RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un panneau du XIXe qui se disloque au moment de la dépose, une grisaille qui part au nettoyage, une verrière qui prend l'eau six mois après la pose : dans votre métier, le dommage ne se répare presque jamais à l'identique. Vous manipulez des pièces uniques qui ne vous appartiennent pas, et vous intervenez chez le client, souvent en hauteur, au milieu d'un mobilier fragile ou protégé. La responsabilité civile professionnelle est ce qui répond quand ce que vous avez abîmé est à quelqu'un d'autre.
La RC Pro du vitrailliste indemnise les dommages que votre travail cause à des tiers : maître d'ouvrage, paroisse affectataire, visiteurs, entreprises voisines sur le chantier. Elle couvre les dommages corporels (outil ou fragment de verre tombé d'un échafaudage sur une personne présente dans la nef), les dommages matériels (dallage, stalles, orgue, enduits ou charpente abîmés lors d'une dépose, d'un scellement ou d'une intervention au chalumeau) et les dommages immatériels consécutifs (chapelle fermée au public, inauguration reportée, activité interrompue chez un client). Elle vise aussi bien la faute d'exécution que l'erreur de conseil ou l'omission : une préconisation de dépose inadaptée, une incompatibilité de matériaux non signalée, un diagnostic d'état de conservation erroné. Attention : les panneaux et objets qui vous sont confiés ne relèvent pas du socle, mais d'une garantie séparée dite objets confiés. Enfin, le contrat ne couvre que l'activité déclarée : création, restauration, peinture sur verre et cuisson, dépose et pose doivent y figurer nommément.
Une commune vous confie la restauration de trois baies d'une chapelle du XIXe. À la dépose, un calage cède : un panneau historié se brise en plusieurs morceaux et la matière verrière d'origine est perdue. Le maître d'ouvrage réclame la recréation à l'identique par un autre atelier, le relevé, la documentation et le suivi d'un conservateur — à titre d'exemple, un dossier de ce type se chiffre couramment entre 15 000 et 30 000 €, sans compter le report du chantier. Sans assurance, ce sont votre trésorerie, votre four et votre stock qui absorbent la facture, et un atelier de deux personnes ne s'en relève pas toujours. Avec une RC Pro assortie de l'extension objets confiés, l'assureur mandate un expert, discute le montant réclamé et règle l'indemnité dans la limite du plafond souscrit. Il prend également en charge votre défense si la commune vous assigne, ce qui compte autant que le chèque quand le litige devient public.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une pièce ancienne se casse à la dépose, en atelier, pendant le transport ou à la repose. C'est le sinistre le plus courant du métier, et il relève de la garantie objets confiés, pas du socle de la RC Pro.
Nettoyage trop agressif, grisaille ou émail effacés, plombs d'origine remplacés hors cahier des charges : la matière historique perdue ne revient pas. Le maître d'ouvrage réclame alors la reprise complète, parfois assortie d'un préjudice patrimonial.
Un châssis vitré, une verrière de toiture ou une baie mal étanchée laisse passer l'eau et abîme charpente, enduits, orgue ou marchandises. Dès que la pose participe au clos et au couvert, la réclamation bascule sur le terrain décennal.
Fer à souder, chalumeau ou décapage thermique près de boiseries, de tentures ou d'une charpente ancienne. Un départ de feu, ou même un simple roussi sur du mobilier protégé, engage votre responsabilité immédiatement.
Outil, plomb de calfeutrement ou éclat de verre qui tombe pendant une intervention en nef, en façade ou au-dessus d'un passage ouvert au public. Le dommage corporel à un visiteur ou à un passant reste le poste le plus lourd en RC Pro.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vitrailliste : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement. Le socle indemnise les dommages causés aux tiers, mais les biens dont vous avez la garde — panneaux déposés, baies en atelier, pièces en transport — en sont classiquement exclus. Il faut demander l'extension objets confiés, avec un plafond calé sur la valeur des pièces réellement présentes en atelier au même moment, et vérifier qu'elle couvre le transport aller-retour et le stockage. Pour une baie ancienne, appuyez-vous sur une valeur de remplacement documentée plutôt que sur une estimation au jugé.
Il n'existe pas d'obligation légale générale de RC Pro pour un vitrailliste : ce n'est pas une profession à assurance imposée. Deux réserves, toutefois. Si vous posez des ouvrages participant au clos et au couvert d'un bâtiment, l'assurance décennale, elle, est obligatoire. Et dans les faits, les marchés de restauration, les commandes de collectivités, de paroisses ou d'architectes exigent l'attestation avant l'ordre de service : c'est une exigence contractuelle du donneur d'ordre, pas une obligation légale, mais sans elle le chantier ne démarre pas.
Non, si la pose entre dans le champ de la construction. Dès qu'un vitrail, une verrière ou un châssis participe à l'étanchéité ou à la solidité de l'ouvrage, les désordres qui le rendent impropre à sa destination relèvent de la responsabilité décennale prévue par l'article 1792 du Code civil, et l'assurance décennale est alors obligatoire. La RC Pro couvre les dommages causés pendant le chantier et ceux qui restent hors champ décennal : elle ne remplace jamais la décennale. Faites préciser par écrit ce que votre contrat classe en travaux de bâtiment.
Vous, dans les deux cas, face au client. Vous répondez du fait de vos préposés — apprenti, salarié, stagiaire — au titre de l'article 1242 du Code civil, et votre RC Pro les garantit à condition qu'ils soient déclarés à l'assureur. Pour un intervenant indépendant (échafaudeur, serrurier, tailleur de pierre), vous restez responsable devant le maître d'ouvrage : votre assureur indemnise puis exerce un recours. Exigez donc l'attestation de chacun avant l'intervention et vérifiez que l'activité assurée correspond à ce qu'il fait réellement chez vous.
Non, et la confusion est fréquente. La RC Pro répare le dommage causé à autrui, pas le coût de refaire votre propre prestation. Un panneau jugé non conforme au carton validé, une teinte qui déplaît, un retard de livraison : ce sont des litiges contractuels, pas des sinistres. En revanche, si la malfaçon provoque un dommage distinct — la verrière fuit et détruit un plancher, un panneau mal serti se décroche — la RC Pro intervient sur ce dommage. Pour les seuls désaccords commerciaux, c'est une protection juridique qu'il faut.
Un contrat professionnel n'ouvre ni les 14 jours de rétractation ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque, cessation d'activité comprise (article L.113-16). Point à surveiller en cas d'arrêt : une réclamation peut arriver longtemps après le chantier. Vérifiez la garantie subséquente, qui maintient la couverture des réclamations postérieures pendant au moins cinq ans (article L.124-5).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →