RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous travaillez sur des plafonds peints du XIXe, des boiseries d'hôtel particulier, un décor d'église, une vitrine ou une salle de restaurant qui rouvre lundi matin. Sur ces chantiers, votre geste est irréversible et le support vaut presque toujours plus cher que votre marché : un solvant un peu trop actif sur un glacis d'origine, une goutte de patine sur un parquet marqueté, et le préjudice n'est plus le vôtre, c'est celui du client. La RC Pro couvre exactement cela — ce que votre travail fait subir aux autres, jamais ce qu'il vous coûte à vous.
La RC Pro du peintre en décor indemnise les dommages que votre activité cause à autrui : au maître d'ouvrage, à l'architecte d'intérieur qui vous a fait venir, à l'entreprise générale, à un occupant ou à un visiteur présent sur place. Elle couvre les dommages corporels — un pot ou un outil qui tombe de l'échafaudage sur un client dans une boutique restée ouverte, quelqu'un qui trébuche sur votre matériel ou vos câbles —, les dommages matériels — projections de peinture ou de patine sur un parquet ancien, une cheminée de marbre, du mobilier ou des tapis, décor d'origine altéré par un décapage ou un nettoyage inadapté, départ de feu à partir de chiffons imbibés d'huile de lin — et les dommages immatériels consécutifs, c'est-à-dire les pertes d'argent qui découlent d'un dommage garanti, comme les jours de fermeture d'un établissement le temps de la reprise. Deux points sont décisifs dans ce métier : les dommages aux existants, puisque vous intervenez presque toujours dans du bâti ancien déjà décoré, et la garantie des biens confiés, indispensable dès que vous déposez un panneau, un dessus-de-porte ou une toile marouflée pour l'emporter à l'atelier — la RC exploitation seule les exclut classiquement. En revanche, elle ne refait jamais votre propre ouvrage : une patine ratée, un faux marbre refusé par le client, un raccord à reprendre restent à votre charge, c'est le dommage subi par autrui qui est pris en charge.
Un salon d'hôtel particulier, un plafond peint de 40 m² à nettoyer et à réintégrer. Vos essais sont concluants sur une zone saine, mais sur la partie la plus encrassée vous chargez un peu la solution : les glacis et les rehauts d'origine partent avec la crasse sur six ou sept mètres carrés. Un restaurateur agréé conclut à une perte irréversible ; il faut une réintégration par un atelier spécialisé, l'échafaudage remonté, une expertise contradictoire, et le propriétaire, qui loue ce salon pour des événements et des tournages, réclame les deux mois d'immobilisation. L'addition se situe dans un ordre de grandeur de 60 000 à 90 000 € — c'est un exemple de calibrage, pas un barème — pour un chantier facturé quelques milliers d'euros. Avec la RC Pro, l'assureur mandate l'expert, fait valoir vos essais documentés et l'état antérieur du décor, discute la part réellement imputable à votre intervention, indemnise sous déduction de la franchise et finance votre défense si l'affaire part au tribunal. Sans elle, un artisan seul ou une petite structure ne tient pas : ce montant se paie sur le patrimoine personnel quand l'entreprise est en nom propre.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Nettoyage trop agressif, solvant ou décapant qui attaque une couche picturale ancienne, sondage qui traverse un décor sous-jacent, retouche impossible à retirer : sur du patrimoine, le dommage n'est pas réparable, il est seulement compensable. C'est la mise en cause la plus lourde du métier, parce que la valeur détruite n'a aucun rapport avec le prix de votre devis.
Parquet marqueté, marbre de cheminée, boiseries, tapis, mobilier resté en place, luminaire heurté par une perche : une bâche mal calée, un pot renversé en haut de l'escabeau ou un ponçage sans confinement suffisent. Ces dommages ne relèvent pas de votre ouvrage mais de ce qui l'entoure, et c'est précisément la garantie « dommages aux existants » qui doit figurer au contrat.
Une peinture filmogène posée sur un mur ancien monté à la chaux l'empêche de respirer : au bout de quelques mois, le décor cloque, s'écaille, et le salpêtre remonte. Le désordre se révèle après réception, la reprise complète est réclamée avec les jours de fermeture qu'elle impose, et votre choix de produit est directement mis en cause comme un défaut de conseil.
Les chiffons imbibés d'huile de lin ou de siccatif s'échauffent seuls en séchant en tas et peuvent s'enflammer plusieurs heures après votre départ ; s'y ajoutent les solvants, le décapeur thermique et les vapeurs en local mal ventilé. Un départ de feu dans un immeuble ancien ou une boutique engage un montant sans commune mesure avec le chantier, et l'assureur du propriétaire se retournera contre vous.
Vous peignez souvent au-dessus des gens : commerce ouvert, hall d'hôtel, église, restaurant en service. Un outil ou un pot qui tombe, un échafaudage roulant mal freiné, un câble en travers d'un passage, et le dommage devient corporel — avec le recours de la caisse d'assurance maladie en plus de l'indemnisation de la victime.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Peintre en décor : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 17,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Cela dépend de la façon dont votre contrat traite le support. Refaire votre propre prestation reste toujours à votre charge : reprendre une patine, repasser un glacis, ce n'est pas un dommage causé à autrui. En revanche, le décor d'origine que vous avez abîmé n'est pas votre ouvrage : c'est un existant, ou un bien confié. Sa restitution par un atelier spécialisé, l'expertise et l'échafaudage relèvent bien de la garantie, à condition que les dommages aux existants et aux biens confiés soient nommés noir sur blanc, avec un plafond en rapport avec la valeur des lieux où vous intervenez.
Pas automatiquement, et c'est un angle mort fréquent. Dès que l'objet quitte le chantier, beaucoup de garanties « biens confiés » s'arrêtent : elles sont rédigées pour les biens du client sur le lieu d'exécution. Faites préciser qu'elle joue en tous lieux, transport et séjour à l'atelier compris, et regardez le plafond, souvent fixé à quelques dizaines de milliers d'euros — insuffisant pour un élément classé. Établissez un constat d'état daté et photographié à la dépose : sans lui, tout désordre antérieur vous sera imputé au retour.
La peinture purement décorative en intérieur est en principe un travail d'embellissement, hors du champ décennal : le désordre se règle alors sur le terrain de votre responsabilité contractuelle, que votre RC Pro prend en charge quand elle couvre les dommages survenant après réception. La bascule se fait dès que votre intervention touche l'imperméabilité d'une façade, participe à la solidité ou rend le local impropre à sa destination : on entre dans la responsabilité des constructeurs (Code civil, article 1792) et l'assurance décennale, elle, est obligatoire avant l'ouverture du chantier.
Aucun texte n'impose la RC Pro au peintre en décor comme il l'impose aux professions réglementées : ce n'est pas une obligation légale, mais une exigence quasi systématique de vos donneurs d'ordre. Un marché public, un chantier de monument historique, une entreprise générale ou un architecte d'intérieur la réclameront dans le dossier, souvent avec un plancher de garantie et la mention expresse des existants et des biens confiés. À distinguer de la décennale, qui, elle, est une véritable obligation légale quand vos travaux relèvent de la construction.
C'est un risque propre à votre métier, et la mauvaise nouvelle est qu'il sort le plus souvent de la RC Pro : l'atteinte aux droits de propriété intellectuelle figure fréquemment parmi les exclusions, ou n'existe qu'en extension avec un plafond réduit. Une œuvre reste protégée longtemps après la mort de son auteur, et une fresque photographiée puis diffusée sur les réseaux rend la contrefaçon très visible. Exigez du client l'autorisation écrite de l'ayant droit avant de commencer, gardez-la au dossier, et faites-vous confirmer par écrit qu'il vous garantit sur ce point.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de quatorze jours ni loi Hamon, tous deux réservés aux particuliers. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (Code des assurances, article L.113-12). Une cessation d'activité ou un changement de profession peuvent ouvrir une résiliation en cours d'année (article L.113-16) ; une simple année creuse, non. En revanche, signalez toute évolution réelle — passage à des chantiers de patrimoine, embauche, travail en façade : un contrat assis sur le chiffre d'affaires et l'activité déclarée se régularise, et une activité non déclarée ne serait pas garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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