RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un consultant qui exécute un script sur le mauvais environnement peut arrêter la facturation d'un client pendant deux jours. Une ESN engage sa responsabilité sur le travail de dizaines de collaborateurs, chez des clients dont elle ne maîtrise ni l'infrastructure, ni les données, ni les process de recette. Le préjudice réclamé n'est presque jamais le coût du code : c'est l'exploitation du client qui s'arrête, les données à reconstituer et les commandes perdues.
La RC Pro d'une ESN couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés aux tiers — client final, utilisateurs, autres prestataires — pendant les missions comme après la livraison. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un consultant blesse quelqu'un sur le site du client), matériels (poste, serveur, baie endommagés lors d'une intervention) et immatériels, qui concentrent l'essentiel du risque informatique : perte d'exploitation, perte de données, surcoûts de reprise, préjudice commercial. Sont visées les fautes ordinaires du métier : erreur de développement ou de paramétrage, régression non détectée, dimensionnement sous-évalué, préconisation d'architecture contestée, omission dans une recette, manquement à l'obligation de conseil. La garantie s'étend aux faits des salariés et des intérimaires, et à ceux des sous-traitants lorsque le contrat le prévoit expressément — point à vérifier ligne par ligne quand une partie de la production part chez des freelances. Elle finance enfin la défense : expertise informatique, avocat, discussion du partage de responsabilité, un poste qui pèse souvent plus lourd que l'indemnité elle-même dans un litige projet.
Une ESN de vingt-cinq consultants livre au forfait la migration d'un ERP pour un distributeur régional. La bascule se fait un week-end, le mapping des stocks est incomplet et personne ne s'en aperçoit pendant six jours : commandes servies avec de mauvaises références, avoirs en cascade, préparation logistique à l'arrêt deux jours. Le client réclame la reprise des données par un tiers, sa perte de marge et les surcoûts de transport ; un dossier de cette nature se chiffre couramment entre 150 000 et 250 000 €, très au-delà du montant facturé pour la prestation — ces chiffres sont des ordres de grandeur de sinistres observés, pas un tarif d'assurance. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert informatique, oppose au client la recette qu'il a lui-même validée, négocie le partage de responsabilité, puis règle l'indemnité et les frais de défense au-delà de la franchise. Sans elle, tout part de votre trésorerie, et la clause de limitation de responsabilité de votre contrat — souvent plafonnée au montant du marché — ne tient pas toujours devant un juge quand une faute lourde est retenue. Aucune loi n'impose la RC Pro à une ESN, mais aucun grand compte, ETI ni acheteur public ne signe sans l'attestation, et la plupart des contrats-cadres exigent une couverture des dommages immatériels non consécutifs, souvent absente des formules d'entrée de gamme.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un correctif poussé sans recette complète casse le module de facturation ou de prise de commande d'un client, et le défaut n'est vu qu'après plusieurs jours d'exploitation. Ce qui vous est réclamé n'est pas le coût du patch mais les journées de chiffre d'affaires perdues et les avoirs émis par le client.
Au forfait, vous vous engagez sur un résultat : périmètre, date de mise en service, niveau de performance. Une bascule repoussée de plusieurs mois ou une application qui ne tient pas la charge annoncée déclenche une demande d'indemnisation, parfois assortie d'une remise en cause du contrat et de la restitution des acomptes.
Droits mal configurés, environnement de test alimenté avec des données réelles, sauvegarde non vérifiée avant migration : l'ESN intervient le plus souvent comme sous-traitant au sens du RGPD et répond des instructions qu'elle exécute mal. Le client réclame les frais de notification, la reconstitution des données et les suites des plaintes de ses propres clients.
Un audit qui préconise une solution surdimensionnée, une brique technique abandonnée par son éditeur six mois après, une infrastructure sous-dimensionnée : c'est la préconisation elle-même qui est attaquée, pas sa réalisation. L'obligation de conseil pèse lourd sur le professionnel de l'informatique face à un client considéré comme profane en la matière.
Base supprimée par une commande lancée sur le mauvais environnement, matériel endommagé dans une salle serveurs, portable du client détruit lors d'un déplacement. Vous répondez des actes de vos collaborateurs y compris détachés en régie, et le dommage matériel — voire corporel sur site — reste parfaitement possible pour une activité pourtant immatérielle.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un ESN / SSII : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Vous restez leur employeur, donc responsable de leurs fautes envers le client et les tiers, même lorsqu'ils suivent les directives d'un chef de projet côté client. En régie, votre engagement est un engagement de moyens : fournir un profil réellement compétent, alerter sur les risques, écrire vos réserves. Ce sont précisément ces écrits qui réduisent votre part de responsabilité dans un litige. Vérifiez que votre contrat d'assurance vise nommément l'assistance technique et la délégation de personnel, et pas seulement les projets au forfait, sinon la garantie peut être contestée.
Aucun texte n'impose la RC Pro à une ESN : le conseil et l'ingénierie informatique ne sont pas des professions réglementées à obligation d'assurance. L'exigence vient du donneur d'ordre — contrat-cadre, référencement fournisseur, marché public — et elle est contractuelle, pas légale. En pratique, ne pas produire l'attestation revient à sortir de la consultation. Les niveaux demandés (souvent 1 à 5 M€ par sinistre) s'obtiennent, mais ils se négocient à la souscription : faites relire la clause assurance du contrat-cadre avant de vous engager, en particulier l'exigence sur les dommages immatériels non consécutifs.
Non, en règle générale. Pénalités de retard, clauses pénales, avoirs et remises commerciales sont des engagements que vous avez acceptés contractuellement, pas la réparation d'un dommage causé par une faute : la quasi-totalité des contrats les excluent. Ce qui s'indemnise, c'est le préjudice réel que votre client démontre — perte d'exploitation, reconstitution de données, reprise par un tiers. De même, refaire vous-même la prestation ratée reste à votre charge : la garantie ne finance pas la reprise du travail défectueux, seulement ses conséquences subies par le tiers.
Les deux couvrent des choses différentes. La RC Pro traite ce que vous devez au client : sa perte d'exploitation, la reconstitution de ses données, les conséquences chez ses propres clients — mais uniquement si votre contrat comporte une extension atteinte aux données, car beaucoup de contrats standards excluent ce type de sinistre. Vos frais à vous (investigation forensique, remise en état de votre SI, notification, interruption d'activité) relèvent d'une police cyber. Une ESN qui détient des accès privilégiés chez ses clients a besoin des deux, la RC Pro en premier.
Non. Devant votre client, vous répondez de vos sous-traitants comme de vos salariés : c'est vous qui êtes assigné, à vous de vous retourner ensuite. Exigez leur attestation RC Pro à jour à chaque mission et contrôlez que l'activité déclarée et les plafonds correspondent vraiment à ce que vous leur confiez. Côté assureur, déclarez le chiffre d'affaires sous-traité : une sous-traitance non déclarée est un motif classique de réduction d'indemnité. Votre assureur exercera ensuite son recours contre le prestataire fautif ou sa compagnie.
Le risque informatique se révèle tard : une erreur de migration ressort des mois après la recette. Les contrats RC Pro fonctionnent le plus souvent en base réclamation — c'est la date de la réclamation du client qui compte — et le Code des assurances (L.124-5) impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat. Le point à négocier reste la reprise du passé chez le nouvel assureur. Attention au calendrier : un contrat professionnel se résilie à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), sans rétractation de 14 jours ni loi Hamon.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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