RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre le rinçage des contenants et la mise en carton, un atelier d'embouteillage manipule un produit qui partira en rayon sous le nom d'un autre. Un joint de tireuse mal désinfecté, une capsule mal sertie, une étiquette prise dans le mauvais lot : rien de tout cela ne se voit à la sortie de ligne, le défaut se révèle trois semaines plus tard chez le caviste ou dans le verre du consommateur. À ce moment-là, c'est la responsabilité civile de l'embouteilleur qui est recherchée, par le donneur d'ordre comme par la victime.
La responsabilité civile professionnelle de l'embouteilleur couvre les dommages causés aux tiers du fait de son activité : la prestation de conditionnement elle-même, mais surtout le produit une fois livré. Elle joue sur les trois natures de dommages : corporels (consommateur blessé par un bris de bouteille, intoxiqué par un lot contaminé), matériels (cuvée du client perdue, stock du distributeur détruit, palettes voisines souillées) et immatériels consécutifs (marge perdue par le donneur d'ordre, arrêt de commercialisation, frais de remplacement). La garantie responsabilité civile après livraison, dite responsabilité du fait des produits, est le cœur du contrat pour cette activité : c'est elle qui intervient une fois que la bouteille a quitté l'atelier, quand le défaut se révèle chez le caviste ou en rayon. S'y ajoutent, en options à négocier explicitement, la garantie des biens confiés — le vin, le jus ou la bière du client détenus en cuve avant tirage — et la prise en charge des frais de retrait-rappel. En revanche, la RC Pro ne répare ni la tireuse, ni l'étiqueteuse, ni le bâtiment : ces dommages relèvent d'un contrat de dommages aux biens, pas de la responsabilité.
Un atelier conditionne 8 000 bouteilles de bière artisanale pour une brasserie ; le sucrage de refermentation est mal dosé sur une cuve et la pression grimpe en bouteille. Trois semaines plus tard, des bouteilles éclatent en réserve chez plusieurs cavistes et un manutentionnaire est blessé au visage par un éclat de verre. Le lot est retiré, la brasserie manque sa campagne de fin d'année et se retourne contre l'embouetilleur : destruction du lot, logistique de rappel, indemnisation du blessé et marge perdue par le client atteignent facilement, sur ce type de dossier, un ordre de grandeur de 60 000 à 150 000 euros — un exemple, jamais un tarif ni un montant contractuel. Sans RC Pro, cette somme sort de la trésorerie de l'atelier et la défense se paie seule. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert qui déterminera si le défaut vient du dosage, du verre ou de la matière première fournie, prend en charge les frais de défense y compris quand la mise en cause est infondée, et règle les indemnités dans la limite des plafonds souscrits. C'est aussi ce qui permet de conserver le client : il est indemnisé sans attendre l'issue du contentieux.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Biofilm dans la tireuse, eau de rinçage non maîtrisée, désinfection écourtée entre deux clients : le lot part altéré et peut rendre des consommateurs malades. La mise en cause combine alors dommage corporel, destruction des palettes et perte de commercialisation pour le donneur d'ordre.
Deux cuvées inversées entre deux lots, un allergène ou une mention de sulfites oubliée, un numéro de lot illisible qui rend la traçabilité impossible : la non-conformité impose un retrait, parfois un rappel. Le préjudice est presque toujours réclamé par le client dont la marque est engagée en rayon.
Sucrage de refermentation mal dosé, capsule mal sertie, verre non adapté à la pression : les bouteilles fuient, se troublent ou éclatent en réserve. L'éclat de verre projeté sur un manutentionnaire ou un client transforme un défaut de process en dommage corporel.
Le vrac stocké chez vous avant tirage appartient au client : vanne restée ouverte, mélange de deux cuvées, dérive de température sur un tank, casse au conditionnement. La valeur détruite se compte en dizaines de milliers d'euros et ne relève ni du stock ni de la RC Pro de base, mais de la garantie biens confiés.
Éclat de verre issu d'une casse en ligne, fragment de joint, particule métallique d'un convoyeur : le corps étranger passe le contrôle et arrive chez le consommateur. Blessure buccale, plainte, alerte sanitaire et rappel du lot suivent presque systématiquement.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Embouteillage de boissons : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 25,90€/mois* | dès 24,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Tout dépend de l'origine du défaut. Si l'altération vient de votre prestation — nettoyage insuffisant de la ligne, oxydation à la mise, bouchage défaillant — votre responsabilité contractuelle est engagée envers le vigneron et votre RC Pro intervient. Si l'instabilité ou la contamination préexistait dans la cuve, la charge revient au producteur. En pratique, l'assureur mandate un expert : ce sont vos relevés de nettoyage, vos échantillons témoins et vos enregistrements de traçabilité qui feront la différence.
Pas automatiquement. La RC Pro de base indemnise le dommage causé par le produit défectueux, pas le coût de l'opération de retrait-rappel : identification des lots, information des clients et des autorités, transport retour, destruction, communication. Cette prise en charge relève d'une garantie dédiée « frais de retrait-rappel », presque toujours optionnelle et assortie d'une sous-limite bien inférieure au plafond général. Si vous conditionnez pour des marques distribuées en grande surface, c'est la ligne à vérifier avant de signer.
Ce sont des biens confiés : ils ne vous appartiennent pas, ils ne figurent donc ni dans votre stock ni dans la RC Pro de base. Il faut activer la garantie « biens confiés » et déclarer une valeur cohérente avec ce que vous détenez au pic de campagne, pas en moyenne annuelle — une cuve de vrac peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros. Vidange accidentelle, mélange de cuvées ou dérive de température se règlent sur cette garantie, plafonnée à part.
Oui, c'est un dommage immatériel consécutif : la perte financière qui découle d'un dommage matériel ou corporel garanti. Marge non réalisée, campagne commerciale manquée, pénalités envers un distributeur en font partie. Vérifiez deux points : que les immatériels consécutifs sont bien inclus, ce qui est généralement le cas, et le montant de leur plafond, souvent inférieur à celui des dommages matériels. Un préjudice financier sans dommage matériel préalable exige, lui, une extension spécifique.
Non : l'embouteillage n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, à la différence d'un constructeur ou d'un expert-comptable. Mais elle est presque toujours exigée par contrat : vignerons, brasseurs et marques qui vous confient leur production réclament une attestation de RC Pro mentionnant la responsabilité produits, et les référentiels d'audit demandés par la distribution la contrôlent. S'y ajoute la réalité économique : un seul rappel de lot dépasse la trésorerie d'un atelier. Exigence contractuelle, donc, pas obligation légale.
Les RC Pro fonctionnent le plus souvent en base réclamation : c'est la date de la mise en cause qui compte, pas celle du tirage. À la résiliation, une garantie subséquente d'au moins cinq ans continue de couvrir les réclamations portant sur des faits antérieurs ; à la souscription, vérifiez la reprise du passé. Un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : on résilie à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation modifie le risque (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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