RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous validez une allocation, vous adoubez un protocole, vous arbitrez un paramètre de collatéral, et trois semaines plus tard le vault est vidé par un exploit ou le stablecoin décroche de sa parité. Le client ne poursuit pas le protocole, généralement pseudonyme et hors de portée : il poursuit le seul acteur identifiable et solvable de la chaîne, celui qui a signé une lettre de mission avec un SIREN français. C'est la singularité de ce métier : le risque technique est décentralisé, la responsabilité juridique ne l'est pas du tout.
La RC Pro du consultant DeFi prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à vos clients ou à des tiers dans l'exercice de votre mission : erreur d'analyse, omission dans la revue d'un protocole, recommandation inadaptée au profil de risque du client, retard de livrable, manquement à votre devoir de conseil et de mise en garde. Elle intervient sur les trois familles de dommages : corporels, rares mais réels dès que vous animez une formation en présentiel ou intervenez dans les locaux d'un client ; matériels, quand un poste, un serveur de test ou des données du client sont endommagés pendant votre intervention ; immatériels enfin, y compris purement financiers, c'est-à-dire une perte de valeur ou un manque à gagner sans qu'aucun bien n'ait été touché. Ce dernier poste est le cœur du métier : le préjudice n'est ni un bras cassé ni un écran cassé, c'est une ligne de trésorerie qui a fondu après votre recommandation. La garantie finance aussi votre défense, avocat et expertise technique on-chain comprises, que la mise en cause soit fondée ou non. Point technique à ne pas négliger : les contrats de conseil sont le plus souvent en base réclamation (L.124-5 du Code des assurances), ce qui rend décisifs la continuité de couverture, la reprise du passé et la garantie subséquente après l'arrêt d'activité.
Une ETI vous confie le cadrage d'une allocation de 4 M€ de trésorerie en stablecoins. Vous retenez un protocole de prêt sur la foi d'un audit de sécurité que vous n'avez pas confronté au code réellement déployé : le module de collatéral ajouté après cet audit est exploité, et 1,4 M€ ne sont jamais récupérés. Le client vous reproche un défaut de diligence et l'absence d'alerte sur la concentration de la trésorerie sur un seul protocole ; sa réclamation englobe la perte, l'expertise technique et ses honoraires d'avocat, soit un ordre de grandeur de plusieurs centaines de milliers d'euros, sans commune mesure avec le chiffre d'affaires d'un consultant indépendant. Sans RC Pro, ce montant se règle sur les fonds de votre société, et si celle-ci ne suit pas, la faute détachable du dirigeant peut ouvrir la porte à votre patrimoine personnel. Avec la garantie, l'assureur prend la main : il mandate un expert capable de lire la chaîne, discute le partage de responsabilité en s'appuyant sur vos comptes rendus et sur le procès-verbal du comité d'investissement qui a validé l'allocation, et règle l'indemnité due dans la limite du plafond souscrit. La RC Pro n'empêche pas l'exploit ; elle empêche qu'un exploit vous mette dehors.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous recommandez un protocole en vous appuyant sur un audit de sécurité daté, sans vérifier que le code déployé correspond bien au périmètre audité ni examiner les dépendances et l'oracle de prix. Après l'incident, le client vous reproche une revue de surface et une facturation d'expertise sans expertise réelle.
Aucune trace écrite n'établit que vous avez alerté sur le risque de perte totale, sur l'illiquidité en cas de stress, sur le décrochage possible d'un stablecoin ou sur la concentration de la trésorerie chez un seul acteur. Sans écrit, la parole du client l'emporte souvent et le devoir de conseil est réputé non rempli.
Vous préconisez un schéma de signature multisig, des seuils, une liste d'adresses autorisées ou une procédure de rotation de clés qui se révèle mal dimensionnée : quorum impossible à réunir, adresse de destination erronée, fonds immobilisés. Le préjudice est immédiat et directement rattachable à votre livrable.
Votre montage expose le client à un manquement qu'il découvre lors d'un contrôle : traitement comptable ou fiscal contesté, dispositif de lutte anti-blanchiment insuffisant sur les contreparties, recours à un service qui aurait dû être agréé. Le redressement, les pénalités et les frais de mise en conformité vous sont réclamés.
Une note de stratégie, un tableau d'allocation ou une liste d'adresses de wallets circule au-delà du cercle prévu, par un canal mal cloisonné ou un prestataire que vous avez associé. Sur un registre public, la simple divulgation d'une adresse rend la trésorerie du client traçable et l'expose au ciblage.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Consultant DeFi : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 34,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Il n'existe pas d'obligation générale d'assurance pour une activité de conseil non réglementée : cadrage stratégique, formation, ingénierie de trésorerie. En revanche, si votre prestation entre dans le champ des services sur crypto-actifs encadrés par le règlement européen MiCA, le conseil en crypto-actifs en fait partie, elle suppose un agrément et les exigences prudentielles imposent alors des fonds propres minimum ou une assurance de responsabilité civile professionnelle : à cadrer avec l'AMF avant de démarrer. Troisième cas, le plus courant : ce n'est pas la loi mais votre client qui exige l'attestation avant de signer.
Pas automatiquement. La RC Pro couvre votre responsabilité, pas la performance d'un placement : il faut qu'une faute professionnelle vous soit imputable, par exemple une revue de sécurité bâclée, un audit périmé présenté comme valide ou une absence de mise en garde écrite. Si la perte résulte d'un aléa de marché ou d'un risque que vous aviez explicitement documenté et que le client a accepté, il n'y a pas de faute, donc pas d'indemnisation à sa place. C'est précisément pourquoi vos comptes rendus et vos avertissements écrits valent autant que le contrat.
Oui, et c'est le malentendu le plus répandu du métier. Votre exposition ne vient pas de la garde des actifs mais de l'influence de vos préconisations sur une décision d'allocation : on vous reprochera l'analyse, pas la signature de la transaction. À l'inverse, si vous commencez à détenir des clés, à exécuter des ordres ou à gérer un wallet pour le compte d'un tiers, vous changez de métier, vous entrez dans un régime réglementé et cette activité est très souvent exclue d'un contrat de simple conseil. Déclarez-le avant, pas après.
Cela dépend de deux clauses qu'il faut lire avant de signer : le territoire des missions et le territoire des réclamations. Beaucoup de contrats couvrent l'Union européenne ou le monde entier mais excluent les réclamations portées devant une juridiction des États-Unis ou du Canada, un point sensible quand vos interlocuteurs sont dispersés. Autre difficulté propre au secteur : une DAO sans personnalité juridique complique l'identification du réclamant et de la loi applicable. Faites contracter une entité identifiée, avec une clause de droit applicable et de juridiction, et signalez à votre assureur la part de clientèle non européenne.
Ce qui compte n'est pas la date de la mission mais la date de la réclamation, puisque la plupart des contrats de conseil sont en base réclamation. Si vous étiez couvert au moment de la réclamation et que le contrat reprend le passé antérieur à sa souscription, le dossier est pris en charge. Si vous avez cessé votre activité ou résilié, la garantie subséquente prend le relais pendant une durée qui ne peut être inférieure à cinq ans. D'où la règle : ne laissez jamais de trou entre deux contrats, et conservez vos livrables et échanges bien au-delà de la fin de mission.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs visent les particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation professionnelle ayant une influence directe sur le risque (L.113-16). Surtout, si vous passez du conseil à l'édition de smart contracts, à l'audit de code ou à la gestion pour compte de tiers, déclarez ce changement sans attendre (L.113-2) : une activité non déclarée peut réduire, voire priver d'effet, l'indemnisation.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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