RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous relancez, négociez et encaissez pour le compte de vos mandants : chaque appel, chaque courrier, chaque échéancier signé engage votre responsabilité. Une créance laissée prescrire, un homonyme relancé après paiement, un protocole d'accord conclu au-delà du mandat, et c'est le créancier ou le débiteur qui vous demande des comptes. Dans le recouvrement amiable, la faute n'est presque jamais spectaculaire, mais elle se chiffre vite.
La RC Professionnelle d'une société de recouvrement couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés à autrui dans l'exécution de votre mandat : à votre client créancier, au débiteur relancé, à tout tiers au dossier. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (rares, mais possibles lors d'une visite domiciliaire ou d'un rendez-vous en entreprise), matériels (un bien dégradé chez un mandant ou chez un débiteur) et surtout immatériels, c'est-à-dire la perte financière née d'une erreur, d'une omission, d'un retard ou d'un conseil fautif. Cette dernière catégorie concentre l'essentiel des mises en cause du métier : créance prescrite, décompte erroné, remise consentie sans autorisation, atteinte à la réputation d'un débiteur. Le contrat règle l'indemnité due au tiers lésé et prend en charge votre défense, y compris lorsque la réclamation se révèle infondée. Il ne garantit en revanche pas la restitution des fonds encaissés pour le compte de tiers : c'est l'objet distinct de la garantie financière exigée pour exercer.
Un client vous confie un lot d'impayés B2B, dont une facture de 68 000 € qui approche des cinq ans. Vous relancez pendant des mois sans obtenir de reconnaissance de dette écrite, sans faire interrompre le délai, et sans alerter le créancier qu'il faut basculer en judiciaire avant l'échéance : la créance se prescrit et devient irrécouvrable. Le mandant vous assigne pour perte de chance, le débiteur était solvable et l'expertise retient un taux de recouvrement probable élevé. Sur ce type de dossier, l'ordre de grandeur tourne autour de 40 000 à 50 000 € d'indemnisation, plus 10 000 à 15 000 € de frais d'avocat et d'expertise — des exemples indicatifs, pas un barème. Sans RC Pro, ces sommes sortent de votre trésorerie alors que votre marge se compte en pourcentage des encaissements. Avec la garantie, l'assureur prend la main sur la défense dès la mise en cause, discute le taux de perte de chance retenu et règle l'indemnité au-delà de la franchise.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un délai non interrompu, des relances sans acte utile, et la créance devient irrécouvrable. Le mandant réclame alors la perte de chance de recouvrer, souvent une fraction importante du montant en jeu.
Appels trop fréquents, horaires inadaptés, courrier évoquant une saisie alors qu'aucun titre exécutoire n'existe : le débiteur agit en dommages-intérêts. Les frais de recouvrement amiable restant en principe à la charge du créancier, les facturer au débiteur particulier est une source classique de litige.
Vous accordez une remise, un échéancier très long ou signez un protocole d'accord sans l'autorisation écrite du créancier. Celui-ci vous reproche l'écart entre la créance due et la somme réellement récupérée.
Relance d'un homonyme, poursuite d'un débiteur qui a déjà payé, encaissement affecté au mauvais dossier, solde faux dans le décompte adressé. L'erreur se solde en dommages-intérêts, et parfois en perte du mandat.
Fichier d'impayés envoyé au mauvais destinataire, information transmise à l'employeur ou à l'entourage, conservation au-delà du nécessaire : le débiteur peut agir civilement et saisir la CNIL. Ce type d'atteinte suppose une extension données personnelles ou un volet cyber, à vérifier dans le contrat.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Société de recouvrement : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. Le recouvrement amiable pour le compte d'autrui est une activité réglementée depuis le décret de décembre 1996 : pour exercer, vous devez vous déclarer auprès du procureur de la République, justifier d'une assurance couvrant les conséquences pécuniaires de votre responsabilité civile professionnelle, disposer d'une garantie financière affectée au remboursement des fonds encaissés et d'un compte bancaire exclusivement dédié à ces fonds. L'attestation n'est donc pas une simple exigence commerciale de vos mandants : c'est une condition d'exercice.
Non, et l'une ne remplace jamais l'autre. La garantie financière est un engagement de caution destiné à restituer les fonds encaissés pour le compte de vos mandants si vous ne pouvez plus les reverser. La RC Professionnelle, elle, indemnise les fautes commises dans la prestation : créance prescrite, décompte faux, relance abusive, conseil fautif. Un incident sur les fonds clients relève de la première, une négligence dans la conduite du dossier relève de la seconde. Les deux se justifient séparément.
Oui : une prescription non surveillée est une négligence professionnelle non intentionnelle, exactement ce que la RC Pro sert à absorber. L'indemnisation porte rarement sur la totalité de la créance, mais sur la perte de chance de la recouvrer, appréciée d'après la solvabilité réelle du débiteur. Restent à votre charge la franchise et ce qui dépasse le plafond par sinistre. Déclarez l'incident dès que vous en avez connaissance : le dissimuler à votre mandant puis à l'assureur peut vous coûter le bénéfice de la garantie.
La réclamation d'un débiteur qui invoque des appels répétés, des pressions ou une atteinte à sa réputation entre bien dans le champ de la RC Pro : c'est un dommage immatériel causé à un tiers, et l'assureur assure votre défense. Deux limites : une amende pénale n'est jamais assurable, et une pratique délibérément illicite — menace de saisie sans titre, information de l'employeur, harcèlement caractérisé — peut être exclue au titre de la faute intentionnelle. D'où l'intérêt de scripts d'appel et d'une traçabilité écrite de chaque relance.
Vos salariés le sont : en tant qu'employeur, vous répondez des fautes de vos préposés dans l'exercice de leurs fonctions (Code civil, article 1242) et le contrat suit cette responsabilité. Un plateau d'appels sous-traité, un correspondant à l'étranger ou un cabinet partenaire doivent en revanche être déclarés : la RC Pro couvre alors votre responsabilité de donneur d'ordre, mais l'assureur garde son recours contre le sous-traitant fautif. Exigez de chacun son attestation à jour et vérifiez que votre contrat suit vos zones d'intervention.
Les contrats RC Pro sont majoritairement en base réclamation : c'est la date de la réclamation qui compte, pas celle de la faute. Vérifiez donc la reprise du passé chez le nouvel assureur et la garantie subséquente chez l'ancien — le Code des assurances (article L.124-5) impose au minimum cinq ans après la résiliation. Côté résiliation, un contrat professionnel ne relève ni du délai de rétractation de 14 jours ni de la loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12), ou en cas de changement de situation (article L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →