RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre le décapage de l'ancien sol, le ragréage et la pose, le solier-moquettiste travaille toujours sur le support de quelqu'un d'autre : une chape qui cache un plancher chauffant, un parquet voisin à préserver, un magasin qui doit rouvrir lundi matin. La ponceuse qui mord trop profond, le seau de colle renversé sur des plinthes neuves ou un lé qui cloque trois mois après la réception ne coûtent presque jamais le prix de votre pose. Ils coûtent celui de la remise en état tout autour, et c'est là que votre responsabilité civile professionnelle est engagée.
La RC Pro du solier-moquettiste répond des dommages que votre activité cause à autrui, dans les trois familles habituelles : dommages corporels (un visiteur qui glisse sur un lé non encore fixé ou trébuche sur un ressaut mal traité), dommages matériels (tube de plancher chauffant sectionné à la ponceuse, plinthes et parquet voisins tachés de colle ou de primaire, cabine d'ascenseur abîmée au transport des rouleaux) et dommages immatériels consécutifs (le magasin qui ne rouvre pas à la date prévue parce que votre sol doit être déposé). Elle intervient pendant le chantier, au titre de la responsabilité civile exploitation, y compris pour les dommages causés par vos machines, vos salariés et vos apprentis, dont vous répondez au sens du Code civil. Elle intervient aussi après livraison, pour les désordres révélés une fois le sol posé et qui ne relèvent pas de la garantie décennale. Elle prend en charge vos frais de défense quand le maître d'ouvrage, un voisin ou leur assureur se retourne contre vous. Elle ne remplace en revanche ni l'assurance décennale, obligatoire dès que vos travaux constituent un ouvrage, ni l'assurance de votre propre matériel.
Décapage d'un ancien revêtement dans un immeuble d'habitation : la ponceuse descend un peu trop bas et sectionne un tube du plancher chauffant noyé dans la chape. L'eau circule sous la dalle, traverse et gonfle le parquet du logement du dessous, posé six mois plus tôt. La note n'est plus celle de votre pose : recherche de fuite, ouverture puis reprise de la chape, séchage, réfection du parquet et des peintures du voisin — à titre d'exemple, ce type de sinistre se situe couramment dans un ordre de grandeur de 15 000 à 25 000 €, relogement non compris. Sans RC Pro, ce montant sort de votre trésorerie pendant que le chantier est à l'arrêt et que votre client vous met en demeure. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute le partage de responsabilité — le plan des réseaux vous avait-il été remis ? —, indemnise les tiers, assure votre défense et vous ne supportez que la franchise prévue au contrat.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
En décapant ou en rabotant un ancien support, la machine atteint un tube de plancher chauffant, une gaine électrique ou une canalisation noyée dans la chape. La fuite se propage aux niveaux inférieurs et la facture de remise en état dépasse largement celle du chantier.
Coulure de colle, projection de primaire ou laitance de ragréage sur des plinthes, des menuiseries, un parquet mitoyen ou du mobilier livré avant vous. Ces salissures sont rarement rattrapables et se soldent par un remplacement à votre charge.
Support trop humide, primaire oublié ou délai de séchage écourté : le revêtement cloque, tuile ou se décolle quelques semaines après la réception. Au-delà de la reprise, le client réclame le déménagement du mobilier et l'immobilisation de son local.
Sur un chantier occupé, un occupant ou un salarié du client glisse sur une zone encollée, trébuche sur un lé non fixé ou sur un ressaut non traité. Le dommage corporel se règle avec la sécurité sociale et l'assureur de la victime, qui se retournent contre vous.
Un revêtement mal choisi pour l'usage réel du local — trafic intense, roulage de charges, pièce humide, exigence d'adhérence — se dégrade en quelques mois. Le conseil fait partie de votre prestation : c'est votre responsabilité qui est recherchée, pas seulement celle du fabricant.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Solier-moquettiste : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 34,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Les deux ne couvrent pas la même chose. Dès que vos travaux touchent au bâti — ragréage, chape, sol coulé, revêtement collé qui fait corps avec le support — vous réalisez un ouvrage : l'assurance décennale est alors obligatoire avant l'ouverture du chantier et joue après réception, sur dix ans. La RC Pro couvre ce que vous cassez ou faites perdre aux tiers pendant les travaux et hors du champ décennal. Une moquette tendue ou des dalles amovibles relèvent plutôt de la garantie de bon fonctionnement de deux ans. En pratique, la plupart des donneurs d'ordre exigent les deux attestations avant de vous laisser monter.
C'est le cas d'école de la RC Pro. Le dommage est causé par votre outil, dans l'exercice de votre activité, à un bien qui ne vous appartient pas : la garantie couvre la recherche de fuite, l'ouverture et la reprise de la chape, le séchage et la remise en état du logement du dessous, sous déduction de la franchise. La question du partage de responsabilité se joue ensuite sur un point précis : le plan des réseaux ou le repérage vous ont-ils été remis avant travaux ? Conservez systématiquement cet écrit, il pèse lourd dans l'expertise.
Distinguez deux choses. La reprise de votre propre travail — dépose du lé, nouveau ragréage, nouvelle colle, nouveau revêtement — correspond à vos frais de reprise et reste, dans la plupart des contrats, à votre charge sauf garantie optionnelle spécifique. En revanche, les dommages que ce décollement provoque autour sont couverts : plinthes déposées, meubles déplacés et abîmés, sols voisins, et le préjudice financier subi par le client. Un décollement vient très souvent d'un support trop humide ou d'un primaire manquant : le rapport d'humidité mesuré avant pose est votre meilleure preuve.
Oui, s'il s'agit de dommages immatériels consécutifs à un dommage matériel dont vous êtes responsable — c'est exactement ce que vise ce poste de garantie, et il est décisif en commerce et en tertiaire, où la perte de chiffre d'affaires dépasse vite le coût du sol lui-même. Vérifiez que votre contrat les garantit, et à quel plafond : certains contrats d'entrée de gamme les excluent ou les limitent fortement. Vérifiez aussi le sort des immatériels non consécutifs, plus rarement couverts, et exigez que la nature de vos chantiers soit correctement déclarée.
Prudence : les anciennes dalles de sol semi-flexibles et les colles bitumineuses posées avant le milieu des années 1990 peuvent contenir de l'amiante, et les dommages liés à l'amiante sont très largement exclus des contrats de responsabilité civile. La réglementation met à la charge du donneur d'ordre un repérage avant travaux : exigez-le par écrit et refusez le chantier s'il manque. Sans repérage, vous prenez un risque sanitaire pour vos équipes, un risque pénal, et un risque financier que votre RC Pro n'absorbera pas.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni délai de rétractation de quatorze jours, ni loi Hamon. La résiliation classique se fait à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation qui modifie le risque — cessation d'activité, changement de métier ou de statut — le Code des assurances prévoit une résiliation en cours d'année (article L.113-16), justificatif à l'appui. Avant de basculer, vérifiez la reprise du passé chez le nouvel assureur et la garantie subséquente chez l'ancien : sans elles, un désordre ancien révélé plus tard reste sans couverture.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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