RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une cliente de 55 ans vient pour une tension au mollet qu'elle traîne depuis dix jours, vous travaillez la zone en douceur, et c'était une thrombose. Voilà le vrai risque de la fasciathérapie : pas le geste brutal, que vous ne pratiquez pas, mais le signal clinique que vous n'aviez ni le droit ni les moyens d'identifier et que vous n'avez pas renvoyé vers un médecin. À cela s'ajoute le quotidien de la pratique : une douleur qui flambe le lendemain d'une séance, un client qui se relève trop vite de la table, une intervention à domicile où les pieds de la table marquent un parquet.
La RC Pro d'un praticien en fasciathérapie couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à vos clients ou à des tiers dans le cadre de votre activité : séances en cabinet, en salle partagée, au domicile des clients, en entreprise ou en stage. Elle joue sur les trois familles de dommages, et la première est ici largement dominante. Les dommages corporels d'abord : aggravation d'un état sur lequel vous n'auriez pas dû intervenir, hématome, décompensation d'un trouble non repéré, malaise ou chute de la table de soins à la fin de la séance. Les dommages matériels ensuite, plus prosaïques mais fréquents dès que vous vous déplacez : parquet marqué, huile sur un canapé, objet renversé chez le client, dégradation d'une salle louée à l'heure. Les dommages immatériels enfin : arrêt de travail, frais médicaux avancés, perte de chance invoquée lorsqu'une orientation médicale tardive vous est reprochée. S'y ajoutent vos frais de défense, la représentation par un médecin-conseil à l'expertise et le recours de la caisse d'assurance maladie, qui se retourne systématiquement contre le responsable pour récupérer ce qu'elle a versé.
Reprenons le mollet. Votre cliente consulte trois jours après la séance pour une gêne respiratoire : embolie pulmonaire, une dizaine de jours d'hospitalisation, trois mois d'arrêt de travail. L'expertise médicale retiendra que la douleur unilatérale, la chaleur et l'œdème du mollet imposaient une orientation vers un médecin avant tout travail tissulaire sur la zone. Entre l'indemnisation du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées et de la perte de revenus, et le recours de la caisse sur les frais d'hospitalisation et les indemnités journalières, un dossier de ce type se situe couramment entre 30 000 et 60 000 euros — un ordre de grandeur donné à titre d'exemple, jamais un tarif, chaque dossier étant chiffré par l'expert. Avec une RC Pro, l'assureur missionne un médecin-conseil pour vous représenter à l'expertise, discute le lien de causalité et la part réellement imputable à votre intervention, indemnise au-delà de la franchise et finance votre avocat si l'affaire part au civil. Sans elle, vous avancez tout sur vos fonds propres : pour une activité qui tourne à quelques dizaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires annuel, un seul dossier suffit à l'arrêter.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Thrombose veineuse, fracture récente, poussée inflammatoire, ostéoporose sévère, pathologie évolutive : travailler une zone qui relevait d'abord du médecin transforme une séance de confort en dommage corporel. C'est le sinistre le plus lourd du métier, parce qu'il porte sur le corps et déclenche le recours de la caisse d'assurance maladie.
Douleur nocturne qui réveille, fièvre, amaigrissement, perte de force, douleur qui s'aggrave de séance en séance : ces signaux imposent d'arrêter et de renvoyer vers un médecin. Si le client démontre que vos séances répétées ont retardé la découverte d'une pathologie, c'est une perte de chance qui vous est reprochée.
Réveil douloureux, contracture, hématome, blocage installé le lendemain : le client relie l'épisode à votre toucher et adresse une réclamation. Sans fiche de séance décrivant ce que vous avez fait et ce que le client a signalé sur le moment, vous n'avez rien à opposer à sa version.
Annoncer une guérison, poser un nom de pathologie, suggérer d'espacer un traitement prescrit : vous quittez le champ du bien-être pour celui du soin. Au-delà de la mise en cause civile, la qualification d'exercice illégal de la médecine ou de la kinésithérapie devient possible, et les sanctions pénales ne sont jamais assurables.
Table qui marque un parquet, huile sur un canapé, objet renversé, client qui chute en se relevant après une séance qui a fait baisser sa tension : hors du cabinet, vous engagez aussi votre responsabilité sur le matériel que vous transportez. Votre table de soins est une chose dont vous avez la garde au sens du Code civil (article 1242), ce qui suffit à vous rendre responsable sans même qu'une faute soit démontrée.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Praticien fasciathérapie : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 11,90€/mois* | dès 12,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, pas au sens légal. La fasciathérapie exercée comme technique de bien-être n'est pas une profession réglementée, le titre n'est pas protégé et aucun texte ne vous impose de contrat. L'obligation d'assurance existe en revanche pour les professionnels de santé libéraux : un masseur-kinésithérapeute qui pratique la fasciathérapie est assuré à ce titre. Dans les faits, l'attestation vous sera réclamée comme condition d'accès — bail ou convention de mise à disposition d'un cabinet, maison de santé, adhésion à une fédération de praticiens, intervention en entreprise. Et c'est votre seule protection réelle face à un dommage corporel.
Sur trois éléments : une faute de votre part, un dommage, et un lien de causalité entre les deux (Code civil, article 1240). Vous êtes tenu d'une obligation de moyens, pas de résultat : on ne vous reproche pas l'absence d'amélioration, mais un geste ou une décision inadaptés — avoir travaillé une zone contre-indiquée, ne pas avoir interrogé les antécédents, ne pas avoir arrêté quand le client signalait une douleur vive. Tout se joue ensuite sur l'écrit : anamnèse renseignée, contre-indications passées en revue, consentement recueilli, fiche de séance datée.
Pas automatiquement. Votre contrat couvre les actes réalisés dans le cadre de votre exercice de kinésithérapeute ; si vous recevez d'autres clients en dehors de ce cadre, sur des séances de bien-être non prescrites, facturées hors nomenclature et parfois dans un autre lieu, l'assureur peut y voir une activité distincte non déclarée. Le réflexe est de déclarer noir sur blanc les deux volets, de faire figurer la fasciathérapie dans les activités garanties du contrat et de vérifier que les séances hors prescription sont bien visées. Un avenant règle généralement la question.
Oui, et c'est la mise en cause la plus sérieuse après la contre-indication. Vous n'avez pas le droit de poser un diagnostic, mais vous avez le devoir d'interrompre et de renvoyer vers un médecin devant des signes qui ne relèvent pas du bien-être : douleur nocturne, fièvre, amaigrissement, perte de force, troubles sphinctériens, aggravation continue malgré les séances. Si un client démontre que dix séances chez vous ont retardé un diagnostic, il invoque une perte de chance. Notez systématiquement l'orientation conseillée sur la fiche de séance : c'est votre meilleure preuve.
À condition de l'avoir déclaré. Le contrat énumère vos lieux d'exercice : cabinet, salle partagée, domicile des clients, entreprises, salons, stages et retraites. Le domicile ajoute deux expositions que vous n'avez pas au cabinet — les dommages matériels causés chez le client (parquet, mobilier, textile) et la chute au moment où il se relève de la table, très fréquente après une séance qui a fait baisser la tension. Les prestations en entreprise ou en établissement s'accompagnent presque toujours d'une demande d'attestation : vérifiez que le lieu et le public y figurent.
Deux points distincts. Sur la durée : la plupart des contrats fonctionnent en base réclamation, c'est la date de la réclamation qui compte, pas celle de la séance ; à l'arrêt du contrat, une garantie subséquente d'au moins cinq ans prend le relais (Code des assurances, article L.124-5), ce qui est essentiel quand un dommage corporel se révèle après coup. Sur la résiliation : c'est un contrat professionnel, ni rétractation de quatorze jours ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou en cours d'année si votre situation change (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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