RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un service du soir, quarante couverts, un plateau de sashimis parti en salle : quinze heures plus tard, trois clients de la même table sont aux urgences et le nom du restaurant figure dans leur déclaration. Le poisson cru ne laisse aucune marge — anisakis, listeria, histamine, chaîne du froid rompue vingt minutes de trop pendant un coup de feu — et c'est le restaurateur qui est présumé responsable de ce qu'il a servi. À cela s'ajoutent les allergènes cachés dans presque toutes les sauces japonaises (soja, blé, sésame, crustacés du surimi) et un rythme de service où un serveur pressé répond « non » sans vérifier.
La RC Pro d'un restaurant japonais couvre les dommages causés aux tiers — clients, livreurs, voisins, personnel d'un autre commerce — dans le cadre de l'activité : préparation, service sur place, vente à emporter et livraison. Elle intervient sur les trois familles de dommages : corporels (intoxication alimentaire, choc anaphylactique après ingestion d'un allergène non signalé, brûlure, chute d'un client sur un sol glissant), matériels (vêtement taché par une sauce soja renversée, dégât d'eau causé au voisin par un bac de décongélation ou un lave-verre, casse d'un bien confié au vestiaire) et immatériels consécutifs (frais médicaux, arrêt de travail et pertes financières subis par la victime à cause du dommage). Elle couvre aussi bien le service en salle que les produits vendus une fois qu'ils ont quitté l'établissement : c'est la garantie « après livraison » ou « du fait des produits livrés » qui joue quand un plateau de makis emporté rend un client malade le soir même. Elle prend en charge la défense de l'établissement — expertise, avocat — et l'indemnisation de la victime quand la responsabilité est reconnue. En revanche, elle ne répare pas vos propres biens : le stock de poisson perdu après une panne de chambre froide, le mobilier, l'incendie de la cuisine relèvent de la multirisque professionnelle, pas de la RC Pro.
Prenons un cas classique : une table de six repart un vendredi soir, et quatre convives sont hospitalisés le lendemain pour une toxi-infection alimentaire attribuée à un lot de thon. L'un d'eux, artisan à son compte, reste arrêté trois semaines. Entre les frais médicaux non remboursés, les pertes de revenus, le préjudice moral et l'expertise contradictoire, un dossier de ce type se règle couramment sur un ordre de grandeur de 30 000 à 60 000 euros, à titre d'exemple et sans qu'aucun de ces montants soit un tarif. Vous n'aurez pas le temps de discuter : les victimes saisissent leur assureur, l'enquête sanitaire démarre, et le fait que le poisson défectueux vienne de votre fournisseur ne vous exonère pas vis-à-vis du client — c'est à vous d'indemniser, puis de vous retourner contre le grossiste. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'expert, mène cette action récursoire à votre place, paie l'avocat et règle les victimes ; sans elle, la somme sort de la trésorerie du restaurant, souvent au pire moment de l'année.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Plusieurs clients d'un même service déclarent des troubles digestifs, une fièvre ou une réaction histaminique après un plateau de sashimis, et l'analyse remonte à votre cuisine. La RC Pro indemnise les frais médicaux, les arrêts de travail et le préjudice moral des victimes, et prend en charge votre défense face à l'enquête sanitaire.
Un client signale une allergie, le serveur affirme que le plat est sans risque, et la sauce contenait du sésame, du blé ou du crustacé : la réaction peut aller jusqu'au choc anaphylactique. Le défaut d'information sur les quatorze allergènes majeurs engage directement votre responsabilité, et c'est l'un des sinistres les plus coûteux du secteur.
Le maki que le client a emporté ou fait livrer le rend malade chez lui, plusieurs heures après avoir quitté l'établissement. C'est la garantie du fait des produits livrés qui joue : sans elle, le contrat peut s'arrêter à la porte du restaurant alors que la vente à emporter représente souvent une part majeure du chiffre.
Un client glisse sur du riz vinaigré tombé au sol, se brûle avec une théière ou un plat en fonte servi brûlant, ou se blesse sur une assise instable. Ces accidents de la vie du restaurant relèvent de la RC exploitation et se règlent sur des montants qui grimpent vite dès qu'il y a fracture ou arrêt de travail.
Un bac de décongélation qui déborde, un lave-verre ou une évacuation de cuisine qui fuit peuvent inonder le commerce du dessous ou l'appartement voisin. Vous êtes recherché comme occupant des locaux, et la facture mêle travaux, matériel abîmé et fermeture temporaire du voisin.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Restaurant japonais / sushi : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 26,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, aucun texte n'impose la RC Pro à un restaurant. Mais elle est engagée sur deux terrains lourds : la responsabilité de droit commun pour la faute (Code civil, article 1240) et surtout la responsabilité du fait des produits défectueux, qui joue même sans faute prouvée dès lors que le plat ne présentait pas la sécurité attendue. Sans contrat, vous payez de votre poche l'indemnisation, l'expertise et l'avocat. Dans les faits elle devient quasi obligatoire par la porte du bail commercial, du contrat de franchise, des plateformes de livraison et de la plupart des centres commerciaux, qui exigent tous une attestation en cours de validité.
Oui, c'est même le cœur du risque de ce métier. La garantie intoxication alimentaire couvre les dommages corporels subis par des clients après consommation de vos préparations, sur place comme à emporter. Attention à une condition qui revient dans les contrats restauration : le respect des obligations sanitaires de base, notamment le traitement par le froid du poisson destiné à être consommé cru et la conservation d'échantillons témoins des plats servis. Un manquement documenté par la répression des fraudes ou l'inspection sanitaire peut être opposé par l'assureur. Conservez les bons de livraison, les relevés de température et les plats témoins : c'est votre meilleure défense quand la victime met en cause votre poisson plutôt que le repas de la veille.
Deux réflexes différents. Sur le sanitaire, la responsabilité du fait du produit reste la vôtre : c'est votre plateau, votre poisson, votre chaîne du froid — la plateforme n'est qu'un transporteur, et vous serez mis en cause en premier. Sur l'accident de circulation du livreur en revanche, c'est l'assurance auto ou deux-roues du coursier qui joue, pas votre RC Pro. La distinction bascule si vous employez ou faites rouler vos propres livreurs : signalez-le à l'assureur, faites ajouter la garantie véhicules confiés ou l'auto-mission. Enfin, vérifiez que votre attestation mentionne la vente à emporter et la livraison, sans quoi une plateforme peut refuser ou suspendre votre référencement.
Vous restez responsable. La loi impose au restaurateur d'informer sur les quatorze allergènes majeurs, sur la carte ou par un support consultable en salle, et un service oral ne suffit pas à vous exonérer si l'information était fausse ou absente. Un plat japonais cumule les pièges : soja et blé dans la sauce, sésame, crustacés dans les surimis et certains bouillons, arachide dans les sauces satay, œuf dans la mayonnaise épicée. Une réaction grave se règle sur des sommes importantes une fois les frais médicaux, la perte de revenus et le préjudice moral additionnés. Écrivez les allergènes plat par plat, formez l'équipe de salle et interdisez la réponse approximative « je crois que non ».
Elle reste dans le champ de la RC Pro tant que le dommage touche un tiers. Un client qui glisse sur du riz vinaigré tombé au sol, qui se brûle avec une théière ou un plat brûlant, qui se blesse sur un tabouret défectueux : c'est votre responsabilité d'exploitant, couverte au titre de la RC exploitation, la partie « vie de l'entreprise » du contrat. Idem pour le manteau abîmé au vestiaire ou le dégât d'eau chez le commerçant voisin. Ce qui n'est pas couvert, ce sont vos propres pertes : matériel, stock, chiffre d'affaires arrêté. Ces postes relèvent de la multirisque professionnelle, un contrat distinct qu'il vaut mieux souscrire en parallèle.
Un contrat professionnel n'est ni un contrat de consommation ni un contrat de particulier : pas de droit de rétractation de quatorze jours, pas de résiliation infra-annuelle façon loi Hamon. Le principe est la reconduction tacite avec résiliation à l'échéance annuelle, moyennant un préavis de deux mois en général (Code des assurances, article L.113-12). D'autres portes existent : un changement de situation qui modifie le risque — cession du fonds, changement d'activité, fermeture d'un point de vente — ouvre une faculté de résiliation dans les délais prévus par le Code des assurances (article L.113-16). Notez votre échéance dans l'agenda dès la souscription : c'est le seul moyen de ne pas rater la fenêtre.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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