RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
En orthodontie, le sinistre ne se déclare presque jamais le jour de l'acte : il se révèle deux ans plus tard, quand on dépose les bagues et que le patient découvre des taches blanches sur ses incisives, ou quand une radio de contrôle montre des racines raccourcies. La patientèle est majoritairement mineure, ce qui met les parents en position de contestation et ouvre des délais de prescription qui courent longtemps après la fin du traitement. À cela s'ajoute un contentieux très spécifique à la spécialité : le résultat esthétique promis, alimenté par les simulations numériques et les cas avant-après diffusés en ligne.
La responsabilité civile professionnelle d'un orthodontiste couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés à un patient ou à un tiers dans le cadre de l'exercice : erreur de diagnostic ou d'indication (extraction de prémolaires décidée à tort, expansion inadaptée), faute technique dans la pose ou l'activation d'un appareil, défaut de surveillance sur un traitement qui dure deux à trois ans, et manquement au devoir d'information. Elle intervient sur les trois familles de dommages : corporels (résorption radiculaire, déminéralisation de l'émail sous les bagues, nécrose pulpaire, lésion de la muqueuse par un arc mal coupé, ingestion ou inhalation d'un attachement, atteinte de l'articulation temporo-mandibulaire), matériels (prothèse endommagée lors d'un collage, destruction d'un appareil confié, dommage aux vêtements par un produit de mordançage) et immatériels consécutifs (frais de reprise du traitement chez un confrère, arrêt de travail du patient adulte, frais de chirurgie orthognathique rendus nécessaires). Le contrat prend aussi en charge la défense pénale et civile devant le tribunal judiciaire, la chambre disciplinaire de l'Ordre et la commission de conciliation et d'indemnisation, ainsi que les frais d'expertise, qui sont souvent le premier poste de dépense réel. La couverture s'étend à ce que font vos assistantes et vos collaborateurs sous votre responsabilité, y compris l'assistant qui dépose un arc ou prend une empreinte. Elle n'a rien à voir avec l'assurance du local et du matériel : ici on n'indemnise pas votre fauteuil, on indemnise ce que le patient vous reproche.
Prenons un traitement multi-attaches de trente mois sur une adolescente. À la dépose, l'émail présente des lésions de déminéralisation visibles sur six dents antérieures, et une radio panoramique met en évidence une résorption radiculaire sur les incisives maxillaires. Les parents saisissent la commission de conciliation et d'indemnisation, l'expert retient un défaut de surveillance de l'hygiène et l'absence de radiographie de contrôle intermédiaire qui aurait permis d'interrompre la mécanique à temps. Sur ce type de dossier, l'indemnisation cumulée avec les frais d'expertise et de défense se situe couramment dans un ordre de grandeur de trente à soixante mille euros, avant même de compter les soins conservateurs et prothétiques à vie que la jeune patiente devra assumer. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie personnelle, et une SELARL ne vous protège pas d'une faute personnelle. Avec la garantie, l'assureur mandate son propre expert dès la convocation, porte la contradiction technique face à l'expert du patient, prend en charge vos honoraires d'avocat et règle l'indemnisation dans la limite du plafond souscrit. Le bénéfice concret n'est pas seulement financier : vous ne négociez pas seul face à une famille et à son conseil, sur un dossier qui peut se poursuivre en parallèle devant la chambre disciplinaire de l'Ordre.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Après dépose, le patient présente des taches blanches ou des lésions carieuses sous les zones de collage, attribuées à un défaut de surveillance de l'hygiène pendant le traitement multi-attaches. Le reproche porte sur l'absence de fluoration préventive, de contrôles d'hygiène tracés et d'alerte écrite avant la poursuite du traitement.
Un contrôle radiographique en fin de traitement révèle un raccourcissement des racines des incisives, imputé à des forces excessives ou à des mouvements de torque trop rapides. La faute reprochée est l'absence de radio de contrôle intermédiaire qui aurait permis d'adapter la mécanique avant l'aggravation.
Le patient conteste l'alignement obtenu au regard de la simulation numérique qui lui avait été montrée, ou l'esthétique du sourire après extraction de prémolaires. Le litige se joue moins sur la technique que sur ce qui a été promis et sur la preuve écrite de l'information donnée sur les limites du traitement.
Un fil de contention se descelle, un arc dépasse et blesse la joue, un attachement se décolle et est avalé ou inhalé, ou une gouttière mal ajustée provoque des douleurs articulaires. Ce sont des mises en cause à effet immédiat, souvent réglées en urgence mais qui laissent une trace au dossier.
Le patient, ou ses parents, reproche de ne pas avoir été informé du risque de récidive et de la nécessité d'une contention prolongée, après que les dents se sont déplacées quelques mois après la dépose. La demande porte alors sur le coût de reprise complète du traitement chez un confrère.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Orthodontiste : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 34,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. En tant que professionnel de santé exerçant à titre libéral, vous êtes soumis à l'obligation d'assurance de responsabilité civile professionnelle prévue par le code de la santé publique pour les praticiens libéraux. L'absence de couverture est sanctionnée et constitue une faute disciplinaire devant l'Ordre. L'attestation vous est demandée à l'inscription au tableau et à chaque renouvellement, ainsi que par les cliniques ou centres de santé où vous intervenez ponctuellement. Si vous exercez en SELARL ou en SCP, la structure doit être assurée et chaque praticien associé doit l'être également : l'assurance de la société ne suffit pas à couvrir votre responsabilité personnelle.
En principe non, si le contrat était en vigueur au moment de l'acte reproché et si la réclamation vous parvient dans le délai de garantie subséquente prévu au contrat. C'est justement le point critique en orthodontie : les traitements durent deux à trois ans et les contestations arrivent souvent des mois après la dépose. Vérifiez donc la durée de la garantie subséquente, c'est-à-dire la période pendant laquelle vous restez couvert après la fin du contrat pour des faits antérieurs. Elle est particulièrement importante en cas de cessation d'activité, de départ à la retraite ou de changement d'assureur : ne laissez jamais de trou entre deux contrats.
Vous n'êtes pas tenu à un résultat esthétique garanti : l'obligation du praticien est une obligation de moyens, sauf pour la fourniture d'un appareil qui, elle, relève d'une obligation de sécurité. Mais un patient adulte qui a payé plusieurs milliers d'euros pour des aligneurs et n'obtient pas l'alignement promis engagera votre responsabilité sur deux terrains : le défaut d'information sur les limites réalistes du traitement, et l'insuffisance de moyens mis en oeuvre. La RC Pro couvre l'indemnisation si votre responsabilité est retenue et prend en charge la défense dans tous les cas. La parade concrète reste la simulation validée par écrit, l'information sur les résultats non garantis et la traçabilité des refinements proposés.
Oui, dès lors que vous prescrivez et supervisez le traitement, c'est votre responsabilité de praticien qui est engagée, quelle que soit la marque. Le fabricant peut être recherché sur le terrain du produit défectueux, mais le patient se retournera d'abord contre vous : c'est vous qui avez posé l'indication, validé le plan de traitement numérique et suivi les gouttières. Attention aux traitements où vous ne faites que superviser à distance des aligneurs vendus en direct au patient : signalez cette activité à votre assureur, car elle est traitée différemment de la prise en charge classique au fauteuil. Une téléconsultation orthodontique non déclarée peut être exclue.
Oui, et c'est l'une des mises en cause les plus fréquentes en orthodontie, parce que la patientèle est majoritairement mineure. L'information doit être donnée aux titulaires de l'autorité parentale, sur les alternatives thérapeutiques, les risques de déminéralisation, de résorption radiculaire et de récidive, et sur la nécessité de la contention. En cas de litige, c'est à vous de prouver que l'information a été délivrée : un consentement signé daté, un devis conforme et une trace écrite dans le dossier valent bien plus qu'une explication orale. Le préjudice indemnisé est alors la perte de chance d'avoir renoncé au traitement, ce que la RC Pro prend en charge.
Non. Un contrat souscrit pour les besoins de votre activité professionnelle n'ouvre droit ni au délai de rétractation de quatorze jours, ni à la résiliation infra-annuelle dite loi Hamon, qui sont réservés aux particuliers. La règle applicable est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois, prévue par le code des assurances. Vous pouvez également résilier en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque : cessation d'activité, changement de mode d'exercice, passage en société. Pensez à ne jamais résilier avant d'avoir le nouveau contrat signé et vérifié la reprise du passé, sinon vous restez découvert sur vos traitements en cours.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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