RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un drone de 900 g qui décroche à quarante mètres au-dessus d'un parking ne pardonne rien : la chute dure deux secondes, le dossier de responsabilité dure des mois. Perte de liaison derrière un bâtiment, boussole perturbée par une toiture métallique, rafale au-dessus d'une cour, passant qui entre dans la zone au mauvais moment : le télépilote professionnel travaille en permanence au-dessus de personnes et de biens qui ne lui appartiennent pas. Et à côté du vol, il y a la donnée livrée — orthophoto, modèle 3D, cubature, rapport de thermographie — sur laquelle un client engage des dépenses bien plus lourdes que le prix de la mission.
La RC Pro du télépilote couvre les conséquences financières des dommages que votre exploitation cause à des tiers, dans les trois familles habituelles : dommages corporels (une personne blessée par la chute ou par une hélice), dommages matériels (véhicule, toiture, verrière, panneau photovoltaïque, câble, machine, culture) et dommages immatériels (l'arrêt d'exploitation d'un site, le surcoût de chantier né d'une donnée fausse). Elle joue pendant le vol comme après la livraison du travail : geste technique, préparation de mission, mais aussi erreur de calage, mauvaise référence altimétrique, défaut de repérage ou conseil inadapté sur ce que la donnée permet de conclure. Pour un dommage causé au sol, la responsabilité de l'exploitant d'un aéronef est engagée de plein droit : la victime n'a pas à démontrer votre faute, il lui suffit d'établir que votre machine est à l'origine du dommage. Sur le livrable, on revient au régime classique de la faute prouvée : c'est l'erreur professionnelle ou l'inexécution qui est recherchée (Code civil 1240). Enfin, le contrat ne finance pas seulement l'indemnité due au tiers, il prend aussi en charge votre défense — expertise, discussion technique, procédure — un poste qui pèse souvent autant que le chèque final.
Inspection d'une toiture photovoltaïque : la liaison se coupe derrière un local technique, le drone chute, casse six panneaux et traverse une verrière, et l'exploitant réduit sa production pendant trois semaines. En ordre de grandeur, comptez une quinzaine de milliers d'euros de matériel et de pose, quelques milliers pour la verrière et la nacelle de reprise, et une perte de production réclamée de plusieurs milliers d'euros : le dossier tourne autour de 25 000 à 30 000 €, à titre d'exemple. Vous n'avez commis aucune faute évidente — machine à jour, mission préparée — mais cela ne vous protège pas, puisque le dommage causé au sol engage l'exploitant sans qu'il faille démontrer une faute. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert, discute pied à pied la perte d'exploitation réclamée (la ligne la plus contestable du dossier) et règle le tiers sous déduction de la franchise. Sans garantie, la somme sort de votre trésorerie et vous négociez seul face à l'assureur du site, qui a des juristes. Un point à vérifier avant de signer : les installations que vous inspectez sont juridiquement « les biens sur lesquels vous travaillez », un poste fréquemment exclu par défaut — sans extension, les panneaux cassés restent à votre charge.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une perte de liaison, une batterie qui lâche ou une rafale, et la machine tombe sur ce qui se trouve dessous : passant, ouvrier, voiture, terrasse. Le dommage au sol engage l'exploitant sans faute à prouver, et le poste corporel est celui qui grimpe le plus vite.
Verrière percée, panneau photovoltaïque brisé, câble accroché, hélice qui marque une façade tout juste ravalée : le bien objet de la mission est le premier exposé. C'est aussi celui qui tombe le plus souvent sous l'exclusion des biens confiés ou des biens sur lesquels vous travaillez, à faire racheter explicitement.
Calage approximatif, points d'appui mal relevés, cubature fausse de quelques pour cent : le client terrasse, commande ou facture sur votre chiffre et découvre l'écart trop tard. Rien n'est cassé, personne n'est blessé, mais le préjudice est purement financier et relève des dommages immatériels non consécutifs.
Un survol capte un jardin, une piscine, des salariés identifiables ou des plaques d'immatriculation, et la réclamation arrive sur le terrain de la vie privée. Les conséquences pécuniaires d'une atteinte involontaire peuvent être garanties, mais une amende administrative ou une sanction pénale ne s'assure jamais.
Drone perdu sur une emprise ferroviaire, une plateforme industrielle, un site sensible ou près d'un aérodrome : l'exploitant arrête, évacue, mobilise des moyens. La facture n'est plus celle de votre machine mais celle des heures d'arrêt et de l'intervention, réclamées au titre du dommage immatériel.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Télépilote de drone : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. Dès lors que le vol est professionnel, vous êtes exploitant d'un aéronef, et un exploitant d'aéronef doit être couvert en responsabilité civile envers les tiers, quels que soient le poids de la machine et la catégorie d'exploitation. L'exception prévue pour les aéromodèles légers de loisir ne s'applique pas à une activité professionnelle. En pratique, l'attestation vous est réclamée dès l'enregistrement comme exploitant, par vos clients, par les gestionnaires de sites et lors des demandes de dérogation. Voler sans assurance n'est donc pas seulement un risque financier, c'est un manquement réglementaire.
Oui, pour les dommages causés au sol. Le droit aérien retient une responsabilité de plein droit de l'exploitant : la victime établit le dommage et son origine, pas votre faute. Peu importe que la machine ait été à jour, la mission préparée, la zone balisée et l'autorisation obtenue : une interférence, une perte de signal ou une panne suffisent à vous rendre débiteur. Seule la faute de la victime, par exemple le franchissement d'un périmètre matérialisé, peut réduire l'indemnisation. C'est exactement ce qui rend la garantie indispensable : votre sérieux n'est pas un moyen de défense.
Uniquement si votre contrat garantit les dommages immatériels non consécutifs, c'est-à-dire un préjudice financier qui ne découle d'aucun dommage corporel ou matériel. C'est le sinistre type du télépilote : calage approximatif, points d'appui insuffisants, nuage de points décalé, cubature fausse de quelques pour cent, thermographie qui passe à côté d'un défaut. Le client terrasse, commande ou facture sur votre chiffre, puis vous réclame l'écart. Beaucoup de contrats couvrent très bien le crash mais pas le livrable : faites vérifier la présence de ce poste et son plafond, souvent distinct du plafond corporel et matériel.
La RC Pro peut prendre en charge les conséquences pécuniaires d'une atteinte involontaire à la vie privée ou au droit à l'image, à condition que la garantie « atteinte aux droits de la personnalité » figure au contrat : indemnisation du plaignant et frais de défense. Elle ne couvre jamais une amende administrative ni une sanction pénale, qui ne sont pas assurables. Elle ne rattrape pas non plus une captation volontairement illicite. Votre vraie protection est en amont : information des personnes, floutage, cadrage limité au besoin de la mission, et un contrat client qui désigne le responsable du traitement des images.
Non, c'est une exigence contractuelle du donneur d'ordre, à distinguer de l'obligation légale d'assurance qui pèse sur l'exploitant d'aéronef. Elle est néanmoins bloquante : sans attestation au bon libellé, la commande ne part pas. Vérifiez que le document nomme réellement vos usages : prise de vue et inspection par aéronef télépiloté, vol hors vue, vol de nuit, survol de zone peuplée, vol en intérieur, levé topographique ou épandage selon les cas. Contrôlez aussi la territorialité si vous volez hors de France, le plafond demandé, et la couverture des télépilotes que vous sous-traitez.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces droits sont réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (Code des assurances L.113-12), et vous disposez d'une faculté de résiliation en cas de changement de situation, par exemple une cessation d'activité (L.113-16). Surtout, toute évolution du risque doit être déclarée : passage au vol hors vue, au vol de nuit, à l'épandage, flotte plus lourde, missions à l'étranger. Une aggravation non déclarée peut vous coûter la garantie le jour du sinistre (L.113-2).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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