RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre le moment où un vendeur vous confie un objet et celui où l'acheteur repart avec, vous engagez votre signature sur une valeur que personne d'autre n'a fixée. Une attribution trop prudente, un faux non détecté, un cadre rayé pendant l'exposition, un inventaire de succession incomplet : la mise en cause arrive rarement le jour de la vacation, mais des mois voire des années après le coup de marteau. Et elle porte presque toujours sur l'écart entre le prix obtenu et celui qu'il aurait fallu obtenir.
La RC professionnelle du commissaire-priseur répare les dommages que votre activité cause à autrui : vendeurs, acheteurs, héritiers, créanciers, mandants judiciaires. Elle couvre d'abord les dommages immatériels, de loin les plus fréquents dans ce métier : la perte financière du vendeur dont le lot est parti sous sa valeur, celle de l'acheteur qui a payé au prix de l'authentique une pièce qui ne l'est pas, le manque à gagner d'un enchérisseur dont l'ordre d'achat n'a pas été exécuté. Elle couvre ensuite les dommages matériels causés à autrui, à condition de traiter à part le cas des objets confiés : un lot cassé, rayé ou disparu pendant l'inventaire, le transport, l'exposition ou le stockage relève d'une garantie « biens confiés » dédiée, car les biens dont vous avez la garde sont exclus du socle de tout contrat de responsabilité. Elle couvre enfin les dommages corporels : le visiteur blessé pendant l'exposition publique, la sculpture qui bascule, le rayonnage qui cède en salle. S'y ajoutent les frais de défense, expertise judiciaire, contre-expertise et avocat, qui constituent souvent le premier poste de coût réel d'un litige d'attribution.
Vous dispersez une succession de province. Un tableau non signé, décrit comme « école française du XIXe », est estimé 2 000 à 3 000 € et part à 4 200 €. Dix-huit mois plus tard, nettoyé et réattribué par un spécialiste, il repasse en vente publique à 190 000 €. Les héritiers vous assignent pour défaut de recherche et absence de recours à un homme de l'art : le tribunal retient une perte de chance et retient une indemnisation de l'ordre de 90 000 à 120 000 €, à quoi s'ajoutent l'expertise judiciaire et vos frais d'avocat, souvent 15 000 à 25 000 € (ordres de grandeur donnés à titre d'exemple, pas un tarif). Sans RC professionnelle, cette somme sort de la trésorerie de l'étude, puis de votre patrimoine. Avec, l'assureur prend en charge l'indemnisation dans la limite du plafond souscrit et finance la défense dès la première assignation. C'est décisif ici, car l'essentiel du procès ne porte pas sur la faute mais sur le chiffrage de la perte de chance : un bon avocat et une contre-expertise divisent souvent la note par deux ou trois.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un lot sous-estimé qui se révèle ensuite être une pièce importante, ou l'inverse : une œuvre décrite comme authentique dont l'acheteur découvre qu'elle ne l'est pas. Dans le premier cas le vendeur réclame la perte de chance de vendre au juste prix, dans le second l'acheteur demande l'annulation de la vente et des dommages-intérêts.
Un vase heurté pendant l'accrochage, une toile rayée au transport, un bijou introuvable après l'exposition, un lot dérobé en réserve. Les valeurs unitaires en jeu sont élevées et ces sinistres relèvent de la garantie biens confiés, jamais du socle de la responsabilité civile.
Un meuble oublié, une valorisation trop basse reprise telle quelle dans la déclaration de succession, et l'administration fiscale redresse les héritiers, pénalités comprises. Ceux-ci se retournent alors vers vous, souvent dans un contexte de partage déjà conflictuel entre cohéritiers.
Ordre d'achat oublié ou mal exécuté, adjudication attribuée au mauvais enchérisseur, incident technique pendant une vente en ligne, folle enchère mal gérée. L'enchérisseur évincé ou le vendeur chiffre son manque à gagner et vous en demande réparation, pièces à l'appui.
Objet volé ou revendiqué par son véritable propriétaire, pièce en ivoire ou en matière protégée dispersée sans les documents exigés, bien culturel vendu à l'export sans le certificat requis. La vente est remise en cause et acheteur comme vendeur se retournent vers celui qui a organisé la dispersion.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commissaire-priseur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 22,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, et c'est une obligation légale, pas une exigence commerciale. Pour les ventes volontaires, le Code de commerce impose à l'opérateur de justifier, au moment de sa déclaration d'activité auprès du Conseil des maisons de vente, d'une assurance de responsabilité civile professionnelle et d'une garantie financière affectée à la représentation des fonds détenus pour autrui. Pour l'activité judiciaire, exercée depuis la réforme sous le statut de commissaire de justice, l'assurance est également obligatoire au titre de la profession réglementée. Sans attestation à jour, l'exercice n'est tout simplement pas régulier.
Pas par le socle du contrat. Toute RC professionnelle exclut par principe les biens dont vous avez la garde, or c'est exactement le statut d'un lot en dépôt, en réserve, en transport ou accroché en exposition. Il faut donc une extension « biens confiés », voire un contrat dommages objets d'art, avec deux plafonds à surveiller de près : le maximum par objet et le maximum présent au même endroit. Déclarez la valeur réelle de vos réserves et les pointes des jours précédant une vacation : une valeur sous-déclarée se paie par une indemnité réduite.
En ventes volontaires, l'action en responsabilité contre l'opérateur se prescrit par cinq ans à compter de l'adjudication ou de la prisée : la réclamation arrive donc presque toujours longtemps après le coup de marteau. Votre contrat fonctionne en base réclamation, c'est-à-dire que la date qui compte est celle où la réclamation vous parvient, pas celle de la vente. Vérifiez deux clauses : la reprise du passé, qui couvre les vacations antérieures à la souscription, et la garantie subséquente après résiliation. Si vous changez d'assureur à l'échéance annuelle (préavis de deux mois, article L.113-12), ne laissez aucun trou entre les deux contrats.
Il vous protège techniquement, pas juridiquement. Face au vendeur ou à l'acheteur, vous répondez du lot que vous avez décrit et adjugé, et les condamnations sont fréquemment prononcées in solidum contre l'opérateur et l'expert, à charge pour vous d'exercer ensuite un recours contre lui et son assureur. Trois réflexes : réclamer l'attestation de RC professionnelle de chaque expert, tracer par écrit la mission confiée lot par lot, et signaler à votre assureur que vous travaillez avec des experts indépendants. À l'inverse, ne pas s'entourer d'un homme de l'art alors que le doute existait constitue en soi une faute.
Non, les deux sont exigées ensemble parce qu'elles ne répondent pas au même risque. La garantie financière sécurise la représentation des fonds : elle garantit que le produit des ventes encaissé pour le compte des vendeurs leur sera effectivement reversé, y compris en cas de défaillance de la maison. La RC professionnelle, elle, répare les conséquences d'une faute de métier : estimation erronée, attribution fautive, inventaire incomplet, lot abîmé. Un défaut de reversement relève de la première, une erreur d'appréciation de la seconde. Présenter l'une quand on vous demande l'autre ne vous couvre sur rien.
Seulement si c'est écrit noir sur blanc. Une vacation dans un château, un hangar ou une salle louée, un inventaire au domicile d'une succession, un transport assuré par vos propres moyens : chaque sortie de l'hôtel des ventes doit figurer dans la déclaration d'activité, avec la RC exploitation qui prend en charge le visiteur blessé pendant l'exposition. Même logique pour les enchères en ligne : ordre d'achat non exécuté, coupure pendant le live, adjudication attribuée au mauvais enchérisseur sont des dommages immatériels, garantis à condition que la vente à distance soit mentionnée au contrat.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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