RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un communiqué part à trois cents journalistes d'un seul clic : s'il contient un chiffre faux, une information encore sous embargo ou une photo dont personne n'a acheté les droits, plus rien ne le rattrape. Vos clients vous confient leur parole publique et des informations qu'ils n'ont pas encore rendues publiques. Votre risque professionnel n'est pas dans votre bureau, il est dans ce que vous diffusez au nom des autres et dans ce que cela leur coûte quand ça dérape.
La responsabilité civile professionnelle de l'attaché de presse couvre les dommages que vous causez à vos clients ou à des tiers en exerçant votre mission : rédaction et diffusion de communiqués, constitution de dossiers et de kits médias, relations avec les rédactions, organisation de conférences et de voyages de presse, veille et accompagnement de crise. Elle intervient sur les trois familles de dommages. Les dommages immatériels d'abord, de très loin les plus fréquents dans ce métier : perte d'une exclusivité négociée, coût d'un rectificatif, campagne à refaire, atteinte à la réputation subie par le client à cause de votre erreur. Les dommages matériels ensuite : matériel de tournage abîmé sur un plateau que vous avez monté, lieu dégradé pendant une conférence de presse. Les dommages corporels enfin, quand un journaliste ou un invité se blesse lors d'un événement que vous coordonnez. Dans les trois cas, la garantie prend en charge les frais de défense, la discussion du montant réclamé et l'indemnisation due lorsque votre responsabilité est retenue, dans la limite des plafonds et après franchise.
Vous préparez l'annonce d'une levée de fonds pour un client. Le communiqué part sous embargo à une liste de rédactions, mais une adresse a été ajoutée à la main, sans la mention d'embargo : le média publie quarante-huit heures trop tôt. L'exclusivité négociée avec un quotidien national tombe, l'entreprise doit avancer sa communication investisseurs dans l'urgence et annule un plan média déjà engagé. Elle vous adresse une réclamation portant sur le budget perdu et sur les honoraires d'une agence appelée en renfort : sur ce type de dossier, l'ordre de grandeur discuté tourne couramment autour de 20 000 à 30 000 euros, à titre d'exemple et non de tarif. Sans contrat, cette somme sort de votre trésorerie, et les frais d'avocat s'y ajoutent avant même que la question de votre responsabilité soit tranchée. Avec une RC professionnelle, l'assureur instruit le dossier, conteste le montant réclamé quand il est surévalué, ce qui est le cas de la majorité des demandes, et règle ce qui reste dû après franchise.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un chiffre inversé, une date fausse, une mention légale oubliée : le texte part à des dizaines de rédactions en une seule fois et devient irrattrapable. Le client doit publier un rectificatif, faire corriger les articles, parfois refaire des supports déjà imprimés, et il vous en demande le coût.
Une adresse ajoutée à la volée sans la mention d'embargo, un envoi programmé au mauvais fuseau, et l'information sort avant la date convenue. L'exclusivité négociée avec un média tombe, et le plan de communication du client, parfois calé sur une opération financière, part en improvisation.
Fichier presse en copie visible, pièce jointe contenant encore la version non validée, envoi au concurrent du média partenaire : la fuite vient rarement d'un piratage, elle vient d'un clic. Le préjudice se mesure en négociation perdue pour le client et en données personnelles de journalistes exposées.
Une photo reprise d'un site, un portrait diffusé sans autorisation, un extrait sonore dans une vidéo de presse : dès que le kit média est repris par les rédactions, la diffusion est massive et parfaitement documentée. L'ayant droit réclame, et le client se retourne vers vous puisque c'est vous qui avez fourni les fichiers.
Un journaliste qui chute sur un câble de votre régie, un objectif renversé, une salle dégradée pendant l'événement que vous coordonnez : ce sont des dommages corporels et matériels bien réels. Ils relèvent du volet exploitation de votre assurance, à condition que vos événements et leur fréquentation aient été déclarés.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Attaché de presse : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. L'attaché de presse n'exerce pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, contrairement à un avocat ou à un expert-comptable. En revanche, elle est presque toujours exigée par ceux qui vous font travailler : une attestation de RC professionnelle est demandée au dossier de candidature des marchés publics de communication, dans les contrats-cadres des grands comptes et par les agences qui vous sous-traitent des budgets. C'est donc une exigence contractuelle plus qu'une contrainte légale. En pratique, sans contrat, une réclamation se règle sur la trésorerie de la structure, frais d'avocat compris, souvent pour des montants supérieurs à plusieurs mois d'honoraires.
Il faut distinguer deux choses. La sanction pénale prononcée pour diffamation n'est jamais assurable : aucun contrat ne peut prendre en charge une amende. Les dommages-intérêts civils réclamés par la personne ou l'entreprise visée peuvent l'être, à condition que votre contrat comporte une garantie couvrant les atteintes à la réputation commises dans le cadre de la mission ; cette garantie n'est pas systématique, il faut la vérifier ligne à ligne. La faute intentionnelle reste exclue dans tous les cas. Retenez aussi le calendrier : en matière de presse, le délai pour agir est de trois mois, ce qui impose de prévenir votre assureur immédiatement.
Non, et c'est un malentendu fréquent. Le contrat de l'agence couvre l'agence. Si votre erreur la met en difficulté face à son annonceur, elle vous la répercutera, et son assureur exercera un recours contre vous en tant que prestataire indépendant : vous n'êtes pas assuré par son contrat, vous en êtes un tiers responsable. C'est précisément pour cela que la plupart des agences réclament votre attestation avant de vous confier un budget, parfois avec un montant de garantie minimum inscrit noir sur blanc dans le contrat de sous-traitance. Prévoyez ce document avant la première mission, pas après.
Cela dépend de votre contrat, et c'est un point à négocier explicitement. Certains contrats de RC professionnelle conçus pour les métiers de la communication intègrent une garantie d'atteinte involontaire aux droits de propriété intellectuelle, généralement avec un plafond spécifique, plus bas que le plafond général. D'autres l'excluent purement et simplement, ce qui laisse le sinistre entièrement à votre charge. Dans tous les cas, un visuel utilisé en sachant qu'on n'en détient pas les droits relève de la faute intentionnelle et n'est jamais couvert. Bonne pratique : archiver licence, facture de la banque d'images et autorisation écrite des personnes photographiées, mission par mission.
C'est un vrai sujet en relations presse, car un communiqué produit ses effets longtemps après son envoi et la mise en cause arrive souvent bien plus tard. Les contrats professionnels fonctionnent le plus souvent en base réclamation : ce qui déclenche la garantie, c'est la date à laquelle la réclamation vous parvient, pas celle de l'erreur. Le Code des assurances impose dans ce régime une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat pour les faits antérieurs (L.124-5). Vérifiez aussi la reprise du passé quand vous changez d'assureur, sinon une période entière d'activité peut se retrouver sans couverture.
Signalez-le sans attendre. Passer du B2B technologique au luxe, multiplier les voyages de presse ou faire bondir votre chiffre d'affaires modifie le risque : le Code des assurances vous impose de déclarer les circonstances nouvelles qui l'aggravent (L.113-2), et l'assureur peut alors ajuster la cotisation ou résilier (L.113-4). Sur la sortie du contrat, attention : un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de quatorze jours, ni résiliation à tout moment façon loi Hamon, réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation professionnelle (L.113-16).
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