RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous signez une étude de dangers qui servira de socle au porter à connaissance, au PPRT et aux prescriptions préfectorales d'un site classé. Si un scénario majorant a été écarté à tort, si un effet domino n'a pas été modélisé ou si une mesure de maîtrise des risques a été cotée trop généreusement, votre rapport devient la première pièce que l'expert judiciaire ouvrira après l'accident. Sur un métier où le livrable engage des vies humaines, des installations à plusieurs dizaines de millions d'euros et l'autorisation d'exploiter elle-même, la responsabilité civile professionnelle n'est pas une formalité de référencement.
La responsabilité civile professionnelle du consultant Seveso couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés à l'exploitant, à ses salariés, aux riverains ou à tout tiers du fait d'une erreur, d'une omission ou d'un conseil fautif commis dans votre mission. Elle joue sur les trois familles de dommages : les dommages corporels (un opérateur blessé lors d'un exercice POI mal conçu, un intervenant exposé à une atmosphère que votre analyse jugeait sûre), les dommages matériels (une installation endommagée par une modification de procédé que vous avez validée, un équipement de sécurité inadapté que vous avez préconisé) et les dommages immatériels — la part la plus lourde chez vous — c'est-à-dire les pertes financières sans atteinte physique : arrêt d'exploitation imposé par l'inspection, refus ou retard d'autorisation d'exploiter, reprise intégrale d'une étude de dangers, surcoûts de mise en conformité imprévus. Le contrat prend en charge l'indemnisation due au tiers lésé, mais aussi les frais d'expertise et de défense, souvent décisifs quand un expert judiciaire vient éplucher votre méthodologie plusieurs années après la remise du rapport. Il couvre également la reprise de vos livrables lorsque la faute vient de vous, et non de données d'entrée erronées fournies par l'exploitant. Attention à deux points structurants : la garantie s'applique aux réclamations relevant du périmètre d'activité déclaré (études de dangers, POI, analyses de risques, assistance réglementaire) et les activités de maîtrise d'œuvre ou de conception d'équipement doivent être déclarées à part si vous en réalisez.
Un site seuil haut vous confie la révision quinquennale de son étude de dangers. Vous cotez à un niveau de confiance élevé une chaîne de détection gaz et de sectionnement automatique, ce qui fait sortir un scénario de dispersion toxique de la zone inacceptable de la matrice MMR. Trois ans plus tard, une fuite survient : la détection réagit mais le sectionnement n'isole pas la portion attendue, faute d'un test périodique que la barrière aurait dû imposer. Pas de victime, mais une unité arrêtée sept semaines, un arrêté préfectoral de mise en demeure, un dossier de réexamen à refaire entièrement et un projet d'extension suspendu. L'exploitant chiffre son préjudice à plusieurs centaines de milliers d'euros et se retourne contre vous — cet ordre de grandeur est un exemple, pas un tarif ni un plafond. Sans RC Pro, vous financez seul l'expertise judiciaire, votre avocat et l'indemnisation, ce qui dépasse largement la trésorerie d'un cabinet de conseil de quelques personnes. Avec une RC Pro adaptée, l'assureur mandate son propre expert technique pour discuter la méthodologie et la part de responsabilité de l'exploitant dans le défaut de maintenance, porte votre défense pendant toute la procédure et règle l'indemnité restant à votre charge, hors franchise. C'est aussi ce contrat qui vous permet de continuer à travailler pendant les années que dure le contentieux.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous n'avez pas retenu comme majorant un scénario de rupture guillotine sur une ligne d'ammoniac, ou vous avez sous-évalué le terme source d'un épandage. L'inspection impose une révision complète de l'EDD et l'exploitant vous réclame la reprise, le retard d'autorisation et l'immobilisation du projet d'extension.
Vous avez attribué à une MMR un niveau de confiance ou une probabilité de défaillance que ni sa conception ni son plan de maintenance ne justifient, faisant basculer un scénario hors de la zone critique de la matrice MMR. Après réexamen, la barrière est déclassée et l'exploitant doit financer en urgence une mesure compensatoire lourde qu'il vous impute.
Le POI que vous avez rédigé prévoit un point de rassemblement sous le vent d'un stockage, des besoins en eau d'extinction inférieurs au débit réel nécessaire ou une rétention de confinement des eaux d'incendie sous-dimensionnée. L'écart apparaît lors d'un exercice ou d'un départ de feu réel, avec pollution du milieu et intervenants exposés.
Vous n'avez pas identifié un franchissement de seuil lié à une nouvelle substance, à un changement de quantité stockée ou à la règle de cumul, et le site reste déclaré au mauvais statut. La régularisation entraîne un dossier complet à reprendre, des travaux non budgétés et une exposition de l'exploitant lors du contrôle.
Votre analyse de risques n'a pas traité la propagation d'un événement d'une unité vers un stockage voisin, ou vous avez ignoré un tiers riverain classé. Après sinistre, les dommages étendus aux installations mitoyennes et aux exploitations voisines remontent jusqu'à la méthodologie de votre rapport.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Consultant Seveso : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Il n'existe pas d'obligation légale d'assurance propre au métier de consultant en risques industriels : la profession n'est pas réglementée au sens des professions à assurance imposée par la loi. En pratique, c'est une quasi-obligation contractuelle. Les exploitants Seveso, les grands groupes chimiques et pétroliers et les donneurs d'ordre publics exigent presque systématiquement une attestation de RC Pro avec un plafond minimal avant de vous référencer, et le montant demandé est souvent supérieur à celui des contrats de conseil classiques. Sans attestation, vous êtes écarté à l'étape de qualification fournisseur, avant même la remise d'offre.
L'exploitant en premier lieu, sur le fondement de votre contrat de prestation : c'est lui qui vous a payé pour une étude et qui subit le dommage. Les victimes ou leurs ayants droit peuvent aussi vous rechercher directement sur le terrain de la responsabilité délictuelle si votre faute a contribué au dommage. L'administration, elle, ne vous demande pas de dommages-intérêts : elle sanctionne l'exploitant, seul responsable de son installation au titre de la police des installations classées. Mais cette sanction devient le préjudice que l'exploitant vous réclamera ensuite. Le ministère public peut par ailleurs vous poursuivre pénalement en propre.
Pas si vous démontrez que vous ne pouviez ni les vérifier ni en soupçonner l'inexactitude. Mais votre devoir de conseil vous impose d'alerter par écrit sur les incohérences apparentes et sur les données manquantes, et de mentionner explicitement dans le rapport les hypothèses retenues et leurs limites. Un consultant qui accepte sans réserve un inventaire de substances visiblement incomplet ou un débit de fuite non justifié voit sa responsabilité retenue au moins partiellement. D'où l'importance des réserves écrites, des demandes d'information tracées et de la validation formelle des données d'entrée par l'exploitant : ce sont vos meilleures pièces en défense.
Tout dépend du mode de déclenchement de votre contrat. En base réclamation, ce qui compte est la date à laquelle la réclamation vous parvient : si le contrat est en cours ce jour-là, la garantie joue même pour une mission ancienne. Si vous avez cessé votre activité ou changé d'assureur, c'est la garantie subséquente qui prend le relais, pour une durée limitée après résiliation. Sur un métier où les mises en cause arrivent des années après le livrable, vérifiez impérativement la durée de cette garantie subséquente et ne laissez jamais de trou entre deux contrats : une période non couverte reste non couverte définitivement.
Deux choses distinctes. L'amende ou la sanction administrative frappe l'exploitant et n'est jamais assurable en tant que telle : une sanction pénale ou administrative reste personnelle à celui qui la subit, l'assurance ne peut pas la payer. En revanche, si l'exploitant vous réclame le préjudice financier causé par votre manquement — reprise complète du dossier, immobilisation d'une unité pendant la mise en conformité, retard d'autorisation — ce préjudice-là relève bien du dommage immatériel garanti par votre RC Pro. La frontière est donc entre la sanction elle-même, exclue, et les conséquences économiques de votre erreur, couvertes.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment après un an de la loi Hamon ne s'appliquent, ce sont des dispositifs réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou tout moyen prévu au contrat. Le Code des assurances permet aussi de résilier en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque — changement de profession, de régime matrimonial, de domicile, cessation d'activité — mais un simple besoin de plafond supérieur n'en fait pas partie : mieux vaut négocier un avenant en cours d'année.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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