RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un vase signé confié pour recollage, un violon dessaisi de son vernis d'origine, une commode marquetée qui gondole après passage en cabine : dans les métiers d'art, l'objet que vous manipulez vaut souvent bien plus que le prix de votre intervention. Et il n'est presque jamais remplaçable. La responsabilité civile professionnelle est ce qui vous sépare, en cas de faux geste, d'une dette personnelle sans rapport avec votre chiffre d'affaires.
La RC Pro d'un artisan d'art couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à autrui dans l'exercice de votre métier : corporels, matériels et immatériels qui en découlent. Elle intervient d'abord sur les biens confiés — l'objet qu'un particulier, un antiquaire, un musée ou une collectivité vous remet pour restauration ou transformation et qui casse, brûle, se déforme, se décolore ou se perd pendant qu'il est sous votre garde. Elle joue ensuite au titre de votre responsabilité de fabricant et de vendeur : la pièce livrée présente un vice, un défaut de collage, de fixation, de cuisson ou de traitement, et elle blesse quelqu'un ou endommage un bien. Elle couvre aussi votre responsabilité d'exploitation : le visiteur qui se blesse pendant une démonstration, le dommage causé chez un client lors d'une pose ou d'un enlèvement, l'incendie propagé au voisin depuis votre four ou votre forge. Le volet immatériel consécutif prend en charge le préjudice financier lié au dommage — vente annulée, exposition manquée, perte d'exploitation du commanditaire — quand il découle directement d'un dommage garanti.
Un antiquaire vous confie une commode marquetée du XVIIIᵉ pour reprise du placage et remise en teinte. Un défaut de réglage de l'hygrométrie pendant le séchage fait travailler le bâti : le placage se soulève sur toute la façade et la patine d'origine est perdue. L'expert mandaté par le propriétaire chiffre la perte de valeur à environ 40 000 €, à laquelle s'ajoutent les honoraires d'expertise et le manque à gagner sur la vente déjà négociée. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie ou de votre patrimoine personnel si vous êtes en entreprise individuelle sans protection — soit plusieurs années de résultat pour un atelier d'une ou deux personnes. Avec la garantie, l'assureur mandate son propre expert, discute le montant de la perte de valeur, prend en charge l'indemnisation dans la limite du plafond des biens confiés et assure votre défense si le litige part au tribunal. C'est aussi ce qui vous permet de continuer à accepter des pièces de valeur au lieu de refuser les commandes qui vous font peur. Attention : ce chiffre est un ordre de grandeur illustratif, en aucun cas un tarif d'assurance ni une promesse d'indemnisation.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un objet de valeur remis pour restauration est cassé, brûlé, déformé ou irrémédiablement altéré pendant qu'il est sous votre garde. C'est la mise en cause la plus fréquente du métier, et la plus lourde : l'objet unique ne se remplace pas, il s'indemnise en valeur.
Décapage trop agressif, mauvais solvant, cuisson qui fait éclater un émail ancien, vernis inadapté : le traitement choisi détruit la valeur historique ou marchande de la pièce. Le préjudice est la perte de valeur, souvent expertisée bien au-delà du prix de la restauration.
Une pièce vendue cède : luminaire qui se décroche, sculpture qui bascule, poignée qui casse, verre qui éclate. En tant que fabricant, vous répondez du dommage causé par le défaut de la chose, sans que le client ait à prouver une faute de votre part.
Client, stagiaire ou visiteur blessé dans l'atelier : brûlure au four ou au chalumeau, coupure, chute sur un sol encombré, projection d'éclat. Les dommages corporels génèrent les indemnisations les plus élevées, avec le recours de la Sécurité sociale en plus.
Vous livrez, posez ou déposez une pièce chez le client et vous abîmez un parquet, un mur, un meuble ou une autre œuvre. Sur un salon, le dommage peut aussi toucher le stand voisin ou les installations de l'organisateur.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Artisan d'art : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement. Les biens confiés font l'objet d'une garantie plafonnée, souvent bien plus basse que la garantie générale, et l'indemnisation se fait sur la valeur convenue ou justifiée. Pour un objet de collection, une œuvre signée ou une pièce de mobilier ancien, faites-vous remettre une estimation écrite avant travaux et déclarez la valeur maximale que vous pouvez avoir en atelier. Si un client vous apporte un objet exceptionnel qui dépasse votre plafond, demandez une extension ponctuelle à votre assureur avant de l'accepter : sans cela, vous indemniserez la différence sur vos fonds propres.
C'est précisément le cœur du sujet, et cela dépend de la rédaction du contrat. La garantie biens confiés couvre en principe la détérioration accidentelle de l'objet pendant qu'il est sous votre garde, y compris de votre fait. En revanche, beaucoup de contrats excluent la reprise du travail lui-même : si votre intervention est simplement ratée, l'assureur ne paie pas la refaire, il paie le dommage causé à l'objet au-delà de votre prestation. Faites vérifier ce point à la souscription : c'est la ligne qui sépare un contrat utile d'un contrat décoratif pour un restaurateur.
Non. La quasi-totalité des métiers d'art — céramiste, verrier, ébéniste d'art, doreur, relieur, émailleur, sculpteur — n'est soumise à aucune obligation légale d'assurance de responsabilité civile professionnelle. Attention toutefois : si vous intervenez sur un ouvrage de bâtiment (vitrail intégré, ferronnerie de garde-corps, boiseries fixées, restauration d'éléments d'un bâtiment), vous entrez dans le champ de l'obligation d'assurance décennale des constructeurs, qui est une obligation légale distincte et sanctionnée. Cette question doit être tranchée métier par métier, chantier par chantier.
Les commanditaires publics et institutionnels exigent une attestation nominative en cours de validité, précisant l'activité exacte assurée, les montants de garantie par sinistre et la garantie des biens confiés avec son plafond. C'est une exigence contractuelle de leur part, pas une obligation légale. Vérifiez que le libellé de votre activité sur l'attestation correspond à ce que vous faites réellement : une attestation qui mentionne « création d'objets décoratifs » alors que vous restaurez du patrimoine peut être refusée par le service marchés, et surtout laisser un trou de garantie si un sinistre survient.
Deux risques distincts. Le premier concerne les tiers présents sur le stand : un visiteur blessé par une pièce qui bascule, un enfant coupé sur une arête, un dommage causé aux cloisons ou au sol de l'organisateur. C'est votre responsabilité d'exploitation et les organisateurs réclament presque systématiquement l'attestation pour vous laisser exposer. Le second est le transport et le stockage de vos propres œuvres : cela relève d'une garantie de dommages aux biens, pas de la RC Pro. Déclarez précisément à votre courtier que vous exposez hors atelier, ainsi que la valeur transportée.
Uniquement si l'accueil de public et l'activité pédagogique sont déclarés. Un stagiaire brûlé au four, coupé par un outil ou blessé par la projection d'un éclat engage votre responsabilité, et l'atelier d'art concentre des risques que l'assureur veut connaître : feu, verre chaud, produits chimiques, machines. Beaucoup d'artisans souscrivent pour la création seule puis ouvrent des stages sans prévenir : en cas d'accident corporel, l'assureur peut opposer une activité non déclarée. Un simple avenant règle la question, et il vaut mieux le demander avant le premier stage qu'après le premier accident.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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