RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous dessinez, vous chiffrez, vous choisissez les entreprises et vous signez le procès-verbal de réception : à chaque étape, votre signature vous engage personnellement sur un ouvrage que d'autres construisent. Quand des fissures apparaissent deux ans après la livraison ou qu'une entreprise disparaît en cours de chantier, c'est vous que le maître d'ouvrage attaque en premier, parce que vous étiez le professionnel censé voir venir le problème. Et le maître d'œuvre est rarement condamné seul : il l'est le plus souvent in solidum avec les entreprises, c'est-à-dire pour la totalité du préjudice.
La RC Pro du maître d'œuvre prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à votre client ou à un tiers dans l'exercice de votre mission : études, conception, consultation des entreprises, direction et surveillance des travaux, OPC, assistance à la réception. Elle couvre les dommages corporels (un tiers blessé lors d'une visite de chantier que vous conduisez), les dommages matériels (un existant dégradé par une solution technique que vous avez prescrite) et surtout les dommages immatériels, qui constituent l'essentiel de vos sinistres : retard de livraison, perte de loyers ou de chiffre d'affaires, surcoût de travaux, frais de relogement. Elle joue sur le terrain de la faute prouvée (article 1240 du Code civil) : erreur de conception, défaut de contrôle, manquement au devoir de conseil. Elle ne se confond pas avec la garantie décennale, qui répond des désordres atteignant l'ouvrage lui-même après réception sur le fondement de la présomption de responsabilité pesant sur les constructeurs (article 1792 du Code civil) : les deux sont complémentaires, et une bonne police de maître d'œuvre porte les deux volets. L'assureur prend aussi en charge votre défense pendant l'expertise judiciaire, poste de dépense qui atteint vite plusieurs milliers d'euros avant même toute condamnation.
Vous suivez la surélévation d'une maison et, pour tenir le budget annoncé, vous validez un renforcement de fondations sans étude de sol préalable. Vingt mois après la réception, des fissures traversantes apparaissent : l'expert judiciaire retient un défaut de conception et un défaut de contrôle de votre part, et chiffre la reprise en sous-œuvre par micropieux à un ordre de grandeur de 90 000 €, auxquels s'ajoutent environ 12 000 € de relogement de la famille et les frais d'expertise. L'entreprise de gros œuvre ayant été liquidée entre-temps, la condamnation tombe in solidum : le maître d'ouvrage peut vous réclamer la totalité, à vous de vous retourner ensuite contre qui vous pouvez. Sans assurance, cette somme sort de votre trésorerie, et de votre patrimoine personnel si vous exercez en entreprise individuelle. Avec une police décennale et RC Pro correctement déclarée, l'assureur pilote l'expertise, fait valoir votre part réelle de responsabilité et règle l'indemnité sous déduction de la franchise. La vraie différence n'est pas seulement financière : c'est de pouvoir continuer à prendre des chantiers pendant les trois ou quatre ans que dure ce type de procédure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Cote fausse, structure sous-dimensionnée, absence d'étude de sol ou de reconnaissance de l'existant : la faute de conception est la première cause de mise en cause du maître d'œuvre. Elle se révèle souvent après réception, quand la reprise coûte dix fois le prix de l'étude qui manquait.
Vous dirigez les travaux : une malfaçon d'entreprise que vous n'avez pas relevée devient votre faute personnelle. Une réception prononcée sans réserve sur un désordre pourtant apparent prive le maître d'ouvrage de son recours contre l'entreprise et vous le transfère intégralement.
Le maître d'ouvrage vous reproche de ne pas avoir vérifié les attestations décennales des entreprises que vous avez consultées ou retenues. Si l'une d'elles est sans garantie valable ou liquidée au moment du sinistre, sa part de dommage peut finir à votre charge.
Une estimation sous-évaluée, un planning intenable ou une coordination défaillante génèrent des surcoûts, des pénalités et une perte d'exploitation pour le client. Ces dommages immatériels ne relèvent jamais de la décennale : seule la RC Pro peut les prendre en charge, dans les limites prévues au contrat.
Ne pas avoir alerté sur une contrainte d'urbanisme, une incompatibilité technique, un risque d'humidité ou l'insuffisance du budget annoncé vous est reproché même quand l'ouvrage tient debout. Le juge attend du maître d'œuvre qu'il informe et déconseille par écrit, et l'absence de trace écrite se retourne systématiquement contre vous.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Maître d'œuvre : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 39,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, et elles ne se remplacent pas. Dès que votre mission porte sur un ouvrage de bâtiment, vous êtes constructeur au sens du Code civil : la présomption de responsabilité décennale de l'article 1792 vous vise, et l'assurance décennale est obligatoire pour vous. Elle répond des désordres qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, pendant dix ans après réception. La RC Pro, elle, couvre vos fautes de mission et les dommages immatériels — retard, surcoût, perte d'exploitation — que la décennale ignore. En pratique, une seule police de maître d'œuvre porte les deux volets.
Oui. Votre responsabilité suit exactement le contenu de votre mission, mais dès lors que vous participez à la conception ou au suivi d'un ouvrage de bâtiment, l'obligation d'assurance décennale s'applique. Le point vital est la déclaration : décrivez précisément vos missions, les types d'ouvrages, le montant maximum de travaux que vous pilotez. Une activité non déclarée est une activité non garantie. Attention aussi à la mission globale avec plans et prix ferme pour un particulier : elle peut être requalifiée en contrat de construction de maison individuelle, avec des obligations bien plus lourdes. Signalez ce cas à votre assureur.
C'est le scénario le plus fréquent. Le maître d'ouvrage se retourne contre les intervenants encore solvables et assurés, et vous en faites partie. Le juge retient facilement une faute de votre côté — défaut de vérification de l'attestation d'assurance, choix d'une entreprise manifestement inadaptée, défaut de contrôle des travaux — puis prononce une condamnation in solidum : le client peut vous réclamer la totalité du préjudice, à vous de vous retourner ensuite contre les autres. Conservez systématiquement les attestations décennales de chaque entreprise, valables à la date d'ouverture du chantier.
Ils peuvent l'être au titre des dommages immatériels de la RC Pro, s'ils résultent d'une faute de votre part : estimation manifestement sous-évaluée, planning irréaliste, coordination défaillante. Deux limites à connaître. Ces garanties ont presque toujours une sous-limite et une franchise propres, très inférieures au plafond général du contrat. Et l'assureur n'indemnise pas la part de travaux que le client aurait payée de toute façon : seul le surcoût imputable à votre erreur est pris en charge. Vérifiez aussi la présence des immatériels non consécutifs, souvent absents des contrats d'entrée de gamme.
Pour la décennale, oui : c'est le contrat en vigueur à la date d'ouverture du chantier qui garantit l'ouvrage pendant dix ans, même si vous cessez ensuite votre activité. D'où l'importance de conserver une attestation chantier par chantier. Pour les garanties déclenchées par la réclamation, le Code des assurances impose une période de garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat (article L.124-5). Si vous changez d'assureur, faites-vous confirmer par écrit la reprise du passé et ne laissez jamais un jour d'interruption entre deux contrats.
Non, sauf cas précis. Un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs visent les particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change réellement — cessation d'activité, changement de profession (article L.113-16). Et ne résiliez jamais une décennale avant d'avoir l'attestation du nouveau contrat en main : sans elle, vous ne pouvez plus ouvrir un chantier.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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