail ; la RC Professionnelle ne répond que des dommages causés aux tiers. Le seul point de contact est la faute inexcusable de l'employeur : si la victime l'obtient, la caisse se retourne contre vous pour la majoration de rente et les préjudices complémentaires, avec des montants lourds. Cette protection se souscrit en extension « RC de l'employeur / faute inexcusable ». Sur un métier hyperbare où la procédure de sécurité est écrite et opposable, c'est une ligne à vérifier avant tout le reste.
Uniquement si c'est déclaré. L'assureur accepte et tarife le risque à partir de ce que vous décrivez : profondeurs, classes du certificat d'aptitude à l'hyperbarie de vos plongeurs (mention B, travaux), techniques employées — soudure hyperbare, découpe thermique, jetting, explosifs, saturation, milieux pollués — et zones d'intervention, un chantier offshore ou hors de France devant être annoncé. Une déclaration inexacte se paie cher : réduction proportionnelle de l'indemnité si l'omission est de bonne foi, nullité du contrat si elle est intentionnelle (articles L.113-9 et L.113-8 du Code des assurances). Signalez toute évolution en cours d'année.
Tout dépend du mode de déclenchement de vos contrats. La plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation : c'est le contrat en vigueur au jour où la réclamation vous parvient qui intervient, à condition que vous n'ayez pas eu connaissance du fait générateur avant de souscrire. En changeant d'assureur, vérifiez deux points précis : la reprise du passé chez le nouveau, et la garantie subséquente chez l'ancien, d'une durée minimale de cinq ans après résiliation (article L.124-5 du Code des assurances). Ne laissez jamais un trou entre les deux contrats : vos ouvrages immergés, eux, restent en place.
Un contrat professionnel ne se manie pas comme un contrat de particulier : ni rétractation de 14 jours, ni résiliation à tout moment après un an façon loi Hamon. La règle de base est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Si votre situation change réellement — cessation d'activité, changement de profession, abandon des travaux hyperbares — vous pouvez demander la résiliation en cours d'année lorsque ce changement modifie le risque garanti (article L.113-16). Une saison creuse ne suffit pas : la garantie après livraison continue de courir sur vos chantiers déjà rendus.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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