RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un couple de serrage approximatif, un joint posé à l'envers, une pince oubliée dans une baie moteur : en maintenance aéronautique, le défaut ne se voit pas au sol, il se révèle en vol. Dès qu'un appareil rentre avec une anomalie, l'enquête technique remonte à la dernière intervention et au nom porté sur l'approbation pour remise en service. Ce qui vous est opposé n'est jamais un simple dommage matériel : c'est un risque qui a pesé sur des vies humaines.
La responsabilité civile professionnelle du mécanicien aéronautique prend en charge les conséquences financières des dommages que votre travail cause à des tiers : propriétaire de l'appareil, exploitant, aéroclub, compagnie, passagers, personnes au sol. Elle couvre les trois familles de préjudices : les dommages corporels (blessures consécutives à une défaillance imputable à votre intervention), les dommages matériels (moteur, cellule, hélice ou équipement détruits, à déposer ou à requalifier) et les dommages immatériels (immobilisation de l'appareil, vols annulés, location d'un appareil de remplacement, perte d'exploitation du client). Elle joue pendant l'intervention — choc au tractage, chute d'un vérin, outil qui échappe sur une aile — comme après la remise en service, quand le défaut ne se manifeste que des mois plus tard. Elle finance aussi votre défense : expertise contradictoire, avocat, frais de procédure, y compris lorsque votre responsabilité est finalement écartée. Point capital dans ce métier : beaucoup de contrats RC Pro standards excluent les risques aéronautiques, votre activité et les types d'appareils doivent donc être nommés noir sur blanc dans les conditions particulières.
Vous remplacez une durite d'alimentation carburant sur un monomoteur d'aéroclub. Le collier est posé mais insuffisamment freiné ; deux vols plus tard, la fuite provoque un atterrissage d'urgence en campagne. Personne n'est blessé, mais le moteur doit être déposé et expertisé, le train et le bas de cellule sont à reprendre, et le club loue un appareil de remplacement pendant cinq mois : de l'ordre de 60 000 € au total, dont près d'un tiers en seule immobilisation, avant même les frais d'expertise et d'avocat pendant que la responsabilité se discute. Sans RC Pro, ces sommes sortent de votre trésorerie et mettent en jeu la survie de l'entreprise. Avec elle, l'assureur mandate son propre expert, discute pied à pied avec celui de l'adversaire et indemnise dans la limite des plafonds souscrits. Aucun texte n'impose au mécanicien aéronautique une assurance de responsabilité comme il en existe pour les professions réglementées ; en revanche aucun organisme d'entretien, aucun aéroclub et aucun donneur d'ordre ne vous confiera un appareil sans attestation à jour. L'exigence est contractuelle, mais elle est incontournable.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un collier insuffisamment freiné, une visserie au mauvais couple, un joint monté à l'envers : le défaut passe l'essai au sol et ne se déclare qu'en vol. La mise en cause est quasi automatique dès que l'anomalie touche une zone que vous avez ouverte.
Pince, chiffon, rondelle ou capuchon de protection laissés dans une baie moteur, un compartiment de commandes ou une entrée d'air. Découverts au vol suivant ou au contrôle, ils imposent dépose, inspection complète et immobilisation, que le propriétaire vous facture.
Montage d'un composant sans certificat libératoire, périmé, ou d'une référence non applicable au type. L'appareil perd sa navigabilité, les vols effectués depuis sont à requalifier et le client réclame la remise en conformité comme le préjudice d'exploitation.
Choc au tractage, chute d'un panneau ou d'un vérin, rayure profonde sur une structure, dommage pendant un essai moteur ou dans le hangar. Ce sont des dommages aux biens confiés, qui relèvent d'une garantie distincte de la responsabilité d'exploitation courante.
Signature apposée alors qu'une consigne de navigabilité ou une butée horaire n'a pas été traitée, ou documentation de maintenance incomplète. Au premier contrôle ou au premier incident, votre signature devient la pièce centrale du dossier et l'exploitant vous impute l'immobilisation.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Mécanicien aéronautique : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Tant que vous agissez dans les limites de la mission confiée, c'est la responsabilité de votre employeur qui est engagée devant le tiers (Code civil, article 1242), et le salarié bénéficie d'une immunité sauf faute intentionnelle ou sortie manifeste du cadre de sa mission. Votre propre contrat devient nécessaire dès que vous intervenez en votre nom : statut indépendant, auto-entreprise, mission ponctuelle sur un appareil privé, prestation facturée le week-end. Le jour où vous facturez, c'est vous qui répondez.
Rarement en l'état. La plupart des contrats de responsabilité professionnelle comportent une exclusion des risques aéronautiques, qui vise précisément la construction, l'entretien et la réparation d'aéronefs. Votre activité doit donc être expressément désignée, avec le détail des appareils traités : avions légers, turbines, hélicoptères, ULM, drones professionnels. Vérifiez aussi la limite par sinistre : sur un appareil exploité en transport public, une dépose moteur et l'immobilisation qui l'accompagne dépassent très vite le plafond d'un contrat artisanal.
Pas automatiquement. Les dommages causés à un aéronef dont vous avez la garde relèvent de la garantie des biens confiés, souvent exclue ou plafonnée très bas par défaut. Il faut une extension dédiée, avec un plafond cohérent avec la valeur des appareils que vous accueillez : un monomoteur d'occasion et un bimoteur pressurisé ne sont pas du même ordre de grandeur. Pensez aussi aux appareils stationnés plusieurs mois en attente de pièce et aux essais moteur.
Cela dépend de la base du contrat. En base réclamation, encadrée par l'article L.124-5 du Code des assurances, c'est la date à laquelle la réclamation vous parvient qui compte, et une garantie subséquente continue de jouer après la fin du contrat. Deux points se négocient à la souscription : la reprise du passé, qui couvre les interventions antérieures, et la durée subséquente si vous cessez l'activité ou partez en retraite. En maintenance, les défauts se révèlent lentement.
Oui, et précisément. L'assureur accepte et tarife le risque sur ce que vous déclarez : licences et catégories détenues, types et masses d'appareils, travail moteur ou seulement cellule, interventions sur piste, usage privé ou transport public des aéronefs, chiffre d'affaires. Une déclaration inexacte se paie au moment du sinistre : nullité du contrat si l'omission est intentionnelle, réduction proportionnelle de l'indemnité si elle est de bonne foi (Code des assurances, L.113-8 et L.113-9). Signalez tout changement en cours d'année.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces mécanismes visent les particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Hors échéance, seul un changement de situation en rapport direct avec le risque — cessation d'activité, changement de profession, retraite — permet de rompre, dans les trois mois de l'événement (article L.113-16). Ne résiliez jamais avant d'avoir la nouvelle attestation.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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