RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous prenez les cotes chez le client, vous dessinez le plan, vous validez les références et vous livrez. Le jour du montage, huit centimètres d'écart sur un îlot, une hotte impossible à raccorder ou une teinte de façade qui n'est pas celle du bon de commande transforment votre conseil en préjudice, et c'est votre responsabilité de vendeur-concepteur qui est engagée, pas celle du poseur. Ne pas poser ne vous met donc pas à l'abri d'une mise en cause : cela en change simplement la nature.
La RC Professionnelle d'un vendeur-concepteur de cuisines couvre les dommages que votre activité de conseil, de métré, de conception, de commande et de livraison cause à vos clients et aux tiers, y compris quand vous ne touchez jamais un tournevis. Elle intervient sur les trois natures de dommages : les dommages corporels (un client blessé par un élément d'exposition qui bascule dans le showroom, un occupant heurté pendant une livraison), les dommages matériels (parquet rayé, mur enfoncé, cage d'escalier abîmée, plan de travail cassé, dégât provoqué chez le client par un appareil que vous avez vendu) et les dommages immatériels (chantier bloqué, relogement prolongé, poseur immobilisé, perte d'exploitation d'un client professionnel). Deux volets se complètent : la RC exploitation, pour les dommages causés dans la vie courante de l'entreprise — accueil en magasin, déplacements de métré, livraisons — et la responsabilité civile professionnelle proprement dite, pour les fautes intellectuelles : cote fausse, plan irréalisable, mauvaise référence commandée, conseil technique erroné sur une évacuation ou une alimentation. S'y ajoute la garantie du fait des produits livrés, qui prend le relais après la vente lorsque le dommage se produit chez le client. En revanche, elle n'a pas vocation à payer vos propres marchandises, les pénalités de retard prévues à votre bon de commande, ni la simple reprise de votre prestation.
Prenons une cuisine de 22 000 € vendue sur plan : l'îlot est dessiné huit centimètres trop large, le lave-vaisselle ne s'ouvre plus une fois les meubles montés et l'arrivée d'eau a déjà été déplacée par le plombier. Il faut refabriquer trois caissons, remplacer un plan de travail en quartz découpé et perdu, faire revenir le plombier, indemniser le poseur immobilisé et le client relogé trois semaines : à titre d'exemple et sans valeur de tarif, ce type de dossier se règle couramment entre 12 000 et 15 000 €, avocat non compris si le client refuse l'arrangement amiable. Avec une RC Pro, vous déclarez, un expert chiffre, l'assureur prend en charge les conséquences de la faute, votre défense et, le cas échéant, la transaction. Sans assurance, la somme sort de votre trésorerie, et pour une structure qui vend quelques dizaines de cuisines par an, un seul sinistre de ce genre efface la marge de l'exercice. Précision utile : la RC Pro n'est pas légalement obligatoire pour le commerce de cuisines, qui n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation d'assurance. En pratique, votre franchise, le bailleur de votre centre commercial et vos fournisseurs vous réclament pourtant une attestation à jour, et un client averti la demande avant de verser un acompte de plusieurs milliers d'euros.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une cote fausse relevée chez le client, un angle mal repris, un îlot qui bloque l'ouverture du lave-vaisselle ou le passage : la cuisine sur mesure arrive et ne se monte pas. La signature du client au bas du plan ne vous exonère pas, car le devoir de conseil technique pèse sur le professionnel, pas sur le particulier.
Hotte prévue sur un mur sans conduit d'évacuation, plaque induction dépassant la puissance du tableau, arrivée d'eau à déplacer non signalée, plan en pierre trop lourd pour des caissons standard : le client découvre le problème au montage et doit engager des travaux imprévus. Ces surcoûts vous sont réclamés au titre du conseil que vous n'avez pas donné.
Parquet rayé, rampe d'escalier arrachée, mur enfoncé, porte de garage ou ascenseur endommagé lors du déchargement d'un plan de travail de 80 kilos. Le dommage est matériel, parfois corporel si un occupant est heurté, et il est causé chez le client par votre entreprise ou votre transporteur.
Une référence oubliée à la commande, une palette manquante ou un décalage fournisseur immobilisent le poseur, prolongent le relogement du client et décalent l'ensemble d'une rénovation. Le préjudice est immatériel mais bien réel : nuits d'hôtel, journées d'artisan perdues, parfois pénalités réclamées par un client professionnel.
Un plan de travail qui se fend, une façade qui gonfle, un appareil qui prend feu ou fuit et inonde le logement : le client se retourne contre vous en tant que vendeur professionnel, avant même que le fabricant soit appelé en cause. La garantie du fait des produits livrés intervient sur ces dommages survenus après la vente.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vente de cuisines (sans pose) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Tout dépend de la manière dont la pose est vendue. Si le poseur contracte et facture directement le client et que vous vous êtes limité à transmettre ses coordonnées, sa malfaçon relève de sa responsabilité et de son assurance. Si vous facturez la pose, même en la sous-traitant, vous en répondez devant le client comme si vous l'aviez réalisée. Entre les deux, ce sont vos documents qui tranchent : un bon de commande unique incluant la pose ou une plaquette promettant une prestation complète vous engagent. Écrivez noir sur blanc qui pose, et demandez chaque année l'attestation d'assurance du poseur.
Il faut distinguer deux choses. La RC Pro indemnise les conséquences de votre faute chez le client, pas la reprise de votre propre prestation : les caissons à refabriquer sont généralement analysés comme le coût de votre marchandise et restent à votre charge. En revanche, ce qui découle de l'erreur relève de la garantie : plan de travail déjà découpé et perdu, reprise de la plomberie ou de l'électricité déplacée, immobilisation du logement, indemnisation du poseur, frais de défense si le client assigne. La frontière se lit dans les exclusions, notamment celles visant le remplacement des produits livrés.
Oui, au titre des dommages matériels causés à un tiers pendant votre activité, sous déduction d'une franchise. Deux réflexes : si la livraison est confiée à un transporteur, c'est d'abord son assurance qui doit jouer, mais vous restez en première ligne face au client, votre contrat doit donc permettre le recours ; et un état des lieux photographique des accès avant déchargement (palier, ascenseur, sol) désamorce la moitié des litiges. Attention, le bris des meubles eux-mêmes, tant qu'ils vous appartiennent, relève d'une garantie marchandises transportées, pas de la RC.
En principe non. L'obligation d'assurance des constructeurs vise celui qui réalise les travaux, et une cuisine équipée est un équipement dissociable du bâtiment. Tant que vous vendez, concevez, commandez et livrez, vous n'endossez pas la casquette de constructeur. Le basculement se produit le jour où vous facturez la pose, même sous-traitée : vous devenez alors constructeur au sens de l'article 1792 du Code civil et la décennale doit être souscrite avant l'ouverture du chantier, pas après. Si vous envisagez de proposer la pose, même occasionnellement, prévenez votre assureur en amont.
Le client se retourne d'abord contre vous, vendeur professionnel, sur le terrain du produit défectueux et de la garantie des vices cachés ; c'est ensuite à vous d'exercer votre recours contre le fabricant, ce qui prend des mois. D'où l'importance de la garantie responsabilité du fait des produits livrés, aussi appelée RC après livraison : elle intervient quand le dommage survient chez le client, une fois la vente conclue. Vérifiez qu'elle figure bien au contrat, qu'elle n'exclut pas l'électroménager et que son plafond encaisse un incendie, dont le coût dépasse vite la valeur de la cuisine.
Deux mécanismes se répondent. En base réclamation, la garantie subséquente maintient la couverture des réclamations reçues après la fin du contrat pour des faits antérieurs, sur une durée qui ne peut être inférieure à cinq ans (article L.124-5 du Code des assurances) : c'est ce qui protège vos ventes passées. Côté résiliation, un contrat professionnel ne relève ni du délai de rétractation de 14 jours ni de la loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12), ou en cours d'année en cas de cessation ou de changement d'activité (article L.113-16), justificatif à l'appui.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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