RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre le mandat et la signature, tout passe par vous : l'état réel du bateau, son historique de sinistres, sa situation hypothécaire, son statut TVA. Il suffit d'une ligne non vérifiée dans un dossier de yacht d'occasion pour que l'acheteur découvre après coup un vice, une dette ou un redressement, et se retourne contre le courtier plutôt que contre un vendeur parfois installé à l'étranger. Sur des opérations à six ou sept chiffres, une mise en cause n'est jamais symbolique.
La RC Professionnelle du courtier maritime couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à vos mandants ou à des tiers dans votre travail d'intermédiation : vente et achat de navires de plaisance ou de commerce, affrètement, estimation, montage du dossier de transaction. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages immatériels d'abord, cœur du risque de ce métier : la perte financière subie par un client à cause d'une erreur d'estimation, d'une omission dans la description du navire, d'un acte de vente mal établi ou d'un ordre d'affrètement transmis hors délai. Les dommages matériels ensuite : un navire voisin, un ponton ou un équipement d'autrui abîmé pendant une visite à bord, un convoyage ou un essai en mer. Les dommages corporels enfin, quand un prospect chute sur une passerelle ou se blesse en navigation. Le contrat prend aussi en charge votre défense (avocat, expert maritime, frais de procédure), y compris quand la réclamation se révèle infondée.
Prenez une vente de yacht d'occasion aux alentours de 850 000 €, présenté comme « TVA acquittée dans l'UE » sur la foi d'un document remis par le vendeur, que personne n'a fait vérifier. Dix-huit mois plus tard, l'acheteur est contrôlé lors d'une escale en Méditerranée : le statut fiscal du navire n'est pas régularisable en l'état, il doit s'acquitter d'un montant de l'ordre de 170 000 € et immobilise son bateau plusieurs semaines. Le vendeur étant une société étrangère depuis radiée, c'est vous qui êtes assigné, pour manquement à votre obligation de vérification et de conseil. Ces chiffres sont un ordre de grandeur destiné à situer l'échelle du risque, pas un tarif. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un avocat et un expert maritime, discute la part de responsabilité qui vous revient et indemnise le préjudice retenu dans la limite du plafond souscrit, franchise déduite. Sans elle, un courtier qui exerce seul ou à deux paie sur sa trésorerie et son patrimoine, alors que la commission encaissée sur l'opération se comptait en dizaines de milliers d'euros.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Osmose, heures moteur minorées, échouement ou incendie passés sous silence dans l'annonce et le dossier de vente. L'acheteur qui découvre l'avarie après la signature vous reproche de ne pas avoir vérifié ni alerté.
Hypothèque maritime toujours inscrite, saisie conservatoire, propriétaire réel différent du signataire, pavillon ou statut TVA non conformes. Le transfert se bloque ou se régularise au prix fort, et le défaut de vérification remonte au courtier.
Prix de marché mal apprécié, comparables inadaptés, motorisation ou électronique valorisées à tort. Le mandant qui a vendu trop bas, ou l'acheteur qui a payé trop cher, chiffre sa perte et vous la réclame.
Dates de mise à disposition, conditions de fret ou clause d'annulation mal reportées, ordre transmis trop tard, solvabilité de l'affréteur non contrôlée. Le fréteur perd un fret ou subit des surestaries qu'il impute à votre erreur.
Choc contre un ponton ou une unité voisine pendant une manœuvre, matériel endommagé, prospect qui glisse sur une passerelle ou se blesse en navigation. Ces dommages matériels et corporels causés à des tiers relèvent du volet exploitation du contrat.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Courtier maritime : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Depuis la suppression, au début des années 2000, du monopole des anciens courtiers interprètes et conducteurs de navires, le courtage maritime est une activité commerciale libre : aucun texte n'impose d'assurance pour intermédier une vente ou un affrètement. Deux nuances. Si vous placez aussi les assurances du navire, vous devenez intermédiaire d'assurance : immatriculation ORIAS et RC Pro sont alors obligatoires au titre du Code des assurances. Et en pratique, armateurs, chantiers et sociétés de gestion réclament l'attestation avant de vous confier un mandat.
Non : la garantie des vices cachés pèse sur le vendeur, et vous n'êtes pas partie à la vente, vous êtes mandataire. Ce qu'on vous reproche est autre chose : avoir tu ce que vous saviez, n'avoir pas vérifié ce qu'un professionnel du courtage doit vérifier, ou n'avoir pas conseillé une expertise avant l'achat. C'est ce manquement au devoir d'information et de conseil que la RC Pro couvre. D'où l'intérêt de tracer par écrit vos réserves et vos recommandations d'expertise.
Non. L'assiette de la prime est votre chiffre d'affaires, c'est-à-dire les commissions encaissées, et non la valeur cumulée des bateaux passés entre vos mains. En revanche, c'est bien cette valeur qui doit guider le choix du plafond de garantie : un courtier qui traite deux unités à 1,5 M€ par an ne peut pas se contenter d'un plafond calibré sur de la petite plaisance. Regardez aussi le sous-plafond appliqué aux dommages immatériels, le poste le plus exposé.
Cela dépend de la clause de territorialité, à lire ligne à ligne avant de signer. Beaucoup de contrats français couvrent le monde entier mais excluent les réclamations portées devant les juridictions des États-Unis et du Canada : point sensible dès qu'un acheteur américain entre dans l'opération. Vérifiez aussi le droit applicable et la juridiction retenus dans vos propres mandats de vente. Si vous travaillez régulièrement hors Union européenne, faites-le inscrire aux conditions particulières plutôt que de le supposer acquis.
En courtage maritime, la réclamation arrive presque toujours longtemps après l'opération, ce qui rend décisif le mode de déclenchement du contrat. La plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation : c'est l'assureur en place au jour de la réclamation qui intervient, à condition que la reprise du passé couvre la date de votre erreur. Après résiliation, une garantie subséquente prend le relais, d'une durée d'au moins cinq ans (article L.124-5 du Code des assurances). Contrôlez ces deux clauses à chaque changement.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le droit de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon ne s'y appliquent, ces dispositifs visent les particuliers. La règle est celle de l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), sauf clause plus favorable aux conditions générales. Un changement de situation professionnelle, comme la cession du fonds ou l'arrêt de l'activité de courtage, ouvre en revanche un droit de résiliation spécifique (article L.113-16).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
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