RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un violon d'étude et un violon d'orchestre passent sur le même établi, mais pas avec les mêmes conséquences. Une âme mal ajustée, une table rouverte trop vite, un coup de tampon de trop sur un vernis d'origine, et c'est la valeur marchande de l'instrument d'un tiers qui s'en va. Le luthier travaille en permanence sur des biens qui ne lui appartiennent pas et dont la cote se compte souvent en dizaines de milliers d'euros : la RC Professionnelle intervient exactement là, sur ce que votre geste, votre réglage ou votre conseil font subir à autrui.
La RC Professionnelle du luthier prend en charge les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à des tiers dans l'exercice de votre métier : musiciens, écoles de musique, orchestres, marchands, visiteurs de l'atelier. Elle couvre les dommages corporels (un client blessé pendant un essai, un instrument suspendu qui tombe sur un visiteur), les dommages matériels (l'instrument, l'archet ou l'étui confié détérioré par votre intervention, le matériel d'un tiers abîmé sur un salon) et les dommages immatériels qui en découlent (la dépréciation d'un instrument déclassé, les cachets perdus par un musicien privé de son violon, la location d'un instrument de remplacement). La garantie « biens confiés » en est le cœur pour ce métier : c'est elle qui répond quand l'instrument déposé pour réparation est abîmé entre vos mains. Elle s'étend en principe à votre responsabilité après livraison, c'est-à-dire à l'instrument rendu ou vendu qui se révèle défectueux, et prend en charge vos frais de défense en cas de mise en cause. En revanche, elle n'indemnise ni votre outillage ni votre stock de bois, et le vol ou l'incendie d'un instrument confié relève d'une garantie distincte, pas de la RC Pro.
Prenons un violoncelle ancien confié pour un changement d'âme et une reprise de vernis, estimé autour de 45 000 € : un ordre de grandeur courant pour un musicien d'orchestre. La table s'ouvre sur quelques centimètres pendant l'intervention et la retouche mord sur le vernis d'origine ; l'expert conclut à une dépréciation d'environ 30 %, soit à peu près 13 000 €, auxquels s'ajoutent la location d'un instrument de remplacement pendant six mois (de l'ordre de 2 500 €) et les frais d'expertise contradictoire (1 500 à 2 000 €). Ces montants sont donnés à titre d'exemple, mais l'ordre de grandeur est réaliste et dépasse largement la marge annuelle d'un petit atelier. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, honoraires d'avocat compris si le musicien vous assigne. Avec la garantie, l'assureur mandate son propre expert, discute le taux de dépréciation retenu, règle l'indemnité au-delà de la franchise et prend en charge votre défense. Vous restez face à votre client, mais vous ne financez plus seul la discussion.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Fente ouverte au démontage, manche qui chute de l'établi, touche déchaussée, marque de serre-joint sur une éclisse : le dommage frappe un bien qui ne vous appartient pas. C'est la mise en cause la plus fréquente du métier, et son montant dépend entièrement de la cote de l'instrument.
Vernis d'origine décapé, pièce ancienne remplacée au lieu d'être consolidée, retouche impossible à défaire : techniquement l'instrument joue, mais il a perdu son authenticité. Le préjudice se chiffre alors en dépréciation, sans rapport avec le prix de votre intervention.
Une estimation, un certificat ou un avis d'attribution qui se révèle faux vous expose autant vis-à-vis de l'acheteur que du vendeur. Le préjudice est purement financier : l'écart entre le prix payé et la valeur réelle de l'instrument.
Un instrument neuf dont la table se fend, un manche recollé qui se déboîte en tournée, un réglage qui lâche la veille d'un concert : votre responsabilité continue après la sortie de l'atelier. Le litige porte alors sur la part du défaut et la part des conditions de conservation chez le client.
Salon, conservatoire, essai chez un musicien, dépôt-vente chez un confrère : vous manipulez et transportez des instruments qui ne sont pas les vôtres, dans des lieux qui ne sont pas les vôtres. Un stand mal calé, un étui posé de travers, un visiteur blessé, et la mise en cause se joue loin de vos habitudes de travail.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Luthier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 21,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Aucun texte n'impose au luthier de souscrire une RC Professionnelle : la lutherie n'est pas une profession réglementée assortie d'une obligation légale d'assurance, contrairement aux constructeurs, aux professions du droit ou de la santé. En pratique elle est pourtant réclamée partout : conservatoires, orchestres, écoles de musique et organisateurs de salons exigent une attestation avant de vous confier un instrument ou un stand, et beaucoup de bailleurs la demandent au bail. Surtout, l'absence d'obligation ne réduit en rien votre responsabilité : sans assurance, l'indemnisation d'un instrument abîmé sort de votre trésorerie.
Oui, par la garantie « biens confiés », mais toujours dans la limite d'un plafond par sinistre, souvent de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'euros selon les contrats, parfois très en dessous de ce qui dort réellement dans l'atelier. Faites l'exercice : additionnez la valeur des instruments présents chez vous un jour de forte activité et comparez-la au plafond. Une pièce exceptionnelle qui dépasse ce montant se signale à l'assureur avant son entrée en atelier, pas après. Le vol et l'incendie de l'instrument confié, eux, relèvent d'une garantie distincte.
Par la preuve, constituée avant de toucher à l'instrument. Photographiez sous plusieurs angles les fentes, les retouches et les réparations antérieures, listez-les sur un bon de dépôt daté et signé par le client, et faites porter la valeur déclarée par le propriétaire, jamais par vous. Décrivez précisément l'intervention prévue et ce que vous ne ferez pas. En cas de sinistre, ce dossier permet à l'expert de faire la part de ce qui préexistait : c'est très souvent lui qui fait la différence sur le montant finalement discuté.
Tout dépend de l'origine de la fente, et c'est exactement l'enjeu de l'expertise. Un défaut de construction, un collage qui lâche, une table trop amincie engagent votre responsabilité au titre des produits livrés, prise en charge par la RC Pro. Un instrument laissé près d'un radiateur, transporté sans humidificateur ou exposé à un choc thermique relève du propriétaire. D'où l'intérêt de remettre par écrit vos consignes d'entretien et d'hygrométrie à la vente : c'est la pièce qui déplace la discussion du défaut vers l'usage.
Pas automatiquement. L'expertise et l'attribution constituent une activité de conseil distincte de la fabrication et de la réparation : si elle ne figure pas dans les activités déclarées de votre contrat, un litige sur une estimation ou un certificat peut vous être opposé comme non garanti. Déclarez-la explicitement à la souscription, même occasionnelle, et même quand vous intervenez pour des assureurs, des maisons de ventes ou des successions. Le préjudice y est purement financier et se chiffre parfois plus haut qu'un dommage matériel.
Prévenez votre assureur : un changement d'activité, de local ou de volume modifie le risque et doit être déclaré. Le Code des assurances (L.113-16) permet à chacune des parties de résilier lorsque le changement de situation professionnelle rend le contrat sans rapport avec l'activité réellement exercée. Hors de ce cas, un contrat professionnel se résilie à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (L.113-12). Ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent : ce sont des protections réservées aux particuliers.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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