RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un pot part de votre atelier et vit sa vie sans vous : il passe en rayon, dort six mois dans un placard, finit ouvert à la table d'un inconnu. Le jour où il rend quelqu'un malade ou casse une dent, c'est le nom sur l'étiquette qui est mis en cause, pas l'épicerie qui l'a vendu. Entre le barème de stérilisation, la ligne des allergènes et le numéro de lot, votre responsabilité tient à des détails invisibles à l'œil nu, parfois des années après la fabrication.
La RC Pro d'un confiturier ou d'une conserverie artisanale couvre les conséquences financières des dommages que vos produits et votre activité causent à autrui. Elle vise trois natures de dommages : corporels (intoxication, blessure par un corps étranger, réaction allergique), matériels (pots qui bombent et souillent le stock d'un revendeur, récolte confiée par un producteur et perdue), et immatériels consécutifs (rayon fermé, marge perdue par le distributeur qui a dû retirer votre référence). Le volet décisif pour ce métier est la responsabilité après livraison, dite « produits livrés » : elle joue quand le pot est déjà sorti de l'atelier, souvent longtemps après. Au-delà de l'indemnisation de la victime, elle finance l'expertise et votre défense quand un assureur ou un distributeur se retourne contre vous. En revanche, elle ne rembourse jamais la valeur des pots eux-mêmes ni le coût de refaire le lot : c'est votre marchandise, pas un dommage causé à un tiers.
Prenons un cas banal : un éclat de verre venu d'un bocal ébréché passe le contrôle visuel et finit dans un pot de confiture d'abricot vendu en épicerie fine. Une cliente se coupe la bouche, deux dents à reconstituer, soins et arrêt de travail : à titre d'ordre de grandeur, ce type de dossier corporel se règle autour de 8 000 à 12 000 €. En parallèle, il faut sortir les 1 800 pots du lot de douze points de vente : rachat, transport, destruction, information des consommateurs, soit facilement 15 000 à 25 000 € supplémentaires, avant même les honoraires d'expert et d'avocat si l'assureur du magasin exerce un recours. Ces montants sont des exemples destinés à donner une échelle, jamais un tarif ni une promesse d'indemnisation. Avec une RC Pro incluant la garantie produits livrés, vous déclarez le sinistre, l'assureur mandate l'expert, discute la responsabilité, indemnise la victime et porte la procédure pendant que vous continuez à produire. Sans elle, la même journée se solde par un chèque prélevé sur votre trésorerie personnelle, et le plus souvent par l'arrêt de l'atelier.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un barème temps-température mal appliqué sur un lot de légumes ou de plats cuisinés laisse survivre des germes ou des spores : botulisme, listeria, hospitalisations, enquête sanitaire. C'est le sinistre corporel emblématique du métier, rare mais sans commune mesure avec le prix du pot vendu.
Éclat de verre du bocal, morceau de joint, noyau resté entier, fragment métallique de la dénoyauteuse : le consommateur se blesse et la preuve est dans sa main. La mise en cause est quasi automatique, car le produit est alors jugé défectueux même sans faute démontrée.
Fruits à coque, sulfites, gluten d'un épaississant, mention oubliée après un changement de recette ou de fournisseur : une personne allergique réagit. L'erreur d'étiquetage est traitée comme un défaut d'information imputable au fabricant, et non comme une simple négligence administrative.
Dès qu'un doute sérieux existe, vous devez retirer le lot et informer vos revendeurs, voire les consommateurs. Au-delà de la logistique, vos clients professionnels vous réclament invendus et marge perdue : ce préjudice immatériel est souvent la part la plus lourde du dossier.
Un producteur vous confie sa récolte pour la mettre en pots et le lot bombe ou part au rebut : c'est sa saison entière qui disparaît. Vous répondez de la marchandise confiée, un poste de garantie distinct de votre propre stock et souvent limité dans les contrats standards.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Fabrication artisanale de conserves et confitures : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 13,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Aucun texte n'impose une RC Pro pour fabriquer et vendre des conserves : ce n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire. En pratique, elle vous est réclamée de trois côtés : la mairie ou l'organisateur pour un emplacement de marché, de foire ou de salon ; les épiceries, caves et magasins de producteurs avant d'accepter un dépôt ; les centrales et marchés publics de restauration collective dans leur cahier des charges. La réglementation alimentaire, elle, vous oblige à retirer un lot dangereux, sans dire qui en supporte le coût.
Pas automatiquement. La RC Pro de base indemnise les victimes ; le retrait et le rappel (rachat des pots, transport, destruction, information des consommateurs, communication) relèvent d'une extension spécifique « frais de retrait et de rappel », à demander explicitement, avec un plafond dédié souvent très inférieur au plafond général. Les assureurs la conditionnent à une traçabilité réelle : numéro de lot lisible, registre des clients livrés, échantillons témoins conservés. Faites vérifier la présence de cette garantie et son montant avant de signer, pas après le premier incident.
Dans la plupart des RC Pro, c'est le contrat en vigueur au moment de la réclamation qui joue, et non celui de l'année de fabrication. Deux clauses méritent votre attention : la reprise du passé, qui couvre des faits antérieurs à la souscription tant qu'ils ne vous étaient pas connus, et la garantie subséquente, qui prolonge la couverture après la fin du contrat. Dans un métier où les dates de durabilité minimale courent sur deux ou trois ans, ne résiliez jamais sans avoir regardé cette durée subséquente.
Vous en répondez. La marchandise d'autrui que vous travaillez est un bien confié : si votre stérilisation ou votre recette détruit sa récolte, sa perte est un dommage matériel qui vous est imputable. Or les biens confiés sont fréquemment exclus ou plafonnés très bas dans les contrats standards, rarement au niveau d'une saison entière de fruits. Si le travail à façon pèse dans votre chiffre d'affaires, déclarez-le à la souscription et faites chiffrer cette garantie à hauteur du plus gros lot que vous manipulez.
Ne reconnaissez jamais votre responsabilité et ne proposez pas d'indemnisation vous-même : un geste commercial spontané peut vous être opposé et fragiliser la garantie. Déclarez le sinistre à votre assureur dans le délai prévu au contrat, puis sortez le numéro de lot, l'échantillon témoin, l'enregistrement du barème de stérilisation et la fiche de fabrication. C'est à l'assureur de faire expertiser le pot, de contester ce qui doit l'être et, via la garantie défense-recours, d'exercer le recours contre votre fournisseur de matière première si le défaut vient de lui.
Pas librement. Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ce sont des droits réservés aux consommateurs. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cours d'année, elle n'est possible qu'en cas de changement de situation modifiant le risque — déménagement de l'atelier, changement d'activité, cessation — prévu par l'article L.113-16. Notez votre date d'échéance et conservez la preuve d'envoi de votre lettre.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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