RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Souder une noue au chalumeau à trente centimètres d'une charpente sèche, poser une gouttière au-dessus d'une place de stationnement, ouvrir une toiture la veille d'un orage : le zingueur fabrique du risque pour les autres à chaque intervention. Ici, ce n'est pas votre matériel qui est en jeu, c'est ce que vous cassez, inondez ou brûlez chez le client, chez son voisin ou sur la voie publique. La responsabilité civile professionnelle est l'assurance qui paie à votre place quand cette facture-là arrive.
La responsabilité civile professionnelle du zingueur indemnise les dommages que vous causez à autrui en exerçant : façonnage et pose de gouttières, chéneaux, noues, descentes, solins, habillages et raccords en zinc, cuivre ou aluminium, en toiture comme en façade. Elle joue sur les dommages corporels — un outil, une chute de matériau ou une plaque qui blesse un passant, le client ou le compagnon d'un autre lot. Sur les dommages matériels — tuiles fendues à la dépose, plafond gorgé d'eau, verrière percée, véhicule enfoncé par une descente qui tombe, charpente brûlée par une soudure. Et sur les dommages immatériels qui en découlent : commerce fermé le temps de la remise en état, loyers perdus, frais de relogement. Elle intervient pendant le chantier et, après réception, sur les dommages causés aux tiers qui ne relèvent pas des garanties légales de construction : elle complète la décennale, elle ne la remplace jamais.
Vendredi, fin de journée : vous soudez la noue en zinc d'une maison ancienne, le chantier est refermé, tout paraît propre. Une braise a filé sous le liteaunage, dans l'isolant en laine de bois ; le feu couve et se déclare pendant la nuit. Charpente, couverture et combles sont détruits, l'eau des lances traverse les deux étages, la famille est relogée plusieurs mois. L'assureur habitation du client indemnise, puis se retourne contre vous : entre la reconstruction, les biens mobiliers et le relogement, ce type de dossier se situe couramment autour de 150 000 à 300 000 € — un ordre de grandeur constaté, pas un tarif. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, puis de votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre. Avec elle, l'assureur mandate l'expert, défend vos intérêts face au recours et paie l'indemnisation, pendant que vous continuez à facturer vos chantiers.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
La soudure à l'étain et le chalumeau projettent des braises qui se logent dans les liteaux, la charpente ou l'isolant et couvent plusieurs heures après votre départ. C'est le sinistre le plus coûteux du métier, et celui que les assureurs encadrent le plus strictement : extincteur à portée, protection des combustibles, surveillance après l'arrêt du poste.
Toiture ouverte, bâche mal arrimée, chéneau déposé et orage dans la nuit : l'eau descend dans les combles, les plafonds et le mobilier du client. Le dommage naît avant toute réception, donc c'est votre RC Pro qui répond, pas la décennale ni l'assurance habitation du client.
Un marteau, une chute de zinc ou une section de descente qui glisse de l'échafaudage tombe sur un véhicule, une véranda ou un passant. La garde de vos matériaux et de votre outillage vous rend responsable même sans faute démontrée (article 1242 du Code civil), et un dommage corporel sur la voie publique grimpe très vite.
Tuiles fendues, ardoises cassées, verrière percée, enduit arraché, ancienne descente en fonte qui vient avec son scellement : déposer une zinguerie vétuste abîme presque toujours autre chose. Ces reprises sont réclamées par le client et se règlent au titre des dommages matériels causés aux biens d'autrui.
Gouttière trop juste, pente de chéneau insuffisante, descente raccordée sur un réseau saturé ou rejet des eaux pluviales vers la parcelle voisine : à chaque gros orage, ça déborde. Le reproche porte alors sur votre étude et votre conseil, et la mise en cause peut venir du client comme du voisin inondé.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Zingueur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 23,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, mais presque tous les contrats encadrent les travaux par points chauds. L'activité doit être déclarée à la souscription, et la garantie est le plus souvent conditionnée à des mesures précises : extincteur adapté à portée immédiate, dégagement ou protection des matériaux combustibles, permis de feu quand le donneur d'ordre l'exige, surveillance du point de soudure pendant un temps donné après l'arrêt du travail. Lisez cette clause avant le premier chantier : si vous ne pouvez pas la tenir en conditions réelles, il faut la faire réécrire, pas espérer que ça passe.
Tant que le chantier n'est pas réceptionné, c'est la RC Pro. Une bâche qui lâche, une toiture laissée ouverte, un chéneau déposé la veille d'un orage : les dégâts causés au bâtiment et au mobilier du client relèvent de la garantie travaux de votre RC professionnelle. Après la réception, le curseur bascule vers les garanties légales de construction — décennale pour l'étanchéité de la toiture, garantie de bon fonctionnement pour les équipements dissociables. La date de réception, écrite et signée, est donc la pièce qui décide de tout.
La garantie décennale, oui : dès que vous intervenez sur un ouvrage de bâtiment vous êtes constructeur, la présomption de responsabilité de l'article 1792 du Code civil pèse sur vous pendant dix ans, et le défaut d'assurance construction est un délit. La RC professionnelle, elle, n'est pas imposée par la loi. Mais aucun couvreur, promoteur, syndic ni bailleur ne vous laissera monter sur un toit sans attestation, et un particulier prudent la réclamera aussi : c'est une exigence de donneur d'ordre, pas une obligation légale. En pratique, les deux figurent sur la même attestation.
Tout dépend de ce que provoque le désordre. Une gouttière ou une descente est en principe un élément d'équipement dissociable, couvert deux ans au titre du bon fonctionnement. Mais si le défaut d'évacuation finit par tremper une façade, pourrir une charpente ou rendre le logement impropre à sa destination, le dossier bascule en décennale. Sur une zinguerie, la qualification dépend de la conséquence, pas de la taille de la pièce posée : ne raisonnez jamais « petit ouvrage, petit risque ».
Non. Chaque entreprise porte ses propres garanties, et le couvreur vous demandera votre attestation avant de vous faire intervenir. Si le sinistre vient de votre lot, son assureur exercera un recours contre vous, et le maître d'ouvrage peut lui aussi vous rechercher directement sur le terrain de la faute (article 1240 du Code civil), alors même que vous n'avez signé aucun contrat avec lui. Vérifiez donc que votre contrat mentionne bien l'intervention en sous-traitance et la totalité de vos activités : zinguerie, mais aussi étanchéité et couverture si vous en faites.
Prévenez votre assureur. Effectif, chiffre d'affaires et liste d'activités servent à calculer la prime : une déclaration inexacte peut faire réduire, voire supprimer, l'indemnité au moment du sinistre, et l'assureur peut proposer une nouvelle cotisation face à une aggravation du risque. Sachez aussi qu'un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de quatorze jours ni résiliation « loi Hamon » : vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année dans les cas prévus par l'article L.113-16, comme une cessation d'activité.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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