RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Sur un chantier, votre responsabilité ne se joue pas sur la qualité de l'ouvrage mais sur ce qui arrive aux hommes qui y travaillent. Un plan général de coordination trop générique, une inspection commune bâclée, une observation faite oralement et jamais portée au registre-journal : après une chute de hauteur ou un ensevelissement, c'est votre dossier que l'expert ouvre en premier. Le coordonnateur SPS est l'un des rares intervenants dont la faute se compte directement en dommages corporels.
La RC Professionnelle du coordonnateur SPS couvre les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs, omissions et négligences commises dans votre mission de coordination, en phase conception comme en phase réalisation. Elle intervient sur les trois familles de dommages causés à des tiers : corporels (un compagnon blessé ou tué dans un accident où votre carence de coordination est retenue), matériels (installation, engin ou ouvrage voisin endommagé à la suite d'une mesure de prévention mal harmonisée entre lots) et immatériels (arrêt de chantier, retard, pénalités et frais de reprise supportés par le maître d'ouvrage). Elle prend également en charge la défense de vos intérêts : expertise judiciaire, avocat, technicien de votre côté, y compris lorsque vous êtes cité devant le tribunal correctionnel après un accident du travail. En revanche, elle ne couvre ni les amendes pénales, ni la faute intentionnelle, qui restent à votre charge personnelle.
Chantier de catégorie 2, chute d'un compagnon depuis une trémie non protégée. L'enquête établit que le PPSPS du lot gros œuvre n'avait pas été analysé, que l'inspection commune avec le lot suivant n'a pas eu lieu et que le registre-journal ne porte aucune observation sur cette zone. Le tribunal retient un partage de responsabilité : l'entreprise pour l'essentiel, le maître d'ouvrage, et une part à votre charge. Sur une indemnisation d'ensemble de l'ordre de 450 000 € pour une incapacité permanente — ordre de grandeur donné à titre d'exemple, les montants variant fortement selon la victime — une part de 20 % représente environ 90 000 €, auxquels s'ajoutent trois ans de procédure et des frais de défense de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, voire de votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre. Avec, l'assureur mandate l'avocat dès la première convocation, fait discuter le partage par son propre technicien et règle la part qui vous est finalement imputée.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un plan général de coordination recopié d'une opération précédente, qui ne traite pas les interférences réelles du site, est le premier reproche formulé après un accident. L'expert compare le PGC aux risques effectifs du chantier, et l'écart se retourne contre vous.
Chute de hauteur, levage, tranchée, circulation d'engins : dès qu'un compagnon est blessé, la victime, son employeur et la caisse cherchent la part du coordonnateur. Le dommage est corporel, donc lourd, et se règle en partage de responsabilité entre intervenants.
Vous avez alerté oralement mais rien n'est écrit ni notifié : juridiquement, l'alerte n'existe pas. L'absence d'inspection commune préalable et de visites datées transforme un simple doute en présomption de carence de votre part.
Une carence relevée par l'inspection du travail peut stopper une phase entière de l'opération. Le maître d'ouvrage vous réclame alors les pénalités de retard et l'immobilisation des entreprises : un préjudice immatériel qui grimpe très vite.
Un dossier d'intervention ultérieure sur l'ouvrage lacunaire ressort des années plus tard, lors d'une opération de maintenance ou d'un accident en toiture. La réception peut aussi être bloquée, avec un coût de reprise et de retard mis à votre charge.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Coordonnateur SPS : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 22,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Votre mission est encadrée par le Code du travail, mais la loi n'en fait pas une obligation d'assurance au sens où l'est la décennale des constructeurs. En pratique, elle est incontournable : la convention ou le contrat de coordination signé avec le maître d'ouvrage exige une attestation RC Pro à jour, avec un montant de garantie minimum, et les marchés publics la réclament dès la candidature. Distinguez donc bien l'obligation légale, l'exigence du donneur d'ordre et la simple prudence : ici, ce sont les deux dernières qui commandent.
Ce salarié n'est pas le vôtre : il est un tiers, le dommage relève donc bien de votre RC Pro. Deux fronts s'ouvrent souvent en parallèle. Au civil, l'employeur reconnu en faute inexcusable, son assureur ou la caisse cherchent à faire supporter une part au coordonnateur. Au pénal, vous pouvez être poursuivi personnellement pour blessures involontaires. Le contrat règle la part civile mise à votre charge et vos frais de défense ; il ne paiera jamais une amende pénale.
En principe non : la coordination porte sur la sécurité et la santé des personnes qui travaillent, pas sur la solidité ou la destination de l'ouvrage, terrain de la responsabilité des constructeurs (article 1792 du Code civil). Le piège est le cumul de casquettes : beaucoup de coordonnateurs font aussi de la maîtrise d'œuvre, de l'OPC, de l'AMO ou du diagnostic. Ces missions-là engagent la responsabilité de constructeur et relèvent de l'assurance construction obligatoire. Déclarez chaque activité séparément, sinon la mauvaise garantie répond.
C'est le contrat en vigueur au jour de la réclamation qui joue, pas celui de l'époque : la RC Pro fonctionne en base réclamation. Le Code des assurances (article L.124-5) impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après résiliation, et une clause de reprise du passé permet de couvrir les missions antérieures à la souscription. C'est décisif dans votre métier : un DIUO lacunaire ou une faute de la phase conception ressort souvent longtemps après la réception.
Votre niveau de compétence et les catégories d'opérations coordonnées (un chantier de catégorie 1 ne s'apprécie pas comme une petite opération de catégorie 3), votre chiffre d'affaires, la part conception et réalisation, le recours à des coordonnateurs salariés ou sous-traitants, et surtout vos activités annexes. Une déclaration inexacte, même de bonne foi, autorise l'assureur à réduire l'indemnité proportionnellement à la prime non perçue (article L.113-9 du Code des assurances). Actualisez dès que vous montez en catégorie.
Votre contrat est professionnel : ni délai de rétractation de quatorze jours, ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation professionnelle change et modifie le risque (article L.113-16). Le point sensible est la continuité : vérifiez que le nouveau contrat reprend le passé et que l'ancien laisse jouer sa garantie subséquente, sinon une réclamation sur un chantier ancien tombe entre les deux.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →