RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un chalumeau allumé dans la cuisine d'un client, un chaudron du XIXe siècle confié pour rétamage, une hotte en cuivre de quarante kilos fixée au-dessus d'un piano de cuisson : chaque geste du dinandier engage sa responsabilité envers autrui. Le cuivre pardonne peu — un décapage trop appuyé efface une estampille, une brasure mal refroidie couve des heures dans un faux plafond. Ce que vous risquez ici, ce n'est pas votre atelier ni votre outillage, c'est le préjudice subi par le client ou par un tiers, et la facture qu'il vous adressera.
La responsabilité civile professionnelle du dinandier prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à autrui dans l'exercice de votre métier : martelage, repoussage, rétreint, planage, étamage, restauration, livraison et pose des pièces. Elle couvre trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un client blessé par un habillage qui se descelle, une intoxication après un rétamage réalisé avec un alliage impropre au contact alimentaire. Les dommages matériels ensuite : un chaudron ancien confié pour restauration percé au décapage, une cuisine détruite par un point chaud réalisé sur site. Les dommages immatériels consécutifs enfin, c'est-à-dire les pertes d'exploitation que le sinistre entraîne pour votre client ou pour un tiers. La garantie joue pendant les travaux, chez vous comme chez le client, et après livraison lorsque le défaut d'un objet vendu ou posé se révèle des mois plus tard. Les pièces qui vous sont confiées relèvent d'une extension distincte, à souscrire avec un plafond aligné sur la valeur des objets que vous acceptez en atelier. En revanche, la RC Pro ne finance jamais la reprise de votre propre travail : refaire la pièce ratée reste à votre charge.
Vous brasez sur place l'habillage cuivre d'une hotte dans la cuisine d'un restaurant. Vous quittez le site à 17 h ; à 19 h 30 le feu se déclare dans le faux plafond, entretenu par les dépôts de graisse. La cuisine et une partie de la salle sont détruites, l'établissement reste fermé sept semaines et l'assureur du restaurateur se retourne contre vous : remise en état, matériel de cuisine, perte d'exploitation. Un dossier de cette nature se chiffre couramment entre 60 000 et 120 000 € — c'est un ordre de grandeur, pas un tarif ni une promesse d'indemnisation. Sans RC Pro, cette somme sort de la trésorerie de l'atelier, ce qui suffit à arrêter une structure d'une ou deux personnes. Avec la garantie, l'assureur prend en charge l'expertise, la discussion avec l'assureur adverse, la contestation des montants réclamés et l'indemnisation dans la limite du plafond, à condition que les mesures de prévention prévues pour le travail par point chaud aient été respectées.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une brasure ou une soudure réalisée chez le client peut mettre le feu à une cloison, un faux plafond ou un conduit encrassé, parfois plusieurs heures après votre départ. C'est le sinistre le plus coûteux du métier, parce qu'il détruit le bâti et arrête l'activité du client.
Décapage trop agressif, recuit mal maîtrisé, redressage qui fissure une paroi amincie par un siècle d'usage : une restauration ratée détruit une valeur que vous n'avez pas créée. L'estimation de la pièce, souvent contestée, se règle par expertise.
Un cuivre insuffisamment étamé ou traité avec un alliage inadapté expose l'utilisateur à une contamination des aliments cuits en milieu acide. La mise en cause devient un dommage corporel, avec des suites médicales et une recherche de responsabilité qui remonte jusqu'à l'atelier.
Hotte, luminaire, enseigne, plan de travail ou habillage mural : une fixation sous-dimensionnée ou une brasure qui lâche fait tomber plusieurs dizaines de kilos de métal. Le dommage peut être corporel, et il se produit souvent longtemps après la réception du chantier.
Cuivre mis en contact avec un autre métal, fixations mal choisies, ruissellement non maîtrisé : la corrosion perce un support ou marque durablement une façade en pierre de coulures vertes. Le nettoyage ou la reprise de la maçonnerie est à la charge de celui qui a posé le métal.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Dinandier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Les objets remis pour restauration ou rétamage ne sont pas couverts par la garantie de base : ils relèvent de l'extension biens confiés, plafonnée séparément, souvent bien en dessous de la valeur d'un alambic de collection ou d'une batterie de cuisine estampillée. Vérifiez ce plafond avant d'accepter une pièce, faites préciser la valeur par écrit à la prise en charge et photographiez l'objet à l'entrée comme à la sortie. Au-delà du plafond, demandez au propriétaire de déclarer la pièce à son propre assureur pendant la durée du dépôt.
Oui, mais sous conditions. Les interventions par point chaud hors de l'atelier doivent être déclarées à la souscription : un contrat souscrit pour une activité purement sédentaire laisserait ce risque sans garantie. Les contrats imposent ensuite des mesures de prévention contractuelles : protection et dégagement des abords, extincteur adapté à portée immédiate, surveillance du chantier après l'extinction du chalumeau, permis de feu quand le donneur d'ordre l'exige. Une franchise majorée s'applique souvent sur ce type de sinistre. Le non-respect de ces mesures peut réduire, voire faire tomber, l'indemnisation.
C'est votre exposition corporelle la plus sérieuse. Un cuivre laissé nu ou revêtu d'un alliage inadapté au contact d'aliments acides expose le consommateur à une intoxication, et la responsabilité remonte à l'artisan qui a exécuté le rétamage. Utilisez un étain de qualité alimentaire, conservez les factures et les fiches techniques du fournisseur, et notez le lot employé pour chaque pièce. Cette traçabilité est ce qui vous permettra, en cas de mise en cause, de démontrer votre diligence et d'orienter la recherche de responsabilité vers le bon acteur.
Non. Dès que votre travail devient un élément d'ouvrage incorporé au bâtiment — habillage scellé, épi de faîtage, couverture ou ornement de toiture, verrière — vous relevez de l'obligation d'assurance des travaux de construction et de la responsabilité décennale du Code civil (article 1792). Cette garantie décennale est distincte de la RC Pro et légalement obligatoire pour ce type d'intervention. Distinguez donc trois niveaux : ce que la loi impose (décennale sur ouvrage), ce que votre donneur d'ordre exige contractuellement (attestation RC Pro pour un marché ou un chantier de décoration), et ce qui relève de la bonne pratique.
Généralement non. Un désaccord sur les dimensions, la patine ou le rendu de la pièce que vous avez fabriquée porte sur votre propre prestation : c'est un litige commercial, pas un dommage causé à un tiers, et la RC Pro n'a pas vocation à financer la reprise de votre ouvrage. La garantie s'active si la pièce cause un dommage : elle se décroche, blesse quelqu'un, abîme un mobilier. Pour les contestations de commande, la protection juridique est l'outil adapté, et un bon de commande signé avec croquis coté reste votre meilleure défense.
Un contrat professionnel n'ouvre ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon : ces droits sont réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Une résiliation hors échéance reste possible en cas de changement de situation affectant le risque — cessation définitive d'activité, changement de profession — dans les conditions de l'article L.113-16. Ne laissez jamais votre ancien contrat expirer avant que le nouveau ne prenne effet : un sinistre survenu dans l'intervalle resterait à votre charge.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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