RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un rapport d'expert maritime n'est jamais un simple document : c'est la pièce sur laquelle un acheteur signe, un assureur règle et un tribunal tranche. Une osmose sous-estimée, une corrosion de ligne d'arbre passée inaperçue, une cause d'avarie mal attribuée, et c'est votre analyse qui est attaquée — souvent des mois plus tard, quand le navire a changé de mains et que la facture de remise en état est déjà tombée.
La RC Professionnelle de l'expert maritime prend en charge les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs, omissions et négligences commises dans vos missions : expertise avant achat, expertise d'avarie pour compte d'assureur, évaluation de valeur, expertise de cargaison, suivi de travaux en chantier naval, expertise amiable contradictoire ou judiciaire. Elle répond des trois familles de dommages. Les dommages matériels d'abord : le navire, le moteur, le gréement, l'électronique ou la marchandise abîmés pendant votre visite, un sondage ou un démontage. Les dommages corporels ensuite : une personne blessée à bord ou sur le ponton du fait de votre intervention, ou l'accident causé lors d'un essai. Les dommages immatériels enfin, de loin les plus coûteux dans votre métier : le surcoût de travaux qu'un acheteur n'aurait jamais engagé, l'indemnité versée à tort par un assureur sur la foi de votre chiffrage, le recours perdu contre un chantier ou un transporteur. Les frais de défense et d'expertise judiciaire sont pris en charge au même titre que l'indemnité.
Un exemple vaut mieux qu'un principe. Vous expertisez un voilier de 13 mètres avant une vente conclue autour de 190 000 € et vous concluez à une structure saine. Dix-huit mois plus tard, l'acheteur fait ouvrir les fonds : délaminage sur les varangues et corrosion avancée de la transmission, remise en état de l'ordre de 55 000 €, plus une saison d'immobilisation. Il se retourne contre vous, parce que votre rapport était la seule pièce technique du dossier de vente. Sans RC Professionnelle, vous financez l'expertise judiciaire, votre avocat et l'indemnité sur votre trésorerie personnelle ; avec elle, l'assureur prend la conduite de la défense, discute le lien entre le périmètre réel de votre mission et le désordre invoqué, et règle ce qui reste à votre charge dans la limite du plafond souscrit. Ces montants sont des ordres de grandeur destinés à illustrer l'exposition, pas un barème : tout dépend du navire, de la mission et du dossier.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Osmose, délaminage de la coque, corrosion du saildrive, moteur en fin de vie : le vice apparaît après la vente et l'acheteur remonte jusqu'à votre rapport. C'est la première source de mise en cause, parce que le préjudice se chiffre au devis de réparation près.
Une valeur agréée surestimée, une avarie sous-évaluée, un coût de réparation approximatif : l'assureur qui a payé ou le propriétaire indemnisé trop faiblement se retourne contre l'auteur du chiffrage. Le préjudice réclamé, c'est l'écart entre votre estimation et la réalité.
Vous concluez à un défaut d'entretien là où il y avait un vice de construction, ou l'inverse. Le rapport oriente tout le règlement du sinistre et prive une partie de son recours contre le chantier, l'équipementier ou le motoriste.
Sondage au marteau, dépose d'un capot moteur, ouverture d'un passe-coque, manœuvre lors d'un essai en mer : le navire que vous expertisez peut être abîmé de vos mains. Vérifiez la garantie des biens confiés et le sort réservé aux essais en mer, souvent traités à part.
Avarie de cargaison non constatée dans les formes, réserves adressées hors délai au transporteur, rapport rendu après la date utile : votre client perd son recours et vous en réclame le montant. Un dommage purement immatériel, sans le moindre choc matériel.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Expert maritime : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Aucun texte n'impose de façon générale une RC Professionnelle à l'expert maritime : ce n'est pas une profession réglementée dotée d'une obligation légale d'assurance comme les architectes ou les experts-comptables. En pratique, l'exigence vient d'ailleurs. Les compagnies et mutuelles qui vous mandatent pour des expertises d'avarie l'imposent dans leurs conventions, l'attestation figure couramment parmi les pièces d'un dossier d'inscription sur une liste d'experts de justice, et les associations professionnelles en font une condition d'adhésion. Exigence contractuelle et déontologique, donc, plus qu'obligation légale — mais elle conditionne l'accès à l'essentiel des missions rémunératrices.
Non, et c'est un angle mort fréquent. Beaucoup de contrats couvrent l'expertise amiable mais excluent ou sous-limitent les missions confiées par un tribunal, alors que ce sont précisément celles où votre travail est disséqué par deux avocats. Vérifiez que la mission d'expert de justice, l'arbitrage et l'expertise amiable contradictoire figurent noir sur blanc dans la description d'activité du contrat. Un rapport écarté pour défaut de contradictoire ou pour investigations insuffisantes peut générer une réclamation de la partie qui estime avoir perdu son procès à cause de vous.
Votre engagement est une obligation de moyens, pas une garantie de l'état du navire : vous répondez de la qualité de vos investigations, pas de ce qui est physiquement inaccessible le jour de la visite. Encore faut-il pouvoir le démontrer. La vraie protection est dans le rapport : périmètre exact de la mission, conditions d'examen (bateau à flot ou au sec, sondage, endoscopie, essai réalisé ou non), zones non visitées et réserves écrites. Un rapport qui énonce ses limites se défend ; un rapport affirmatif sur une zone jamais ouverte se défend très mal.
C'est le scénario normal du métier : le désordre se révèle longtemps après la visite, souvent au premier gros chantier. La plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation : c'est la date de la réclamation qui déclenche la garantie, pas celle de l'expertise, et l'article L.124-5 du Code des assurances impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat. Deux réflexes en découlent : ne jamais laisser de trou entre deux assureurs, et déclarer la réclamation dès que vous en avez connaissance, sans attendre l'assignation.
Pas d'office. Convoyage, expertise dans un chantier étranger, avarie sur un navire sous pavillon tiers, cargaison débarquée dans un port hors de France : la garantie ne joue que dans la zone géographique inscrite au contrat, le plus souvent France et Union européenne, parfois le monde entier avec exclusion des États-Unis et du Canada. Si vous intervenez régulièrement en Méditerranée hors UE, aux Antilles ou pour des armateurs étrangers, faites étendre la territorialité avant de partir : après le sinistre, la discussion est perdue d'avance.
Oui, activité par activité. Le suivi de chantier, l'assistance à maîtrise d'ouvrage sur une refonte, le conseil à l'achat ou la formation n'exposent pas aux mêmes risques qu'une expertise d'avarie, et une activité non déclarée peut se retrouver hors garantie. Une circonstance nouvelle qui modifie le risque doit être déclarée en cours de contrat (article L.113-2 du Code des assurances), et un changement de situation ouvre une faculté d'adaptation ou de résiliation (article L.113-16). Rappel utile : un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon, il se résilie à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (article L.113-12).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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