RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Sur un chantier tous corps d'état, vous répondez de tout : de votre propre travail comme de celui du plombier, du plaquiste ou du couvreur que vous avez fait venir. Un mur porteur entamé sans étude, une canalisation encastrée percée à la disqueuse, une bâche de toiture mal lestée la veille d'un orage, et c'est votre entreprise que le client, son voisin ou son assureur met en cause. La responsabilité civile professionnelle de l'entreprise générale se joue là : pendant les travaux, avant que la décennale ne prenne le relais après réception.
La RC Pro de l'entreprise générale du bâtiment indemnise les dommages que vous causez aux tiers dans l'exercice de votre activité : le maître d'ouvrage, ses voisins, les passants, les autres intervenants du chantier. Elle couvre les dommages corporels (un occupant qui trébuche sur un câble en site occupé, un passant blessé par une chute de matériaux), les dommages matériels (canalisation percée, dalle fissurée, mobilier détruit par une infiltration, véhicule endommagé par une projection) et les dommages immatériels consécutifs (commerce fermé, frais de relogement, loyers perdus). Elle joue pour vos salariés, vos intérimaires et vos engins, et pour les travaux que vous confiez à des sous-traitants, dont vous restez responsable devant le client. Elle intervient pendant les travaux et jusqu'à la réception ; après réception, ce sont la garantie de parfait achèvement, la biennale et la décennale qui prennent le relais. Elle prend enfin en charge vos frais de défense quand votre responsabilité est contestée.
Rénovation lourde d'une maison habitée : vos couvreurs déposent la toiture un vendredi soir et bâchent pour le week-end. L'orage de la nuit arrache la bâche mal arrimée, l'eau traverse deux étages. Plafonds, parquet, cuisine équipée, mobilier, tableau électrique : le client réclame la remise en état, le relogement de sa famille pendant six semaines et l'immobilisation du chantier. Sur ce type de sinistre, l'addition tourne facilement autour de 45 000 euros — un ordre de grandeur donné à titre d'exemple, pas un tarif — et c'est votre responsabilité de pilote du chantier qui est engagée, pas celle du couvreur seul. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert, discute le montant avec l'assureur du client, indemnise, et vous ne supportez que la franchise ; sans elle, la somme sort de votre trésorerie au moment même où le chantier est à l'arrêt. La garantie finance aussi votre défense si le client vous assigne.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Bâche arrachée, réseau non purgé, canalisation encastrée percée à la disqueuse : l'eau descend et abîme les niveaux inférieurs ou l'appartement du dessous. En site occupé s'ajoutent le mobilier détruit et le relogement des occupants pendant la reprise.
Ouverture d'un mur porteur sans étude, reprise en sous-oeuvre qui fait travailler la façade, plancher ancien qui s'affaisse sous une nouvelle chape. Le désordre touche la partie du bâtiment que vous n'avez pas construite, souvent exclue ou faiblement plafonnée dans les contrats de base.
Le carreleur pose avant séchage complet de la chape, l'électricien perce un réseau installé la veille, le plaquiste referme une gaine non contrôlée. En entreprise générale, ce défaut de pilotage vous est imputé même quand l'exécution a été confiée à un sous-traitant.
Fissures chez le mitoyen après une démolition ou un terrassement, chute d'un outil sur un véhicule stationné, gravats et boue sur la voirie. Le voisin ou son assureur se retournent directement contre l'entreprise qui tient le chantier, sans passer par votre client.
Vous proposez une variante moins chère, un mode constructif ou un matériau inadapté au support, et le client vous reproche un résultat non conforme à ce qui lui avait été annoncé. Le devoir de conseil de l'entreprise générale est apprécié sévèrement face à un maître d'ouvrage particulier.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Entreprise générale du bâtiment : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 49,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, les deux garanties sont différentes et se cumulent. La décennale est obligatoire : le Code des assurances impose à tout constructeur d'être assuré avant l'ouverture du chantier, et elle joue après réception sur les désordres qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (Code civil 1792). La RC Pro, elle, n'est pas imposée par la loi mais couvre ce que la décennale ignore : les dommages causés aux tiers pendant les travaux. Sur un chantier tous corps d'état, les deux figurent le plus souvent dans un même contrat.
Oui. Face au maître d'ouvrage vous êtes le seul cocontractant : c'est vous qu'il met en cause, même si la faute vient du plombier ou de l'électricien que vous avez fait intervenir. Votre RC Pro indemnise, puis votre assureur exerce un recours contre le sous-traitant et son propre assureur. D'où une règle simple : exigez à chaque marché l'attestation RC Pro et décennale du sous-traitant, vérifiez que ses activités déclarées couvrent bien les travaux confiés, et redemandez-la à chaque renouvellement. Sans attestation valable, la charge finale du sinistre vous reste.
Rarement. Les existants, c'est-à-dire la partie ancienne du bâtiment que vous ne construisez pas mais sur laquelle vous intervenez, sont fréquemment exclus ou plafonnés bas dans les contrats standards. En rénovation, c'est pourtant le premier poste de sinistre : charpente fragilisée, plancher qui s'affaisse, façade fissurée par une reprise en sous-oeuvre, réseau ancien mis hors service. Demandez explicitement l'extension dommages aux existants et calez le plafond sur la valeur du bâti concerné, pas sur le montant de vos travaux.
Pour les travaux relevant de l'assurance construction obligatoire, vos devis et factures doivent indiquer l'assurance souscrite au titre de l'activité, les coordonnées de l'assureur et la couverture géographique du contrat. Distinguez trois niveaux : l'obligation légale, être assuré en décennale avant l'ouverture du chantier ; l'exigence du donneur d'ordre, un promoteur, un bailleur social ou un marché public réclamant souvent des plafonds RC Pro plus élevés et une attestation nominative par chantier ; et la bonne pratique, garder une attestation à jour dans le dossier de chaque affaire.
Oui, et c'est un point de rupture classique. Votre contrat garantit une liste d'activités déclarées : si vous passez du second oeuvre à la maçonnerie porteuse, si vous ajoutez la charpente, la piscine, l'isolation par l'extérieur, ou si vous vendez des maisons clés en main, l'activité nouvelle n'est pas garantie tant qu'elle n'est pas déclarée. Signalez aussi une forte hausse de chiffre d'affaires ou de taille moyenne de chantier. Ce changement de situation permet d'ajuster le contrat, et ouvre à chaque partie une faculté de résiliation (L.113-16).
Non. Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (L.113-12), ou lors d'un changement de situation modifiant le risque (L.113-16). Attention surtout à la continuité : en décennale, ce qui compte est le chantier ouvert pendant la période de validité du contrat, et la garantie court dix ans après réception. Ne laissez jamais de trou entre deux contrats et conservez la liste datée de vos chantiers ouverts.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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