RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous achetez une commode dans une succession, vous la nettoyez, vous l'annoncez « d'époque » et vous la vendez 4 000 €. Six mois plus tard, l'acheteur revient avec un rapport d'expert : plateau rapporté, estampille douteuse. Entre l'erreur d'attribution, le meuble infesté qui contamine l'intérieur d'un client et la pièce cassée en la descendant d'un troisième étage, le brocanteur-antiquaire engage sa responsabilité à chaque étape, sur des montants sans rapport avec sa marge.
La responsabilité civile professionnelle du brocanteur-antiquaire indemnise les dommages que vous causez à un tiers — acheteur, visiteur, déposant, propriétaire des lieux — dans l'exercice de votre activité. Elle couvre les dommages corporels (un visiteur blessé par un miroir mal calé sur votre stand), les dommages matériels (un parquet rayé pendant une livraison, une pendule confiée cassée à l'atelier) et les dommages immatériels (la perte financière subie par un acheteur à cause d'une erreur d'attribution ou d'une information fausse sur la provenance). Elle joue pendant l'exploitation — boutique, brocante, foire, déplacement chez un particulier, vide-maison — et après la vente, quand c'est l'objet livré qui provoque le dommage. Elle finance aussi votre défense : expertise contradictoire, avocat, frais de procédure, y compris quand la réclamation se révèle infondée. En revanche elle ne rembourse jamais votre propre stock : la RC Pro paie ce que vous devez aux autres, pas ce que vous perdez.
Vous vendez 2 400 € une armoire Louis-Philippe en merisier, nettoyée mais jamais traitée. Trois mois plus tard, l'acheteur constate des trous frais et de la sciure : les vrillettes ont gagné le parquet, une bibliothèque et les boiseries de la pièce. Traitement par une entreprise spécialisée, restauration des meubles atteints, immobilisation du logement pendant les travaux : ce type de dossier se règle couramment entre 12 000 et 18 000 € selon la surface touchée — un ordre de grandeur donné à titre d'exemple, pas un tarif — pour un objet vendu 2 400 €. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, à laquelle s'ajoutent les honoraires d'expert et d'avocat si l'acheteur vous assigne. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert pour établir l'origine réelle de l'infestation, discute le partage de responsabilité si le logement était déjà contaminé, et indemnise ce qui reste à votre charge dans la limite du plafond souscrit. La RC Pro n'empêche pas d'être mis en cause : elle empêche une mise en cause d'emporter l'année.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une commode annoncée « d'époque » que l'expert requalifie en copie du XIXe, une estampille rapportée, une toile attribuée au mauvais atelier : l'acheteur demande l'annulation de la vente et la réparation de son préjudice. Comme vendeur professionnel, vous êtes tenu à un niveau de compétence supérieur à celui d'un particulier, et la formule « vendu en l'état » ne vous exonère pas.
Vrillettes actives dans un bois, restauration masquée qui lâche, siège ancien qui cède sous un invité, dorure refaite au vernis : le défaut se révèle après la livraison et cause un dommage bien supérieur au prix payé. C'est la mise en cause la plus lourde du métier, parce que le préjudice frappe les autres biens du client, pas seulement l'objet vendu.
Un client vous laisse une pendule à vendre ou un fauteuil à retapisser, et la pièce est rayée, cassée ou décapée trop fort à l'atelier. Ces biens ne vous appartiennent pas : ils relèvent d'une garantie « biens confiés » distincte, avec son propre plafond, qui doit être demandée explicitement au moment de la souscription.
Une armoire qui raye un parquet, une rampe arrachée en descendant un buffet, un vase renversé pendant l'enlèvement d'un lot : vous causez un dommage matériel dans un lieu qui n'est pas le vôtre. Les débarras de succession, les vide-maisons et les livraisons chez les particuliers concentrent ce type de sinistre.
Un grand miroir mal calé qui bascule, un guéridon instable, un empilement de cadres qui glisse sur une brocante en plein air : le dommage corporel se chiffre vite en milliers d'euros, frais médicaux et perte de revenus de la victime compris. C'est aussi la raison pour laquelle les organisateurs de foires exigent votre attestation avant de vous attribuer un emplacement.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Brocanteur-antiquaire : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 20,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Le professionnel est jugé sur sa compétence : ce qu'un brocanteur averti aurait dû voir, on considère qu'il l'a vu. Si l'acheteur prouve qu'il a payé une pièce ancienne et reçu une copie, la vente peut être annulée pour erreur sur une qualité essentielle, sans qu'il ait à démontrer une intention de tromper. Votre vraie protection tient à la prudence de vos libellés : « attribué à », « dans le goût de », « travail du XIXe », plutôt qu'une affirmation d'époque non étayée. Attention : la RC Pro indemnise le préjudice de l'acheteur et paie votre défense, mais la restitution du prix encaissé reste presque toujours à votre charge.
Pas automatiquement. La RC Pro de base vise les dommages causés aux tiers ; les biens remis entre vos mains pour être vendus, restaurés ou expertisés relèvent d'une garantie « biens confiés » à souscrire à part, avec son propre plafond et souvent une exclusion du vol sans effraction. Deux réflexes : déclarer la valeur maximale d'objets confiés que vous pouvez détenir à un instant donné, et faire signer un bon de dépôt décrivant l'état et la valeur convenue. Sans écrit, la discussion sur la valeur d'une pièce cassée tourne systématiquement à votre désavantage.
Oui, à condition que le contrat le prévoit. L'activité doit être déclarée comme itinérante et la zone géographique doit couvrir les pays où vous exposez, ce qui compte dès que vous passez en Belgique, en Italie ou en Suisse. Vérifiez trois points précis : le montage et le démontage du stand, les objets exposés hors d'un local fermé, et les trajets aller-retour avec la marchandise. Les organisateurs réclament presque tous l'attestation avant d'attribuer un emplacement : c'est une exigence contractuelle du donneur d'ordre, pas une obligation légale, mais dans les faits elle conditionne votre accès aux salons.
Non. Contrairement aux professions réglementées auxquelles la loi impose une assurance, le brocanteur-antiquaire n'est pas légalement tenu de souscrire une RC Pro. Ne confondez pas avec vos obligations professionnelles, elles bien réelles : la déclaration préalable de votre activité en préfecture et la tenue du registre des objets mobiliers, le « livre de police », qui décrit chaque objet acquis et l'identité de celui qui vous l'a cédé. En pratique, l'assurance devient incontournable par un autre chemin : organisateurs de salons, bailleurs de boutique et places de marché en ligne exigent tous l'attestation.
Le propriétaire légitime peut revendiquer son bien, et l'acheteur se retourne alors contre vous pour obtenir le remboursement et la réparation de son préjudice. Même logique pour un objet dont la commercialisation est encadrée : ivoire, écaille, spécimens d'espèces protégées par la convention CITES, armes de collection. Votre première protection reste le livre de police tenu rigoureusement, qui atteste votre bonne foi et l'origine de la marchandise. La RC Pro peut prendre en charge le volet civil et votre défense, mais aucune assurance ne couvre une faute intentionnelle ni une amende pénale : un recel commis en connaissance de cause est hors garantie.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs protègent les particuliers, pas les entreprises. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque — cessation, changement d'activité, déménagement de la boutique (article L.113-16). Point critique dans ce métier : les vices d'un meuble se révèlent souvent des années après la vente. Vérifiez donc la durée de la garantie subséquente, qui continue à vous couvrir après l'arrêt du contrat.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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