RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un raccord mal clipsé derrière un habillage, un joint de bac à douche qui travaille, une brasure reprise à la hâte : l'eau ne se voit qu'une fois qu'elle a traversé le plancher du voisin. En rénovation, l'installateur sanitaire ouvre des cloisons, coupe des colonnes et remet en pression — et chaque remise en eau peut créer un sinistre chez quelqu'un qui n'est même pas son client. C'est exactement ce que couvre la responsabilité civile professionnelle : les dommages que votre travail cause à des tiers.
La responsabilité civile professionnelle de l'installateur sanitaire prend en charge les conséquences financières des dommages causés à autrui pendant votre activité : pose d'appareils, réseaux d'alimentation et d'évacuation, robinetterie, chauffe-eau, adoucisseurs. Elle vise trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un occupant qui glisse sur une flaque laissée en fin de journée, une brûlure due à une eau chaude mal réglée. Les dommages matériels ensuite : parquet gonflé, plafond du voisin du dessous, mobilier perdu après une fuite. Les dommages immatériels consécutifs enfin : le commerce fermé le temps de la remise en état, le relogement d'une famille. Elle joue pendant le chantier comme après livraison, sur les désordres qui ne relèvent pas de la garantie décennale — laquelle, elle, vise les atteintes à la solidité de l'ouvrage ou à sa destination.
Vous remplacez la colonne d'alimentation d'un appartement au quatrième étage. Deux semaines après la réception, un raccord lâche pendant la nuit ; au matin, trois logements sont touchés : parquet massif, faux plafonds, peintures, mobilier. Sur ce type de dégât en immeuble, l'expertise chiffre couramment l'ensemble entre 25 000 et 40 000 euros — un ordre de grandeur observé, pas un tarif. L'assureur de la copropriété indemnise les occupants, puis exerce un recours contre votre entreprise. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, avec les frais d'expertise et d'avocat en plus. Avec, l'assureur prend en charge votre défense, discute le chiffrage face à l'expert adverse et règle les victimes ; vous ne supportez que la franchise prévue au contrat.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un raccord non verrouillé, un joint mal positionné ou un serrage insuffisant lâche quelques jours après votre départ. L'eau descend d'étage en étage et le recours arrive de l'assureur de l'immeuble, pas de votre client.
Un point chaud au chalumeau dans une gaine technique ou contre une cloison enflamme un isolant plusieurs heures après votre intervention. Ces travaux par points chauds sont examinés de près par l'assureur en cas de sinistre.
Une saignée ou un carottage traverse un câble électrique, un tube de plancher chauffant ou une canalisation encastrée. Le dommage dépasse largement votre lot et peut immobiliser tout le logement.
Faïence fissurée au démontage d'un lavabo, receveur rayé, meuble de salle de bains abîmé, plan de travail cassé. Ce sont les mises en cause les plus fréquentes, et celles que l'on règle trop souvent de sa poche.
Chute d'un occupant sur une zone de chantier mal balisée, brûlure par une eau chaude sanitaire réglée trop haut après remplacement d'un chauffe-eau. Un préjudice corporel se chiffre vite bien au-delà d'un dommage matériel.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Installateur sanitaire : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 36,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Ce sont deux choses différentes. L'assurance de responsabilité décennale, elle, est obligatoire : vos travaux relèvent de la construction et engagent la présomption de responsabilité des constructeurs prévue par le Code civil (article 1792). La RC Pro exploitation et travaux, qui couvre les dommages causés aux tiers en dehors du champ décennal, n'est pas imposée par une loi propre à votre métier. Mais elle est exigée dans la quasi-totalité des marchés, par les syndics, les bailleurs, les entreprises générales et les plateformes de mise en relation. Travailler sans elle, c'est répondre seul du premier recours.
Cela dépend de ce qui est atteint. Si la fuite abîme des biens — parquet, plafond du voisin, mobilier — sans rendre le logement impropre à sa destination ni toucher la solidité de l'ouvrage, c'est la RC Pro après livraison qui intervient. Si le désordre rend la pièce inutilisable, par exemple une étanchéité de douche à l'italienne défaillante qui imbibe la dalle, on bascule sur la décennale. Déclarez le sinistre sans trancher vous-même : c'est l'expert qui qualifie, et une déclaration tardive affaiblit votre position.
Oui, l'incendie causé à un tiers relève bien de la RC Pro, mais les travaux par points chauds font presque toujours l'objet de conditions particulières. Attendez-vous à des exigences précises : écran de protection ininflammable, extincteur à portée immédiate, dégagement des matériaux combustibles, surveillance du local après l'intervention. En copropriété et sur les chantiers d'entreprise générale, un permis de feu peut vous être demandé. Si ces précautions n'ont pas été respectées, l'assureur peut réduire ou refuser sa garantie : lisez cette clause avant de signer.
Transmettez le courrier à votre assureur sans attendre, en principe dans les cinq jours ouvrés, et n'écrivez rien qui reconnaisse votre responsabilité — ni par mail, ni par SMS au client. Joignez le devis, la facture, le bon d'intervention et les photos du chantier. C'est votre assureur qui discute la part de responsabilité, conteste le chiffrage adverse et traite avec l'assureur de la copropriété. Régler vous-même une petite partie pour apaiser la situation peut être lu comme un aveu et compliquer la prise en charge du reste.
Votre apprenti et vos salariés sont vos préposés : les dommages qu'ils causent aux tiers dans leur travail engagent votre responsabilité et entrent dans votre RC Pro, à condition qu'ils soient bien déclarés dans l'effectif servant au calcul de votre cotisation. Un sous-traitant est au contraire une entreprise indépendante : exigez son attestation de RC Pro et de décennale, à jour et mentionnant l'activité qu'il exécute réellement. Sans cette attestation, c'est vous qui répondez du sinistre devant votre client, et le recours contre lui devient illusoire.
Pas librement : un contrat souscrit pour votre entreprise n'ouvre ni délai de rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment après un an, réservés aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque, comme une cessation d'activité (article L.113-16). Vérifiez surtout la garantie subséquente : elle détermine combien de temps, après résiliation, les réclamations liées à vos anciens chantiers restent couvertes.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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