RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un conseiller en gestion de patrimoine ne casse rien : il fait perdre de l'argent en signant une recommandation. Le jour où une défiscalisation est reprise par l'administration, où une clause bénéficiaire mal rédigée déclenche des droits de succession imprévus, ou où un placement présenté comme prudent décroche de 40 %, c'est votre rapport de préconisation qui atterrit chez l'avocat du client. Et la mise en cause tombe souvent cinq à dix ans après le rendez-vous, quand plus personne ne se souvient de ce qui a été dit.
La RC Pro du conseiller en gestion de patrimoine couvre les conséquences pécuniaires de la responsabilité que vous engagez envers vos clients et les tiers dans l'exercice de votre activité. Elle vise d'abord les dommages immatériels, cœur du métier : préjudice financier né d'un conseil inadapté, d'un défaut de mise en garde, d'une erreur de calcul fiscal, d'un arbitrage non exécuté ou d'une omission dans un montage successoral. Elle couvre aussi les dommages corporels et matériels survenus dans le cadre professionnel : un client qui chute au cabinet, un matériel ou un dossier détérioré lors d'un rendez-vous à domicile. Le contrat règle l'indemnité due au client et finance les frais de défense et d'expertise, qui pèsent lourd dans un contentieux patrimonial toujours technique. Enfin, la garantie doit couvrir chacun des statuts que vous déclarez à l'ORIAS — CIF, courtier en assurance, IOBSP, carte de transaction immobilière — sans trou entre eux.
Un client cadre supérieur souscrit, sur votre recommandation, une opération de Girardin industriel : 55 000 € apportés pour une réduction d'impôt de 70 000 €. Trois ans plus tard, l'administration constate que le matériel n'a jamais été exploité outre-mer, reprend l'intégralité de l'avantage fiscal et ajoute intérêts de retard et pénalités : l'ardoise dépasse 80 000 €, plus une dizaine de milliers d'euros de frais d'avocat. Le monteur est insolvable, alors le client se retourne contre vous en vous reprochant de ne pas avoir vérifié la solidité de l'opérateur ni averti du risque de reprise. Ces montants sont des ordres de grandeur, mais ils dépassent déjà le minimum réglementaire de 150 000 € par sinistre exigé d'un CIF sans salarié. Avec une RC Pro correctement dimensionnée, l'assureur pilote la défense, finance l'expertise et règle l'indemnité si votre responsabilité est retenue. Sans elle, c'est votre trésorerie qui absorbe le choc — et, en entreprise individuelle, votre patrimoine personnel.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un produit volatil, illiquide ou à effet de levier placé chez un épargnant classé prudent reste la mise en cause la plus fréquente du métier. Le juge relit le questionnaire de connaissance client et le rapport d'adéquation : absents ou bâclés, la faute devient très difficile à écarter.
Pinel dont l'engagement de location n'est pas tenu, Malraux requalifié, Girardin annulé, LMNP mal paramétré : le client réclame la réduction reprise, majorée des intérêts et pénalités. Le préjudice est chiffrable au centime près, ce qui rend ces dossiers particulièrement contentieux.
Clause bénéficiaire ambiguë, démembrement mal articulé, versement après 70 ans sur un contrat d'assurance-vie, donation-partage mal séquencée : l'erreur ne se révèle souvent qu'au décès, face à des héritiers. Le surcoût de droits de succession se compte alors en dizaines de milliers d'euros.
Lettre de mission absente, document d'entrée en relation non remis, mise en garde donnée oralement et jamais consignée : en cas de litige, c'est au professionnel de prouver qu'il a informé. Sans écrit daté, le doute profite au client, même quand le conseil était bon.
Groupements forestiers exotiques, containers, parkings, énergies renouvelables, plateformes sans agrément : quand le montage s'effondre, le client se retourne contre le seul interlocuteur solvable, vous. On vous reproche alors l'absence de vérification préalable de l'agrément et de la solidité de l'opérateur.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Conseiller en Gestion de Patrimoine : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Chaque statut porte sa propre obligation légale d'assurance : l'article L.541-3 du Code monétaire et financier pour le CIF, l'article L.512-6 du Code des assurances pour l'intermédiaire d'assurance, une obligation équivalente pour l'IOBSP, et la carte professionnelle pour la transaction immobilière. Vous n'avez pas besoin de quatre contrats, mais d'un contrat unique dont les activités déclarées mentionnent explicitement chacun de ces statuts. Un statut oublié dans les conditions particulières, c'est une activité non garantie — et une attestation refusée au renouvellement ORIAS.
Non. Vous êtes tenu à une obligation de moyens, pas de résultat : une moins-value, même lourde, ne constitue pas en soi une faute. Ce qui est sanctionné, c'est le manquement — conseil inadapté au profil, absence de mise en garde sur un risque identifiable, information incomplète ou trompeuse. Et lorsque la faute est retenue, les tribunaux indemnisent le plus souvent une perte de chance, c'est-à-dire un pourcentage du préjudice, et non la totalité du capital perdu. Tout le débat technique porte sur ce pourcentage, et c'est l'assureur qui le mène avec vous.
Cela dépend du mode de déclenchement de votre garantie. Les RC Pro de CGP fonctionnent presque toujours en base réclamation (article L.124-5 du Code des assurances) : c'est le contrat en vigueur au jour de la réclamation qui intervient, à condition qu'il comporte une reprise du passé couvrant les faits antérieurs à sa souscription. Vérifiez que cette reprise n'est pas limitée à quelques années, et surtout qu'aucune période de non-assurance n'existe dans votre historique. Un trou de six mois il y a huit ans peut suffire à faire tomber la garantie.
Les réclamations arrivent souvent après le départ : un montage successoral ne révèle son défaut qu'au décès du client, parfois dix ans plus tard. C'est le rôle de la garantie subséquente, qui continue de couvrir les réclamations reçues après la fin du contrat pour des faits commis avant. Pour les professions soumises à obligation d'assurance, sa durée ne peut être inférieure à cinq ans. Ne résiliez donc jamais votre RC Pro le jour de la cession : vérifiez d'abord la durée subséquente prévue au contrat, et négociez-la si elle vous paraît courte.
Non. Les amendes et les sanctions administratives ou pénales prononcées contre vous ne sont pas assurables : les payer à votre place reviendrait à supprimer leur effet dissuasif. En revanche, beaucoup de contrats prennent en charge les frais de défense engagés dans la procédure, ce qui est loin d'être négligeable devant une commission des sanctions. Et si le manquement reproché a aussi causé un préjudice à un client, l'indemnisation de ce client, elle, relève bien de la RC Pro. Ce sont deux volets à ne pas confondre.
Attention : un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours, ni résiliation à tout moment façon loi Hamon — ces règles protègent les particuliers, pas les professionnels. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation limitativement prévu — cessation définitive d'activité, départ en retraite professionnelle, changement de profession — peut ouvrir une résiliation anticipée au titre de l'article L.113-16, s'il modifie réellement le risque garanti. Anticipez : ne restez pas un seul jour sans couverture.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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