RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous coulez du bronze à plus de 1 100 °C dans un atelier où circulent des artistes, des commanditaires et des convoyeurs de musée, et où dorment des modèles originaux irremplaçables. Une projection de métal, un moule qui casse au décochage, un tirage monumental dont la soudure cède un an après l'installation sur une place publique : ce ne sont pas vos murs qui sont en jeu, c'est votre responsabilité envers le corps d'un tiers ou envers une œuvre que personne ne peut refaire. La RC Pro du fondeur d'art répond exactement de cela.
La responsabilité civile professionnelle du fondeur d'art couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à autrui dans l'exercice de votre activité : moulage, coulée, ébarbage, patine, transport et installation. Elle répond de trois types de dommages : les dommages corporels (une projection de métal en fusion qui brûle un visiteur d'atelier, un artiste présent à la coulée, un livreur ; une sculpture mal fixée qui blesse lors du montage), les dommages matériels (le modèle original en plâtre ou en terre que l'artiste vous a confié et qui est détruit au démoulage, une œuvre abîmée pendant le transport ou l'installation chez le collectionneur, un sol ou un mur endommagé lors d'une pose), et les dommages immatériels qui en découlent (l'annulation d'une exposition, la perte de vente d'une édition, les frais de refonte supportés par le commanditaire). La garantie des biens confiés est le poste central de votre métier : sans extension spécifique, les modèles, moules, œuvres et pièces qui vous sont remis pour travail sont exclus de la RC Pro standard. S'ajoutent la RC après livraison, qui joue quand le défaut se révèle une fois le bronze installé chez le client (soudure qui lâche, patine qui s'écaille, structure interne insuffisante), et la RC exploitation pour les dommages causés en dehors de l'acte technique. L'assurance de responsabilité civile professionnelle n'est pas obligatoire par la loi pour un fondeur d'art : elle relève de la bonne pratique, et devient une exigence contractuelle dès que vous travaillez pour un musée, une collectivité, une galerie ou un marché public.
Prenons un cas courant : une galerie vous confie le modèle original en plâtre d'un sculpteur reconnu pour une édition de huit bronzes. Au décochage, le moule casse mal et le modèle est détruit — il n'existe aucune autre matrice, l'artiste est décédé, l'édition ne peut plus être réalisée. La galerie réclame la valeur du modèle et la perte des ventes annoncées ; sur ce type de dossier, la réclamation atteint facilement 40 000 à 80 000 € selon la cote de l'artiste, à titre d'ordre de grandeur et non de tarif. Sans garantie biens confiés, ce montant sort de votre trésorerie et de vos fonds propres, en plus des honoraires d'avocat et d'expert. Avec un contrat correctement dimensionné, l'assureur mandate l'expert, discute la valeur retenue face à celle de la galerie, indemnise dans la limite du plafond souscrit et prend en charge votre défense — y compris quand la réclamation est excessive et qu'il faut la contester. Concrètement, la garantie ne vous évite pas la mise en cause : elle vous évite qu'un seul décochage raté ferme la fonderie.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Projection de métal en fusion, débordement de la poche, éclatement d'un moule mal étuvé : l'artiste venu assister à son tirage, un client ou un photographe se brûle. Le dommage corporel est le sinistre le plus coûteux du métier, entre soins, arrêt de travail et préjudices annexes.
Le plâtre, la terre ou la cire remis par l'artiste est fissuré au moulage, brûlé à la décire ou détruit au démoulage. Le modèle est unique : l'indemnisation se discute sur sa valeur artistique, pas sur un coût de matière, et suppose une garantie biens confiés dimensionnée.
Porosité, retassure, soudure d'assemblage qui cède, armature interne sous-dimensionnée : la pièce se fissure ou bascule des mois après son installation. La RC après livraison couvre la réparation du dommage causé au client et aux tiers, ainsi que les conséquences d'une dépose.
Un bronze heurte un mur, raye un parquet ancien ou tombe pendant le levage chez un collectionneur, une galerie ou un musée. Les dommages matériels causés au lieu d'accueil et aux œuvres voisines sont souvent supérieurs à la valeur de la pièce livrée.
Tirage excédentaire, numérotation fautive, cachet de fondeur mal apposé, ou retard qui fait manquer un vernissage et une vente. Le préjudice est purement financier et relève des dommages immatériels, garantie qui doit être expressément inscrite au contrat.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Fondeur d'art : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 22,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement. Les biens qui vous sont remis pour travail — modèle en plâtre, terre, cire, résine, moule mère, tirage à repatiner — sortent du champ de la RC Pro de base : ils relèvent de la garantie « biens confiés », qui doit être souscrite en extension et chiffrée. Deux points à négocier : le plafond par objet et par sinistre (un modèle unique d'un artiste coté n'a pas la même valeur qu'une pièce de série) et la base d'indemnisation. Faites établir une valeur déclarée à la réception, par écrit, avec l'artiste ou la galerie.
Oui. Un défaut de fonderie se révèle souvent tardivement : porosité qui fait céder une soudure, armature interne sous-dimensionnée sur une pièce monumentale, patine qui se dégrade anormalement en extérieur. C'est la garantie « RC après livraison » qui intervient, et elle doit être explicitement présente au contrat. Vérifiez aussi la reprise du passé et la garantie subséquente : si vous changez d'assureur ou cessez l'activité, c'est elle qui permet d'être couvert pour une réclamation postérieure portant sur un travail ancien. Sans elle, vous répondez seul sur votre patrimoine.
Cela dépend de son rapport à la construction. Une sculpture posée sur socle, démontable, relève de votre RC Pro et de la RC après livraison. En revanche, dès qu'un élément fondu devient un ouvrage ou un élément d'équipement indissociable d'un bâtiment — une rampe, une porte, un garde-corps, une œuvre scellée dans la structure —, vous entrez dans le champ de la responsabilité des constructeurs et l'assurance décennale devient obligatoire. Le jour où un architecte ou une maîtrise d'ouvrage vous confie ce type de commande, signalez-le à votre courtier avant de signer le devis.
C'est un dommage corporel causé à un tiers dans le cadre de votre exploitation, donc un sinistre RC Pro / RC exploitation typique — et le poste le plus lourd financièrement de votre métier. La couverture joue pour l'artiste venu suivre son tirage, le client, le photographe, le stagiaire non salarié, le livreur. Elle ne joue pas pour vos salariés : leurs accidents relèvent de la branche accidents du travail, et une éventuelle faute inexcusable de l'employeur se garantit à part. Formalisez l'accès à l'atelier pendant les coulées : EPI fournis, zone de recul balisée, accompagnement systématique.
C'est une faute professionnelle, pas un accident : elle relève de la RC Pro si votre contrat garantit les dommages immatériels non consécutifs, ce qui n'est jamais acquis d'office. Le cas classique est le tirage au-delà du nombre convenu, ou une numérotation erronée qui perturbe le marché de l'artiste. Le préjudice y est purement financier. Protégez-vous en amont par le contrat de fonderie : nombre de tirages, épreuves d'artiste, sort du moule après édition, obligation de destruction ou de restitution, cachet de fondeur. C'est ce document qui sera lu en premier en cas de litige.
Un contrat professionnel ne relève ni du droit de rétractation de 14 jours, ni de la loi Hamon : ces règles sont réservées aux particuliers. La résiliation se fait à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou support durable (article L.113-12 du Code des assurances). En dehors de l'échéance, le changement de situation ouvre un droit de résiliation : cessation d'activité, changement de profession, déménagement de l'atelier (article L.113-16), à condition que la modification ait une incidence sur le risque. Prévenez toujours votre assureur d'un changement de four, de volume coulé ou de local.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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