RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous décollez, vous livrez un nuage de points, et trois mois plus tard un terrassier attaque un déblai calculé sur vos altitudes. Entre le vol et la mise en cause, un chantier entier s'est appuyé sur vos données sans jamais les recontrôler. Le risque du pilote drone topographie, ce n'est pas seulement l'appareil qui tombe : c'est le décalage de quelques centimètres qui devient une reprise de terrassement que quelqu'un devra payer.
La RC Pro du pilote drone topographie répare les dommages que votre mission cause à un tiers : le client, son maître d'ouvrage, une entreprise présente sur le chantier, un riverain. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un appareil qui décroche au-dessus d'une zone en activité et blesse un compagnon, ou provoque une chute en tentant de l'éviter. Les dommages matériels ensuite : drone sur un engin, sur une toiture, sur un pare-brise, sur une installation du client, matériel détérioré pendant l'intervention. Les dommages immatériels enfin, et c'est le cœur du métier : géoréférencement faux, nuage mal classifié, MNT décalé, cubage erroné, livrable hors délai — des préjudices purement financiers qui coûtent au client une reprise de travaux, un inventaire refait ou une immobilisation de chantier. S'y ajoute la défense de vos intérêts quand un donneur d'ordre conteste la précision que vous avez annoncée.
Prenez un levé de plateforme de trois hectares pour un aménageur. La base RTK est stationnée sur un point dont l'altitude a été saisie en hauteur ellipsoïdale au lieu de l'altitude NGF : tout le modèle numérique de terrain part avec un décalage vertical constant, invisible à l'œil sur l'orthophoto. Le bureau d'études calcule ses déblais et remblais dessus, le terrassier exécute, et l'écart n'apparaît qu'au contrôle de réception — la plateforme est trop basse, il faut réapprovisionner, régaler et recompacter. Sur ce type de dossier, la reprise et l'immobilisation du chantier se chiffrent facilement en dizaines de milliers d'euros : un ordre de grandeur de 60 000 à 100 000 € n'a rien d'exceptionnel, et rien n'est cassé, donc aucun autre assureur ne se sent concerné. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert, discute le partage de responsabilité avec le bureau d'études et l'entreprise de terrassement, prend en charge votre défense et indemnise la part qui vous revient. Sans elle, votre société paie seule, sur ses fonds propres, souvent au bout d'un an de procédure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Base RTK stationnée sur un point mal renseigné, hauteur ellipsoïdale prise pour une altitude NGF, points d'appui mal identifiés : tout le levé se décale en bloc sans que rien ne saute aux yeux sur l'orthophoto. L'erreur ne se révèle qu'au terrassement ou au contrôle de réception, quand la reprise est déjà engagée.
Vous annoncez une précision centimétrique et le contrôle contradictoire du géomètre-expert en trouve trois ou quatre fois plus. Le client refuse le livrable, impose un nouveau vol et vous réclame le retard pris par les études qui attendaient la donnée.
Perte de liaison, rafale sur un front de taille, batterie ou obstacle non vu : l'appareil tombe sur un chantier en activité, une voie circulée ou une zone d'accueil du public. L'exploitant d'un drone répond de plein droit des dommages causés au sol, sans que la victime ait à prouver la moindre faute de pilotage.
La photogrammétrie ne voit pas sous le couvert végétal, sous un stock bâché ni au fond d'un fossé masqué : un regard, un affleurement, un ouvrage ou une limite manquent au plan livré. Le projet est conçu sans eux et l'entreprise découvre l'obstacle en phase travaux, avec un avenant à la clé.
Vol débordant sur des parcelles voisines, visages, plaques ou intérieurs lisibles sur l'orthophoto, zone contrainte franchie : la réclamation vient alors d'un tiers qui n'a jamais signé votre devis. Le client peut lui aussi se retourner contre vous si le livrable devient inexploitable et doit être flouté ou refait.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Pilote drone topographie : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, au moins sur le volet aéronautique. La réglementation aérienne européenne impose à tout exploitant d'aéronef, drones compris, d'être couvert en responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers. L'enregistrement d'exploitant auprès de la DGAC et l'attestation de télépilote ne sont pas des assurances et ne remplacent rien. En revanche, la garantie des erreurs de livrable — un cubage faux, un MNT décalé — n'est imposée par aucun texte : elle est exigée contractuellement par vos donneurs d'ordre, géomètres-experts, bureaux d'études, entreprises du BTP et exploitants de carrières, qui réclament l'attestation avant d'ouvrir l'accès au site.
C'est exactement le dommage immatériel, et c'est la partie qui compte dans votre métier. Un stock surévalué en carrière, des déblais calculés sur une altitude décalée, une implantation à reprendre : le préjudice est financier, sans casse. Vérifiez trois points sur le contrat : que les dommages immatériels non consécutifs sont bien garantis, et pas seulement ceux qui suivent un dommage matériel ; le montant affecté à ce poste, souvent nettement plus bas que le plafond général ; et la franchise appliquée. C'est précisément là que les contrats génériques « prestataire de services » décrochent.
Un levé topographique n'est pas en soi la réalisation d'un ouvrage. Le prestataire drone qui intervient pour un géomètre-expert ou un bureau d'études n'entre normalement pas dans la responsabilité décennale des constructeurs, laquelle suppose un contrat de louage d'ouvrage avec le maître d'ouvrage. La question se pose autrement si vous contractez en direct avec le maître d'ouvrage sur une mission d'implantation ou de nivellement qui conditionne l'ouvrage. Faites trancher ce point avant de signer : certains marchés réclament l'attestation décennale par habitude, sans que votre mission le justifie réellement.
Les dommages causés au sol par un aéronef engagent l'exploitant de plein droit : la victime n'a pas à démontrer votre faute, ce qui rend la mise en cause quasi automatique dès que l'appareil touche quelqu'un ou quelque chose. La RC Pro prend en charge le dommage corporel, les recours des organismes sociaux et les dégâts sur l'engin, l'ouvrage ou le véhicule touché. Elle ne répare pas votre propre matériel : drone, capteur LiDAR, base RTK relèvent d'un contrat de matériel distinct, à souscrire à part quand l'ensemble vaut plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Oui, vous serez appelé dans la cause, parce que vous êtes en amont de la chaîne et que votre donnée est la première suspecte. Ce qui vous sauve, ce sont vos traces : rapport de vol, journal de la base et des points d'appui, contrôle sur points indépendants non utilisés pour le calage, et surtout une note de précision livrée avec les fichiers, qui dit noir sur blanc ce que la donnée permet et ce qu'elle ne permet pas. L'assureur s'appuie dessus pour discuter le partage devant l'expert et renvoyer la responsabilité vers celui qui a utilisé le livrable hors de son domaine de validité.
Un contrat professionnel n'obéit pas aux règles des contrats de particuliers : ni délai de rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change réellement — cessation définitive d'activité, changement de profession (article L.113-16). Pensez à l'après : les contrats en base réclamation prévoient une garantie subséquente d'au moins cinq ans (article L.124-5) pour les réclamations reçues après la fin du contrat, et un levé topographique se conteste souvent plusieurs années après le vol.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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