RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une alliance gravée avec la mauvaise date, un fond de montre traversé par le laser fibre, une série de coupes livrée la veille de la remise des prix avec le nom du finaliste à la place du vainqueur : dans la gravure, l'erreur ne se rattrape pas, elle se paie. Vous travaillez sur des supports que le client a lui-même apportés — bijoux, montres, cristal, objets de famille, pièces déjà usinées — dont la valeur n'a aucun rapport avec les quelques dizaines d'euros que vous facturez pour la personnalisation. Le risque du graveur, ce n'est pas de perdre son atelier, c'est de détruire le bien de quelqu'un d'autre en quelques secondes de tir laser ou un coup de fraise.
La responsabilité civile professionnelle du graveur couvre les dommages que votre travail cause à autrui, dans les trois registres classiques : dommages matériels (un fond de montre percé au laser fibre, un vase en cristal qui éclate sous le jet de sablage, une plaque de granit fendue au fraisage, une gourmette déformée au bridage, une pièce industrielle rebutée parce que le marquage l'a fragilisée), dommages corporels (un éclat projeté qui blesse un client venu récupérer sa commande, une plaque scellée qui se détache et tombe sur un passant) et dommages immatériels consécutifs (le manque à gagner d'un donneur d'ordre dont le lot de plaques d'identification doit être trié et regravé avant expédition). S'y ajoute la garantie des biens confiés, qui est le cœur du sujet dans ce métier : tout ce qu'un particulier, un bijoutier, un marbrier ou un industriel dépose dans votre atelier reste sous votre garde et engage votre responsabilité en cas de détérioration, de perte ou de vol. Cette garantie n'est pas toujours incluse d'office, et les objets précieux — or, pierres, montres, orfèvrerie — sont fréquemment exclus ou plafonnés très bas tant qu'ils ne sont pas déclarés. La RC Pro prend alors en charge l'expertise, la défense de vos intérêts et l'indemnité due au tiers, dans la limite des plafonds souscrits. Elle ne finance en revanche ni la reprise de votre propre prestation — un trophée que vous avez fourni et gravé de travers reste à votre charge — ni les litiges de propriété intellectuelle : un logo ou un visuel fourni par un client engage d'abord ce client, faites-lui attester par écrit qu'il en détient les droits.
Prenez le cas d'un client qui vous dépose une montre automatique suisse pour faire graver une dédicace de départ en retraite au dos du boîtier, prestation facturée une quarantaine d'euros. Le fond vissé est en acier, mais le réglage de puissance passe légèrement trop haut : le laser traverse par endroits et cuit le joint d'étanchéité, or le fabricant ne vend pas ce fond séparément et son réseau refuse d'intervenir sur une pièce modifiée à l'extérieur — c'est la montre entière qu'il faut indemniser. L'ordre de grandeur d'une telle réclamation se situe entre 4 000 et 8 000 euros pour ce type de modèle, honoraires d'expertise en plus si la valeur est discutée ; c'est un exemple, pas un barème. Sans garantie des biens confiés, cette somme sort de votre trésorerie ou, en entreprise individuelle, de votre patrimoine personnel, pour dix minutes de travail. Avec elle, l'assureur mandate un expert qui discute la valeur retenue (valeur de remplacement, cote du modèle, vétusté), assure votre défense si le client réclame davantage et règle dans la limite du plafond souscrit. Concrètement, cela change deux choses au quotidien : vous continuez à accepter les montres, les alliances et les pièces d'orfèvrerie, qui font la marge de l'atelier, au lieu de les refuser par peur du sinistre ; et vous présentez une attestation à jour aux bijoutiers, horlogers, pompes funèbres et industriels qui l'exigent avant de vous sous-traiter leur travail.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une date fausse sur une alliance, un prénom mal orthographié sur une plaque funéraire déjà scellée, le mauvais palmarès sur une série de coupes livrée la veille de la cérémonie. Le métal, le granit et le cristal ne se corrigent pas : quand le support appartient au client, c'est son bien que vous avez détruit, pas seulement votre prestation à refaire.
Un fond de montre percé au laser fibre, une gourmette en or déformée au serrage, un vase en cristal qui éclate sous le sablage, un objet de famille ou une pièce de collection marquée trop profond. La valeur du bien déposé est sans commune mesure avec le prix de la gravure, et la réclamation porte sur la pièce entière, pas sur votre facture.
Un lot de plaques d'identification, de numéros de série ou de repères de traçabilité gravés avec une référence décalée, une profondeur insuffisante ou des caractères illisibles au contrôle qualité. Le donneur d'ordre vous facture le tri, la reprise et l'immobilisation de sa production, parfois après que les machines ont déjà été expédiées.
Une plaque professionnelle, une enseigne gravée ou une plaque funéraire mal fixée qui se détache et tombe sur un passant, un véhicule ou un monument voisin. L'intervention hors atelier ajoute ses propres risques : perçage d'une canalisation ou d'un câble encastré, façade abîmée, blessure d'un tiers présent sur place.
Un départ de feu dans la chambre de gravure ou le circuit d'aspiration qui se propage au local mitoyen, des fumées acides dégagées par un plastique chloré qui attaquent les biens ou irritent les personnes autour de vous. Le préjudice subi par le voisin, le bailleur ou un client présent relève de votre responsabilité, pas de l'assurance de vos propres machines.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Graveur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 17,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Tout dépend de qui a fourni le support. Si vous avez acheté et gravé la plaque, en refaire une correcte est une reprise de votre propre travail : la RC Pro ne la finance pas, elle sort de votre marge. Si le granit appartient à la famille ou au marbrier, ou si la plaque était déjà scellée sur le monument et qu'il faut la déposer puis la remplacer, vous avez détérioré le bien d'autrui et la garantie joue. Dans les deux cas, un bon à graver daté et signé, reprenant nom, prénoms et dates caractère par caractère, reste votre meilleure protection.
Jusqu'au plafond de votre garantie des biens confiés, et pas au-delà : c'est la ligne à vérifier en priorité. Les contrats standards la plafonnent souvent à quelques milliers d'euros et excluent purement les objets précieux — métaux précieux, pierres, montres — tant qu'ils ne sont pas déclarés. Si vous travaillez régulièrement pour des bijoutiers ou des horlogers, faites relever ce plafond et déclarez la valeur maximale que vous pouvez détenir en atelier un jour donné. À la réception, photographiez la pièce et notez son état : c'est ce qui départage un défaut préexistant d'un dommage que vous avez causé.
Non. La gravure n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, contrairement aux professionnels de santé, du droit ou du bâtiment. Votre responsabilité reste pourtant engagée sur le fondement du droit commun : on répond du dommage causé par sa faute (Code civil, article 1240) et par les choses dont on a la garde (article 1242), ce qui vise précisément les objets déposés dans votre atelier. Sans assurance, l'indemnisation sort de votre patrimoine personnel si vous êtes en entreprise individuelle. Beaucoup de donneurs d'ordre — bijoutiers, pompes funèbres, industriels, collectivités en marché public — l'exigent de toute façon avant de vous confier une commande.
Il y en a deux, distincts. Certains plastiques chlorés, le PVC en tête, dégagent en gravure des fumées acides qui corrodent le matériel et irritent les voies respiratoires : si un client, un voisin de local ou un visiteur est exposé, ou si ses biens sont attaqués, c'est votre responsabilité qui est recherchée. Le second risque est le feu : les résidus accumulés dans la chambre et l'aspiration s'enflamment vite, et un incendie qui se propage au local mitoyen engage votre RC exploitation, bien distincte de l'assurance de vos propres machines. Exigez la nature exacte de la matière, refusez les supports non identifiés et conservez les fiches de données de sécurité.
Pas automatiquement. Les interventions hors de vos murs — pose de plaques professionnelles, scellement sur un monument, sablage d'une vitrine chez un commerçant — doivent être déclarées, faute de quoi le sinistre survenu sur place peut ne pas être garanti. Vérifiez aussi la frontière avec le bâtiment : une plaque vissée sur une porte n'est pas un ouvrage, mais un élément gravé scellé et incorporé durablement à une construction peut faire entrer votre travail dans le champ de la responsabilité décennale des constructeurs (Code civil, article 1792), qui suppose une assurance dédiée et obligatoire. Faites trancher ce point par écrit avant d'accepter ce type de commande.
Un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces droits sont réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (Code des assurances, article L.113-12), et en cours d'année seulement en cas de changement de situation modifiant le risque — cessation d'activité, déménagement de l'atelier (article L.113-16). Surtout, si vous ajoutez le marquage laser industriel, la vente en ligne d'objets gravés ou la pose sur site, ne résiliez pas : déclarez. Une activité nouvelle non déclarée peut vous laisser sans garantie sur le sinistre qui en découle.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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