RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une commode estampillée, un cartonnier marqueté, un cadre doré à la feuille : ce qui passe sur votre établi vaut souvent plus que plusieurs mois de chiffre d'affaires. Un décapant trop agressif, un ponçage prolongé de trente secondes, un placage qui saute sous la sangle, et la pièce perd une part définitive de sa valeur. C'est ce dommage-là, celui que votre geste cause au bien d'un autre, que la responsabilité civile professionnelle prend en charge.
La RC Pro du restaurateur de meubles répond des dommages que votre travail cause aux autres. Dommages matériels d'abord : le meuble confié brûlé par un produit, cassé à la manutention, dégradé par une reprise mal maîtrisée, mais aussi le parquet rayé ou le mur enfoncé chez un client lors d'une intervention sur place. Dommages corporels ensuite : une armoire remontée qui bascule, un client blessé en venant récupérer sa pièce à l'atelier, un tiers qui chute sur un plateau posé à terre. Dommages immatériels consécutifs enfin : la moins-value d'un meuble dont la patine d'origine a disparu, la vente ou l'exposition manquée faute de pièce restituable. S'y ajoute le volet propre au métier, la garantie des biens confiés : tant qu'un meuble est chez vous, vous devez le restituer dans l'état où vous l'avez reçu, et c'est à vous de démontrer qu'un dommage ne vous est pas imputable.
Un antiquaire vous confie une commode en placage de bois de rose pour reprendre le vernis et recoller un tiroir. Le décapant attaque le placage, la patine d'origine part avec le vernis : le meuble reste beau, mais il n'est plus dans son jus, et c'est précisément ce qui faisait son prix. L'expert mandaté par le propriétaire chiffre la perte de valeur autour de 12 000 € sur une pièce estimée 40 000 € : ordre de grandeur donné à titre d'exemple, pas un tarif. Sans assurance, la somme sort de votre trésorerie, augmentée des honoraires d'expertise et d'avocat si le dossier part au tribunal. Avec une RC Pro incluant les biens confiés, l'assureur missionne son propre expert, discute le chiffrage de façon contradictoire, prend en charge votre défense et indemnise dans la limite du plafond, franchise déduite. La RC Pro n'est pas obligatoire pour un restaurateur de meubles, mais musées, institutions publiques et commissaires-priseurs exigent presque toujours une attestation mentionnant les biens confiés et leur montant garanti avant de vous remettre une pièce.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un décapant trop agressif, une reprise de teinte, un ponçage un peu long et la patine d'origine disparaît : sur une pièce ancienne, une part de la valeur part avec elle. Le préjudice réclamé n'est pas le prix de votre travail, mais la moins-value du meuble, chiffrée par expertise.
Un pied qui cède au chargement, un placage qui éclate sous une sangle, un plateau de marbre qui glisse dans un escalier : la casse arrive plus souvent en déplaçant le meuble qu'en le travaillant. Le dommage survient alors hors atelier, là où beaucoup de contrats réduisent ou suppriment la garantie des biens confiés.
Traitement anti-vrillette qui auréole le bois, colle qui traverse un placage fin, cire ou solvant qui réagit avec un vernis ancien : le dommage se révèle parfois plusieurs semaines après la restitution. Une infestation mal traitée qui gagne ensuite d'autres meubles du client relève du même terrain de responsabilité.
Dépose d'une armoire, remontage sur place, reprise de sièges à domicile : parquet rayé, mur enfoncé, meuble voisin renversé, tapis taché. Si l'élément remonté bascule et blesse quelqu'un, on bascule sur le dommage corporel, le poste le plus lourd d'un dossier de responsabilité.
Ferrures, bronzes ou serrures d'origine remplacés sans accord écrit, intervention jugée trop invasive au regard des règles de conservation, retard qui fait manquer une vente : le client conteste et réclame. La RC Pro finance aussi la défense de votre position lorsque la faute n'est pas démontrée.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Restaurateur de meubles : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 17,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement. La RC Pro de base indemnise un tiers pour un dommage causé par votre activité, mais le meuble sur lequel vous travaillez est un bien confié : cela suppose une extension dédiée, avec son propre plafond et sa propre franchise. Ce plafond est le chiffre à surveiller, car il joue le plus souvent par sinistre et non par meuble : un seul événement dans l'atelier peut toucher dix pièces d'un coup. Déclarez donc la valeur maximale de mobilier présent chez vous, pas une valeur moyenne.
Oui, dès lors que votre responsabilité est engagée : la perte de valeur vénale d'un meuble abîmé pendant votre intervention est un préjudice indemnisable, établi par expertise contradictoire. Une limite classique doit être connue : la reprise de votre propre prestation, refaire le vernis, replaquer, reprendre la teinte, reste à votre charge, c'est le coût de votre travail. Ce que l'assureur prend en charge, c'est ce qui dépasse la prestation : la moins-value constatée, la remise en état par un confrère, les frais d'expertise et votre défense.
Non. Dès que vous intervenez sur des éléments intégrés à l'ouvrage, boiseries fixées à demeure, parquet, escalier, huisseries, vous réalisez des travaux de construction : la responsabilité décennale de l'article 1792 du Code civil s'applique et l'assurance décennale est obligatoire, sous peine de sanctions. C'est une garantie distincte de la RC Pro, qui ne couvre que le mobilier et les dommages hors ouvrage. Faites figurer les deux volets dans votre déclaration d'activité : un contrat souscrit pour la seule restauration de mobilier ne vous couvrira pas sur du bâti.
Pas toujours. Beaucoup de contrats limitent la garantie des biens confiés aux locaux professionnels, ou appliquent un sous-plafond réduit hors atelier. Vérifiez trois points avant de signer : la mention d'une couverture en tous lieux, le transport dans votre propre véhicule, souvent renvoyé au contrat auto professionnel avec la question du contenu transporté, et le cas du confrère ou du transporteur à qui vous confiez un enlèvement. Le chargement, le calage et le sanglage sont précisément les moments où un placage éclate et où un pied casse.
Faites-la estimer avant de la recevoir, par le propriétaire, un commissaire-priseur ou un expert, et conservez l'écrit. Si sa valeur dépasse votre plafond biens confiés, demandez à votre assureur une déclaration ponctuelle ou une extension temporaire pour la durée du chantier : c'est une pratique courante et cela se traite en quelques jours. À défaut, l'indemnité s'arrête au plafond, quelle que soit la valeur réelle de la pièce. Gardez aussi en tête le principe indemnitaire : l'assurance répare le préjudice constaté, elle ne verse jamais plus que la valeur du bien.
Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, contrairement à vos contrats de particulier. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), sauf changement de situation, cessation d'activité ou changement de métier, qui ouvre une résiliation dans les trois mois (article L.113-16). En changeant, examinez la garantie subséquente de l'ancien contrat : elle couvre les réclamations qui arrivent après la résiliation pour des travaux déjà livrés.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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