RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un pack batterie que vous avez reconditionné le vendredi part en fumée le mardi suivant dans l'entrée d'un appartement : ce n'est plus une trottinette à 600 euros qui est en jeu, c'est un logement, ses occupants et l'assureur habitation qui va vous écrire. Vendre et réparer des NVEI, c'est manipuler de l'énergie stockée et des organes de sécurité — freins, potence, direction, serrage de roue — sur des engins qui repartent rouler à 25 km/h au milieu des piétons. La responsabilité civile professionnelle sert exactement à ça : payer ce que vous devez aux autres quand une de ces machines blesse ou détruit.
La RC Pro du vendeur-réparateur de NVEI prend en charge les dommages que votre activité cause à des tiers, sur trois registres : corporels (un client qui chute parce qu'une roue avant a été mal resserrée, un piéton renversé, un livreur blessé), matériels (un incendie de batterie qui détruit un logement, un garage ou le local voisin) et immatériels consécutifs (le relogement, l'arrêt de travail du client livreur, la perte d'exploitation du commerce enfumé). Elle se lit sur deux étages : la RC exploitation, pour ce qui arrive pendant le travail — en boutique, à l'atelier, en intervention à domicile — et la RC après livraison, ou produits livrés, pour ce que la machine provoque une fois repartie chez le client, là où se joue l'essentiel de votre risque ; vos apprentis et vos mécaniciens y sont couverts comme préposés. Deux limites structurent le contrat : la RC Pro ne rembourse jamais le produit défaillant lui-même — la trottinette, le pack, la pièce — mais uniquement les dommages qu'il cause autour de lui, et elle exclut ce qu'un engin motorisé provoque en circulation, qui relève de l'obligation d'assurance des véhicules terrestres à moteur. Aucun texte n'impose la RC Pro à ce métier, qui n'est pas une profession réglementée : ce sont votre bail commercial, votre contrat de distribution de marque, votre franchise ou une marketplace qui l'exigeront, et le sinistre qui la rendra indispensable.
Un client vous laisse un vélo à assistance électrique dont la batterie ne tient plus ; vous reconditionnez le pack avec des cellules achetées en ligne, vous le rendez, et trois semaines plus tard il le met en charge la nuit dans l'entrée de son appartement. Départ de feu, logement détruit, deux étages enfumés, famille relogée plusieurs mois. L'assureur habitation indemnise son assuré puis se retourne contre vous, rapport d'expertise incendie à l'appui, et le voisin du dessus ajoute son dossier : sur ce type de sinistre, l'ordre de grandeur va couramment de 80 000 à 150 000 euros, davantage si quelqu'un a été intoxiqué par les fumées — ce sont des exemples, pas un barème. Sans RC Pro, la somme sort de votre trésorerie, et selon votre forme juridique elle peut aller chercher votre patrimoine personnel. Avec la garantie, l'assureur mandate son propre expert, discute l'origine réelle du feu — votre pack, le chargeur d'origine ou la multiprise du client, la responsabilité étant rarement à 100 % — prend en charge vos frais de défense et indemnise les victimes ; il ne vous reste que la franchise. Gardez les références des cellules et le bon de travail signé : c'est ce qui fait basculer un dossier de ce type.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Pack reconditionné, cellules dépareillées, BMS contourné ou chargeur non adapté : l'emballement thermique se déclenche rarement à l'atelier, presque toujours quelques jours plus tard, en charge, chez le client. Le dommage n'est alors plus l'engin mais le logement, l'immeuble et ses occupants, et c'est l'assureur habitation qui vient chercher le dernier intervenant.
Serrage de roue avant, plaquettes montées à l'envers, potence pliante, écrou de direction : une erreur de montage se paie en chute à 25 km/h, souvent avec fracture ou traumatisme crânien. Le dommage corporel est le poste le plus lourd d'une RC Pro, entre soins, arrêt de travail et séquelles, et il grimpe encore quand le client est livreur à vélo et perd ses revenus.
Si vous importez vos machines vous-même, ou si le fabricant hors Union européenne n'est pas identifiable pour la victime, vous répondez du défaut comme si vous l'aviez conçu. C'est la garantie produits livrés qui joue et pas la RC exploitation, et les frais de rappel ou de retrait d'une série restent à votre charge s'ils ne sont pas expressément prévus au contrat.
Au pic de saison, vingt à trente engins en attente de pièces, dont des VAE à plusieurs milliers d'euros, dorment chez vous : un vol par effraction, une chute de rack ou un départ de feu et vous devez les remplacer. Les biens confiés sont classiquement exclus de la RC de base, il faut une extension dédiée avec un plafond calé sur votre parc de pointe.
Débrider une trottinette ou un VAE le fait sortir de son statut légal et en fait un véhicule à moteur à immatriculer et à assurer : l'acte étant volontaire, aucun assureur ne le couvrira. Le même piège existe en version douce, quand un conseil erroné sur l'usage autorisé, la puissance ou le montage d'un kit conduit votre client à être verbalisé, immobilisé ou privé de toute indemnisation après un accident.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vente et réparation de NVEI et trottinettes électriques : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 15,90€/mois* | dès 21,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, à condition que votre contrat comporte bien la garantie après livraison, dite produits livrés : c'est elle qui joue une fois la machine repartie de l'atelier, la RC exploitation ne couvrant que ce qui survient pendant le travail. Vérifiez ce point ligne à ligne, beaucoup de contrats de commerce s'arrêtent à la porte de la boutique. L'assureur habitation du client vous adressera un recours avec un rapport d'expertise incendie : ne discutez rien vous-même, transmettez tout à votre assureur, et ressortez le bon de travail, la référence des cellules et le chargeur préconisé.
Vous sortez de toute couverture. Le débridage est un acte volontaire, or la faute intentionnelle ou dolosive n'est jamais assurable (L.113-1 du Code des assurances) : votre assureur refusera sa garantie sur l'accident qui suivra. L'engin, lui, cesse d'être un engin de déplacement personnel motorisé ordinaire ; au-delà de la vitesse réglementaire il devient un véhicule à moteur soumis à immatriculation et à assurance, et votre client roulera en infraction, sans indemnisation possible. Refusez par écrit, mentionnez le refus sur le devis, et proposez plutôt une machine homologuée pour l'usage qu'il vise.
Pas par la RC Pro de base. Ce ne sont pas des dommages causés à un tiers, mais des dommages à un bien dont vous avez la garde : les biens confiés sont exclus par défaut et réclament une extension « objets confiés ». L'important est le plafond : un atelier NVEI peut avoir trente machines en attente au printemps, dont des vélos cargo à plusieurs milliers d'euros, alors que l'extension est souvent plafonnée bas. Chiffrez votre parc au pic de saison, pas en janvier, et regardez si le vol sans effraction est couvert.
Celle du fabricant. Celui qui importe un produit dans l'Union européenne pour le commercialiser est traité comme son producteur, et vous l'êtes aussi dès que vous ne pouvez pas désigner à la victime le fabricant ou votre propre fournisseur. Vous répondez donc du défaut de l'engin comme si vous l'aviez conçu : incendie, rupture de cadre, freinage défaillant. Déclarez cette importation en propre à votre assureur, elle change l'appréciation du risque, et conservez déclaration de conformité, notice en français et traçabilité des lots vendus.
Non. Une trottinette électrique qui circule est un véhicule terrestre à moteur, et les dommages qu'elle cause en circulation relèvent de l'obligation d'assurance des véhicules, que la RC Pro exclut expressément — un VAE conforme, lui, reste assimilé à un vélo. Il vous faut donc une couverture d'essai ou un volet circulation, et le prêt de courtoisie doit être nommément déclaré à l'assureur. Encadrez aussi les essais : périmètre défini, casque, décharge signée. Cette décharge vous aide face au client, jamais face au piéton renversé.
Ce sont deux sujets distincts. Toute activité nouvelle — location, abonnement, réparation à domicile, vente en ligne — doit être déclarée à votre assureur dans les quinze jours où vous en avez connaissance (L.113-2 du Code des assurances) ; sans cette déclaration, l'indemnité peut être réduite, voire refusée en cas de mauvaise foi. Pour partir, souvenez-vous que votre contrat est professionnel : ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (L.113-12), ou en cours d'année si votre situation change réellement (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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