RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un lit médicalisé livré chez une personne de 85 ans, une barrière mal verrouillée, une chute pendant la nuit : votre responsabilité ne s'arrête pas à la porte du magasin, elle suit le matériel jusqu'au domicile. Vous ne vendez pas du mobilier, vous fournissez des dispositifs médicaux à des personnes fragiles qui s'appuient dessus chaque jour. Les litiges de ce métier portent rarement sur le prix : ils portent sur ce que le matériel a causé.
La RC Pro d'un magasin de matériel médical indemnise les dommages que votre activité cause à autrui : patients, aidants, familles, établissements clients, visiteurs du magasin. Elle couvre les dommages corporels (chute depuis un lit médicalisé, escarre liée à un support défaillant, incident autour d'un poste d'oxygène), les dommages matériels (sol, mur, ascenseur ou mobilier abîmés lors d'une livraison, appareil du patient détérioré pendant une intervention) et les dommages immatériels qui en découlent, comme les frais engagés par un établissement pour remplacer en urgence un équipement défaillant. Elle joue pour votre exploitation — le magasin, la livraison, l'installation, la maintenance — mais aussi au titre des produits livrés, c'est-à-dire après que le matériel a quitté vos mains : c'est le volet décisif dans ce métier. S'y ajoutent la défense de vos intérêts et les frais d'expertise médicale, systématiques dès qu'un dommage corporel est allégué. En revanche, elle ne répare jamais votre propre local ni votre stock, qui relèvent d'un contrat multirisque distinct.
Vous livrez un lit médicalisé à hauteur variable chez une patiente de 84 ans en retour d'hospitalisation. Le technicien monte les barrières mais l'une d'elles n'est pas verrouillée en position haute ; trois nuits plus tard, la patiente bascule et se fracture le col du fémur. La famille met en cause l'installation, la caisse d'assurance maladie réclame le remboursement des frais d'hospitalisation et de rééducation, et une expertise médicale est ordonnée. Sur ce type de dossier, l'addition — déficit fonctionnel, aide d'une tierce personne, créance de l'organisme social, frais de défense — se compte en dizaines de milliers d'euros : un ordre de grandeur de 60 000 à 150 000 € n'a rien d'exceptionnel lorsque la perte d'autonomie devient définitive. Sans assurance, cette somme sort de votre trésorerie et l'entreprise ne s'en relève pas toujours. Avec la RC Pro, l'assureur mandate un avocat, suit l'expertise contradictoire et règle l'indemnisation, puis exerce s'il y a lieu un recours contre le fabricant si un défaut du lit est démontré.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Barrière mal verrouillée, lit laissé en position haute, notice et consignes non transmises à l'aidant : la chute d'une personne âgée se solde le plus souvent par une fracture et une perte d'autonomie. C'est la mise en cause la plus fréquente et la plus lourde du métier, parce que le dommage est corporel et que le lien avec votre installation est facile à établir.
Compresseur en panne, pression mal réglée, matelas ou coussin sous-dimensionné par rapport au poids et au niveau de risque du patient : une escarre s'installe en quelques jours et peut conduire à une hospitalisation. Le prescripteur et la famille se retournent vers celui qui a livré, réglé, désinfecté et suivi le dispositif.
Fauteuil roulant mal dimensionné, freins et transferts non expliqués, déambulateur réglé trop haut, orthèse délivrée sans vérifier la prescription : le patient chute ou aggrave sa pathologie. Ce qui vous est reproché n'est pas le produit mais votre devoir d'information et de conseil, apprécié sévèrement face à un public fragile.
Concentrateur d'oxygène, ventilation non invasive, pompe à nutrition : une panne non traitée, une maintenance oubliée ou une astreinte injoignable ont des conséquences immédiates sur l'état du patient. Le reproche porte alors sur votre suivi, votre traçabilité et vos délais d'intervention autant que sur l'appareil lui-même.
Sol, mur, cage d'escalier ou ascenseur abîmés en manœuvrant un lit ou un fauteuil électrique, mobilier du patient endommagé, chute d'un proche sur du matériel laissé dans un couloir. Ces sinistres matériels sont moins graves mais bien plus fréquents, et ils se règlent d'autant plus mal que le client est aussi un patient.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Magasin de matériel médical : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 21,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui pour l'essentiel. L'article L.1142-2 du Code de la santé publique impose une assurance de responsabilité civile aux fournisseurs de produits de santé pour les dommages corporels causés aux tiers dans le cadre de cette activité : en distribuant et en louant des dispositifs médicaux, vous entrez dans ce périmètre, et le défaut d'assurance est sanctionné pénalement. Les dommages purement matériels ou immatériels ne sont pas visés par cette obligation légale, mais les EHPAD, services d'hospitalisation à domicile et acheteurs publics vous réclameront de toute façon une attestation annuelle couvrant l'ensemble de vos activités.
Oui, dans plusieurs situations. Le régime de responsabilité du fait des produits défectueux vise d'abord le fabricant, mais le distributeur en répond lorsque le producteur ne peut pas être identifié, et celui qui importe un matériel de l'extérieur de l'Union européenne est traité comme le producteur. S'y ajoute votre responsabilité propre : stockage, montage, réglage, désinfection, information de l'utilisateur. La garantie produits livrés de la RC Pro couvre ces mises en cause, et l'assureur exerce ensuite un recours contre le fabricant si le défaut lui est imputable.
Ne confondez pas deux choses. La RC Pro couvre les dommages que ce matériel cause au patient ou à un tiers pendant la location : c'est bien son rôle. Elle ne couvre pas le matériel lui-même : un lit volé au domicile, un fauteuil détruit dans un incendie ou un concentrateur rendu hors d'usage relève d'une garantie spécifique sur votre parc de location, souscrite à part et déclarée pour sa valeur réelle. Faites l'inventaire du parc en circulation avant de fixer ce montant, il est presque toujours sous-estimé.
En principe oui. Les contrats de responsabilité civile fonctionnent en base réclamation : c'est la date à laquelle la réclamation vous parvient qui compte, à condition que le contrat soit en cours ou que la période de garantie postérieure à sa résiliation joue encore. En matière de dommages corporels liés à des produits de santé, ces délais sont longs et les mises en cause tardives sont la règle. Deux réflexes : ne jamais laisser de trou entre deux assureurs, et déclarer le sinistre dès que vous en avez connaissance.
Oui : vos salariés engagent votre responsabilité d'employeur et sont assurés dans l'exercice de leurs fonctions, à condition que la livraison, l'installation et la maintenance à domicile figurent bien parmi les activités déclarées au contrat. Le trajet relève lui de l'assurance du véhicule, y compris pour le matériel transporté. Si vous confiez des installations à un sous-traitant, exigez chaque année son attestation de RC Pro : à défaut, c'est vous que le patient assignera, sans recours utile derrière.
Oui, et sans attendre. Toute activité nouvelle — oxygène, ventilation, nutrition, orthopédie sur mesure, vente à distance — modifie le risque et doit être déclarée en cours de contrat, sous peine de réduction de l'indemnité, voire de nullité en cas de sinistre. Un changement de situation peut d'ailleurs ouvrir une faculté de résiliation à chacune des parties. Sachez enfin qu'un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : la résiliation se fait à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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