RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous percez dans une huisserie que vous n'avez pas posée, chez un client qui ignore souvent où passent ses gaines électriques. Un tour de vis de trop dans un dormant PVC, une fixation qui lâche six mois plus tard sur une baie du deuxième étage, un vitrage fêlé pendant le métré : dans ce métier, le risque n'est pas la moustiquaire à 200 euros, c'est ce qu'elle touche autour d'elle. La responsabilité civile professionnelle intervient précisément là, sur les dommages que votre intervention cause au bien ou à la personne d'autrui.
La responsabilité civile professionnelle du poseur de moustiquaires couvre les dommages que votre entreprise cause à autrui pendant le métré, la fourniture et la pose : dommages matériels d'abord (menuiserie percée, câble encastré sectionné, vitrage fêlé, volet roulant bloqué, tablette de fenêtre éclatée), dommages corporels ensuite (un panneau qui tombe sur un enfant, une échelle qui blesse un passant, une porte moustiquaire qui coince un doigt), et dommages immatériels enfin, c'est-à-dire les pertes financières liées aux deux premiers ou à un manquement de votre part (immobilisation d'une chambre d'hôtel, frais d'un électricien appelé en urgence, nuits d'hôtel du client relogé). La garantie joue aussi bien pendant l'intervention qu'après la livraison, ce dernier volet — souvent appelé garantie « après livraison » ou « produits livrés » — étant celui qui couvre le cadre qui se descelle trois mois plus tard ou l'enrouleur qui chute pendant l'été. Elle prend en charge à la fois les frais de défense en cas de réclamation et l'indemnisation du tiers lésé, dans la limite des plafonds et sous réserve des franchises du contrat. Elle ne rembourse jamais la moustiquaire elle-même ni votre temps de repose : la reprise de votre propre ouvrage reste à votre charge, c'est le principe même de la RC Pro. Attention à une exclusion classique dans ce métier : les dommages causés par le percement de réseaux existants ne sont acquis que si le contrat comprend expressément la garantie des dommages aux existants et aux biens confiés — un point à vérifier ligne à ligne avant de signer.
Prenez un cas banal : vous posez huit moustiquaires enroulables dans une résidence de tourisme, et l'une des vis traverse une gaine électrique alimentant deux chambres. L'électricien intervient en urgence, la cloison est ouverte puis refaite, deux chambres restent inexploitables une semaine en pleine saison et l'exploitant réclame la perte d'exploitation correspondante. Entre la réparation elle-même, la remise en état des finitions et le manque à gagner facturé, l'ordre de grandeur d'une réclamation de ce type se situe couramment entre 4 000 et 12 000 euros — un montant donné à titre d'exemple, chaque dossier étant différent. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie ou de votre patrimoine, et vous négociez seul face à un exploitant qui a un avocat. Avec la garantie, l'assureur prend la main : il mandate un expert, discute le chiffrage de la perte d'exploitation souvent surévaluée, prend en charge vos frais de défense et indemnise le tiers dans la limite du plafond souscrit, franchise déduite. Concrètement, vous continuez à travailler pendant que le dossier se règle, au lieu d'arrêter votre activité pour éteindre l'incendie.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Le perçage d'un dormant ou d'un tableau de fenêtre atteint un câble encastré ou une canalisation de chauffage non repérée. La remise en état combine électricien ou plombier, réfection de cloison et peinture, et dépasse largement le montant du chantier initial.
Une fixation sous-dimensionnée dans un support creux ou un scellement dans un enduit fragile cède après quelques mois. Le panneau ou le coffre d'enrouleur chute d'un étage et peut blesser un occupant, un passant ou endommager un véhicule stationné en dessous.
Un coup de perceuse qui ripe, un cadre manipulé seul ou un outil posé sur l'appui suffisent à fêler un double vitrage ou à rayer une menuiserie laquée. Le client exige alors le remplacement complet de l'ouvrant, sans rapport avec le prix de la moustiquaire.
Le rail ou les fixations de la moustiquaire empêchent la fermeture du volet roulant, bloquent la manœuvre de l'oscillo-battant ou provoquent une infiltration en gênant le drainage de la fenêtre. La reprise implique de démonter et parfois de remplacer l'équipement existant.
Sur un chantier occupé — hôtel, crèche, EHPAD, restaurant — l'échelle, l'escabeau ou les chutes de perçage exposent les occupants et les clients du lieu. Une chute d'outil ou un sol glissant entraîne un dommage corporel dont vous répondez au titre de votre exploitation.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vente et pose de moustiquaires : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 13,90€/mois* | dès 17,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non dans l'immense majorité des cas. La décennale s'applique aux ouvrages de construction dont le désordre compromet la solidité du bâtiment ou le rend impropre à sa destination. Une moustiquaire rapportée sur une huisserie existante est un élément d'équipement dissociable, non constitutif de l'ouvrage : le régime décennal ne s'y applique pas. La situation change si vous intervenez sur la menuiserie elle-même — remplacement de fenêtre, création d'ouverture, dépose-repose de dormant, pose sur véranda neuve. Dans ce cas vous entrez dans le champ de l'obligation d'assurance construction et il vous faut une décennale. Faites qualifier précisément votre activité par votre assureur : c'est le libellé du contrat, pas votre code APE, qui déterminera la prise en charge.
Il n'existe pas d'obligation légale d'assurance de responsabilité civile pour cette activité, contrairement aux professions réglementées ou aux métiers du gros œuvre. En revanche votre responsabilité, elle, est bien engagée sur votre patrimoine personnel ou celui de la société sans plafond. Et l'exigence contractuelle arrive vite : les bailleurs sociaux, les syndics, les hôtels, les EHPAD, les collectivités et la plupart des marchés de sous-traitance conditionnent la signature à la remise d'une attestation en cours de validité. Les fabricants qui vous référencent comme poseur agréé la réclament aussi. Distinguez donc bien trois choses : la loi ne l'impose pas, vos donneurs d'ordre l'imposent souvent, et la prudence la rend indispensable dès la première intervention chez un particulier.
C'est le sinistre le plus fréquent du métier et il n'est pas automatiquement couvert. Il s'agit d'un dommage à un bien existant appartenant au client, catégorie que certains contrats de base excluent ou plafonnent très bas. Vérifiez la présence d'une garantie « dommages aux existants » ou « dommages aux biens confiés » et son plafond, qui doit couvrir la remise en état d'un circuit électrique, la réfection de la cloison et le passage d'un électricien. Sur le plan pratique, photographiez systématiquement l'huisserie avant intervention, demandez au client s'il connaît le cheminement des gaines, et utilisez un détecteur de métaux et de câbles avant chaque perçage — cette preuve de diligence pèse dans la discussion avec l'assureur.
C'est le domaine de la garantie après livraison, qui couvre les dommages survenus une fois le chantier terminé et réceptionné. Sans cette extension, un contrat de RC exploitation seul ne joue pas et vous restez seul face à la réclamation. Vérifiez donc explicitement qu'elle figure au contrat : pour un poseur, c'est la garantie la plus structurante, puisque la majorité des désordres se révèlent des mois après. La responsabilité se partage selon la cause : défaut de fixation, c'est vous ; défaut du produit lui-même, la responsabilité du fabricant est engagée mais l'assureur vous indemnise d'abord et se retourne ensuite contre lui. Conservez toujours vos factures fournisseur et le détail du modèle posé.
Oui, et c'est un point que beaucoup négligent. En vendant le produit, vous engagez votre responsabilité de fournisseur au titre des produits défectueux, en plus de votre responsabilité de poseur. Une toile qui se déchire, un ressort d'enrouleur qui casse, une manivelle qui blesse : le client se retourne contre vous parce que c'est vous qui avez facturé, même si vous n'avez rien fabriqué. Votre déclaration à l'assureur doit donc mentionner les deux volets, vente et pose, avec le chiffre d'affaires réparti. Déclarer uniquement « pose » pour alléger la cotisation revient à laisser hors garantie la moitié de votre exposition, et l'assureur pourra opposer une réduction d'indemnité en cas de fausse déclaration.
Un contrat professionnel n'est pas un contrat de particulier : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon, qui autorise la résiliation à tout moment après un an, ne s'appliquent ici. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois avant la date anniversaire, par lettre recommandée ou par tout support prévu au contrat. Un changement de situation professionnelle — cessation d'activité, changement de métier, modification substantielle du risque assuré — ouvre un droit de résiliation en cours d'année, à condition de le notifier dans les délais légaux avec justificatif. Ne résiliez jamais avant d'avoir l'attestation du nouvel assureur en main : un jour sans couverture sur un chantier peut coûter très cher.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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