RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un client vous confie 180 000 € issus de la vente de sa société ; trois ans plus tard, le fonds que vous lui avez recommandé a suspendu les rachats et vaut 30 % de moins. Il ne conteste pas le marché : il conteste votre recommandation, le profil que vous avez recueilli et le rapport d'adéquation que vous lui avez remis. Chez un conseiller en investissements financiers, le sinistre n'arrive presque jamais le jour du conseil — il arrive le jour où le client fait ses comptes.
La responsabilité civile professionnelle du CIF prend en charge les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs, omissions et négligences commises dans votre activité de conseil : analyse patrimoniale erronée, recommandation inadaptée au profil, défaut d'information ou de mise en garde, retard dans l'exécution d'une opération. Elle joue sur les trois familles de dommages causés à autrui : les dommages immatériels, qui sont le cœur du risque du métier — une perte financière subie par le client sans qu'aucun bien ni aucune personne n'ait été atteint ; les dommages matériels, plus rares, comme des documents ou un support client détruits chez vous ; les dommages corporels, marginaux mais réels lors d'un rendez-vous à domicile ou dans vos locaux. Elle couvre vos actes, ceux de vos salariés et ceux des collaborateurs dont vous répondez, et prend en charge les frais de défense, d'expertise et de représentation, y compris quand la réclamation se révèle infondée. Elle ne couvre en revanche ni la faute intentionnelle ou dolosive, exclue par le Code des assurances (L.113-1), ni la restitution de vos propres honoraires, ni une simple contre-performance de marché sans manquement de votre part.
Ordre de grandeur, jamais un tarif : vous recommandez à un client de 64 ans, profil équilibré, d'investir 150 000 € sur un fonds immobilier non coté, alors que sa lettre de mission mentionnait un besoin de disponibilité sous trois ans. Le fonds bloque les rachats, la valeur recule de 40 % et le client vous assigne pour défaut de conseil et manquement à l'obligation d'adéquation. Le juge ne vous fera pas rembourser toute la moins-value : il indemnise une perte de chance de ne pas avoir investi, souvent une fraction du préjudice — soit ici un ordre de grandeur de 20 000 à 35 000 €, auxquels s'ajoutent facilement 10 000 à 20 000 € d'avocat et d'expertise sur deux ou trois ans de procédure. Avec la RC Pro, l'assureur instruit la réclamation, mandate la défense, discute le principe de la faute et le montant, puis règle dans la limite du plafond. Sans elle, vous payez la condamnation et les frais sur votre trésorerie personnelle. Et surtout : le CIF a l'obligation légale d'être assuré, si bien qu'un jour sans contrat n'est pas seulement un risque financier, c'est un motif de perte de votre immatriculation.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous orientez un client prudent, âgé ou ayant un besoin de liquidité vers un produit risqué, illiquide ou à horizon long. C'est la mise en cause numéro un du CIF : le litige porte sur l'écart entre le profil que vous avez recueilli et la solution que vous avez retenue.
Le risque de perte en capital, l'absence de garantie, les frais réels ou la possibilité d'un blocage des rachats n'ont pas été expliqués de façon compréhensible et traçable. Sans rapport écrit ni preuve des mises en garde, la charge de la preuve joue contre vous.
Un dispositif de défiscalisation est requalifié et l'avantage repris par l'administration, avec intérêts et pénalités. Le client vous réclame l'économie d'impôt perdue et le surcoût, en soutenant que vous lui aviez présenté le montage comme sécurisé.
Placement atypique, émetteur non autorisé à commercialiser en France, fonds dont la solidité n'a pas été vérifiée : le conseiller répond de sa diligence de sélection. La défaillance vient du producteur, mais c'est vous que le client a en face de lui.
Arbitrage passé hors délai, ordre non transmis, versement programmé oublié, dossier de souscription incomplet : le préjudice se calcule au centime près et se prouve facilement. Ces dossiers se règlent vite, mais tombent sans prévenir sur des montants à cinq chiffres.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Conseiller en investissements financiers (CIF) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. Le statut de conseiller en investissements financiers impose une assurance de responsabilité civile professionnelle : c'est une condition d'accès et de maintien de l'immatriculation à l'ORIAS, au même titre que l'adhésion à une association professionnelle agréée par l'AMF. Votre association vous réclame l'attestation à chaque contrôle annuel ; sans elle, elle refuse ou retire l'adhésion et votre immatriculation tombe. Des montants minimaux de garantie sont fixés par la réglementation et diffèrent selon que vous exercez seul ou avec des salariés.
Pas automatiquement. Le CIF, le courtage en assurance (IAS) et l'intermédiation en opérations de banque (IOBSP) sont trois statuts distincts, chacun avec sa propre obligation d'assurance. Or beaucoup de réclamations portent justement sur un contrat d'assurance-vie, donc sur la casquette IAS et non sur la casquette CIF. Vérifiez que vos conditions particulières listent expressément chaque activité exercée, transaction immobilière comprise si vous la pratiquez : une activité non déclarée, c'est une réclamation non garantie.
Ces contrats fonctionnent presque toujours en base réclamation : c'est l'assureur en place au jour de la réclamation qui intervient, à condition que le contrat prévoie une reprise du passé et que vous n'ayez pas eu connaissance du fait générateur avant de souscrire. À l'arrêt du contrat, une garantie subséquente couvre les réclamations postérieures ; le Code des assurances (L.124-5) impose un délai qui ne peut être inférieur à cinq ans. Déclarez toute réclamation dès que vous en avez connaissance.
Rarement. Une baisse de marché n'est pas en soi un préjudice indemnisable : ce qui est réparé, c'est votre manquement — défaut de conseil, d'information ou d'adéquation. Les tribunaux raisonnent le plus souvent en perte de chance et n'accordent qu'une fraction de la perte, correspondant à la probabilité que le client n'aurait pas investi s'il avait été correctement averti. L'assureur discute donc le principe de la faute et le montant, dans la limite du plafond et sous déduction de la franchise.
Une amende ou une sanction pécuniaire prononcée contre vous n'est pas assurable : elle est personnelle et punitive, elle reste à votre charge. En revanche, le préjudice subi par un client relève bien de la responsabilité civile — par exemple la reprise d'un avantage fiscal et les pénalités associées, lorsqu'elle découle d'un conseil fautif de votre part. Certains contrats prennent aussi en charge les honoraires d'avocat en cas de contrôle ou de procédure disciplinaire : faites-le confirmer par écrit.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (L.113-12). Une cessation ou un changement d'activité qui modifie le risque ouvre en revanche une faculté de résiliation en cours d'année, sur justificatif et dans les délais prévus par le Code des assurances (L.113-16). Deux réflexes avant d'envoyer la lettre : vérifier la durée de la garantie subséquente et ne jamais rester un jour sans assurance tant que vous êtes immatriculé.
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* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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