RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous livrez des machines qui bougent, qui portent des charges et qui travaillent à proximité d'êtres humains : une ligne de code, un paramètre de vitesse ou un scrutateur mal positionné suffisent à transformer une cellule en accident du travail. Contrairement à un logiciel, votre erreur ne provoque pas un bug, elle provoque un choc physique — un opérateur blessé, une pièce à 40 000 euros détruite, une ligne complète arrêtée. Le risque du roboticien est le seul de la filière numérique où la faute de conception se traduit directement en dommage corporel.
La responsabilité civile professionnelle du roboticien couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés à des tiers — client, salariés du client, sous-traitants, visiteurs, tiers extérieurs — du fait de votre activité de conception, de programmation, d'intégration, de mise en service ou de maintenance de systèmes robotisés. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un opérateur heurté par un bras qui sort de sa zone, une main coincée par un préhenseur qui relâche sa pièce, un choc avec un AGV dans une allée), matériels (outillage cassé, pièce en cours d'usinage détruite, convoyeur ou machine adjacente percutée, préhenseur qui lâche une charge sur un équipement) et immatériels consécutifs, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent d'un dommage garanti : arrêt de ligne, production perdue, cadence non tenue, main-d'œuvre immobilisée. Elle couvre aussi la faute intellectuelle propre au métier : une analyse de risque incomplète, un paramétrage de vitesse ou de force inadapté à un cobot travaillant sans barrière, une trajectoire mal calculée, un choix de capteur ou de scrutateur inadapté à la cellule, une documentation ou une notice de sécurité insuffisante. Selon le contrat, la RC après livraison — celle qui joue une fois la cellule réceptionnée et exploitée par le client, là où surviennent la plupart des sinistres — est acquise ou doit être demandée expressément : c'est le point à vérifier avant toute signature. Restent hors garantie les dommages à votre propre travail (la reprise gratuite d'une cellule mal programmée n'est pas un sinistre RC) et, sauf extension, les dommages immatériels non consécutifs, comme une perte de production causée par un simple retard de mise en service.
Prenez une cellule de palettisation que vous avez intégrée chez un agroalimentaire. Trois mois après réception, un opérateur entre pour dégager un carton coincé : la zone de sécurité que vous aviez programmée ne couvre pas ce mode de marche dégradé, le bras redémarre et lui fracture l'avant-bras. L'entreprise déclare l'accident du travail, la caisse d'assurance maladie vous réclame le remboursement des prestations versées, la victime engage une action en réparation de son préjudice personnel, et l'expert désigné pointe l'analyse de risque de l'ensemble intégré. Sur ce type de dossier, l'addition — indemnisation de la victime, recours de la sécurité sociale, remise en conformité, immobilisation de la ligne — atteint couramment un ordre de grandeur de 80 000 à 250 000 euros, sans compter les honoraires d'avocat et d'expert technique qui se comptent en dizaines de milliers d'euros sur une procédure de deux à trois ans. Ces montants sont donnés à titre d'exemple : le coût réel dépend de la gravité des séquelles et du niveau d'activité de la ligne. La RC Pro prend en charge l'indemnisation due aux tiers et finance votre défense dès la première convocation, y compris quand la mise en cause s'avère infondée. Et pour un intégrateur de trois à dix personnes, c'est très concrètement ce qui sépare la poursuite de l'activité de la cessation de paiement.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un cobot dont la limitation de force est mal paramétrée, un scrutateur mal positionné ou une zone de sécurité mal définie blessent un opérateur au poste. Le dommage corporel est le risque majeur du métier : c'est celui qui déclenche à la fois l'action du blessé, celle de la caisse d'assurance maladie et l'enquête de l'inspection du travail.
Une trajectoire mal calculée, un point de dépose erroné ou un préhenseur qui relâche sa pièce détruisent l'outillage, la machine voisine ou la production en cours. Ces dommages matériels chiffrent vite quand la cellule travaille des pièces à forte valeur ajoutée ou dans un environnement machine dense.
Un capteur mal interprété, un automate qui décroche ou un cas non prévu par votre programme figent la ligne pendant plusieurs postes. Le client réclame les heures de production perdues et la main-d'œuvre immobilisée, indemnisables au titre des dommages immatériels consécutifs quand ils découlent d'un dommage garanti.
L'analyse de risque de l'ensemble intégré est incomplète, le niveau de performance des fonctions de sécurité est insuffisant ou la notice remise à l'exploitant ne couvre pas un mode de marche. La faute est intellectuelle mais ses conséquences sont physiques, et l'expertise remonte au dossier technique que vous avez signé.
Un robot mobile ou un chariot autonome que vous avez déployé heurte un piéton dans une allée, un rack ou un engin de manutention. Le partage de responsabilité entre votre paramétrage de navigation, la cartographie du site et l'organisation des flux par l'exploitant est presque toujours contesté.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Roboticien : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, aucune obligation légale d'assurance ne pèse sur l'activité de roboticien : elle n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire, contrairement au médecin, à l'avocat ou au constructeur soumis à la décennale. En pratique, l'obligation vient d'ailleurs : la quasi-totalité des donneurs d'ordre industriels et logisticiens exigent une attestation de RC professionnelle avec RC après livraison avant d'ouvrir un compte fournisseur, et le plan de prévention signé avant intervention sur site la réclame quasi systématiquement. Sans attestation, vous ne franchissez pas les grilles du site. Et sans garantie, un dommage corporel dans une cellule se règle sur vos fonds propres.
Elle relève de la RC après livraison, c'est-à-dire des dommages survenus après réception, quand la cellule est en exploitation. C'est la garantie décisive du métier : un robot ne tombe presque jamais en panne pendant l'installation, il défaille au bout de trois mois de production quand un scrutateur est encrassé, quand un cas non prévu par votre programme se présente, ou quand un cycle dérive. Beaucoup de contrats généralistes limitent cette garantie ou la sous-plafonnent. Vérifiez qu'elle figure explicitement aux conditions particulières, avec un plafond distinct et une durée de couverture après réception clairement écrite.
Oui, dès lors que le dommage résulte de votre prestation : la RC Pro suit votre intervention, pas votre atelier. Concrètement, une programmation à distance qui provoque un mouvement non contrôlé, une mise à jour poussée par VPN qui fait sortir un axe de sa zone, ou une reprise de trajectoire en téléassistance engagent votre responsabilité de la même façon qu'une intervention physique. Signalez explicitement cette pratique lors de la souscription, ainsi que les pays où vous intervenez : les garanties sont territoriales, et une machine que vous exploitez à distance en Allemagne, en Tunisie ou aux États-Unis sort du périmètre France si vous ne l'avez pas déclaré.
Non, et c'est une confusion fréquente. Le marquage CE, l'analyse de risque, la vérification des performances des fonctions de sécurité et la déclaration de conformité de l'ensemble intégré sont des obligations réglementaires : elles conditionnent le droit de mettre la cellule en service, mais ne paient rien quand le dommage survient. L'assurance, elle, intervient après : elle indemnise la victime et prend en charge votre défense. Les deux sont complémentaires et non substituables. À noter : un dossier technique solide et une analyse de risque tracée sont votre meilleur atout en expertise, car c'est sur eux que se jouera le partage de responsabilité avec l'exploitant.
Oui, mais uniquement sur ce que vous avez fait ou omis. Si votre programme, votre câblage de sécurité ou votre paramétrage sont en cause, votre RC Pro joue. Si le défaut vient du robot lui-même — un composant fabriqué défectueux, un firmware fautif —, la responsabilité du fabricant est recherchée, et votre assureur peut se retourner contre lui. Conservez les preuves : version du programme livrée, procès-verbal de réception, rapports d'intervention, échanges sur les modifications demandées par le client. Un exploitant qui a lui-même bridé un scrutateur ou modifié un paramètre après réception voit sa part de responsabilité engagée, encore faut-il pouvoir le démontrer.
Un contrat professionnel ne relève ni du droit de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon, tous deux réservés aux particuliers. La règle applicable est la résiliation à l'échéance annuelle, moyennant un préavis de deux mois, prévue par le Code des assurances (L.113-12). S'y ajoute la résiliation en cas de changement de situation modifiant le risque — cessation d'activité, changement de profession, changement notable dans votre périmètre d'intervention (L.113-16). Déclarez d'ailleurs toute évolution en cours de contrat : passage aux cobots collaboratifs sans barrière, aux AGV en circulation libre ou à l'export, car un risque non déclaré peut réduire l'indemnité.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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