RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous signez un avis, et votre signature devient la valeur de l'objet. Une attribution contestée, une prisée trop basse, un vase fêlé pendant la manipulation : c'est vous que le vendeur, l'acheteur ou la maison de vente vient chercher, parfois des années après la mission. Le risque de l'expert en objets d'art ne porte pas sur un stock, il porte sur un jugement écrit.
La RC Professionnelle de l'expert en objets d'art couvre les conséquences financières des dommages causés à autrui dans vos missions : authentification, attribution, prisée, estimation pour une succession, un partage, un assureur, une maison de vente ou une expertise ordonnée par un tribunal. Elle joue d'abord sur les dommages immatériels, qui constituent l'essentiel de votre exposition : moins-value subie par un vendeur mal conseillé, prix payé à tort par un acquéreur, annulation d'une vente pour erreur sur l'authenticité de l'œuvre. Elle couvre ensuite les dommages matériels : toile, cadre, porcelaine ou mécanisme abîmés pendant l'examen, le démontage, la prise de vue ou le déplacement. Elle couvre enfin les dommages corporels, plus rares mais réels quand vous intervenez au domicile d'un client ou en salle des ventes. Dans les trois cas, l'assureur indemnise le tiers lésé et prend en charge vos frais de défense, y compris lorsque la mise en cause se révèle infondée ; la faute intentionnelle ou dolosive, elle, reste exclue par le Code des assurances.
Vous prisez le mobilier d'une succession et retenez 4 000 € pour une commode que vous datez du XIXe. Dix-huit mois plus tard, la même commode repasse en vente publique, redatée du XVIIIe, et part à 95 000 €. Les héritiers vous mettent en cause et réclament l'écart, soit un ordre de grandeur de 90 000 €, augmenté des honoraires de leur propre expert et de leur avocat : à ce niveau, la facture dépasse largement la trésorerie d'un cabinet d'expertise indépendant, et ce type de procédure se règle rarement en moins de deux ans. Avec une RC Professionnelle, l'assureur prend la conduite du dossier : il missionne un expert, discute la datation de façon contradictoire, conteste le mode de calcul du préjudice — souvent ramené à une perte de chance et non au prix plein — puis indemnise s'il y a faute. Sans contrat, vous financez seul l'expertise adverse, votre défense et l'éventuelle condamnation. La seule issue devient alors la transaction à n'importe quel prix, dans un milieu où la réputation fait tout le carnet de commandes.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous certifiez la main d'un artiste, puis une analyse de laboratoire, un catalogue raisonné ou l'avis d'un ayant droit contredit votre conclusion. L'acheteur demande l'annulation de la vente pour erreur sur les qualités essentielles du bien et vous met en cause aux côtés du vendeur.
Un objet estimé au prix du courant ressort quelques mois plus tard à dix fois votre chiffre. Héritiers, vendeur ou notaire vous reprochent la perte de chance d'avoir vendu au bon prix : c'est la mise en cause la plus fréquente du métier.
Une valeur gonflée sur une attestation d'assurance, un partage ou une déclaration de succession fait payer trop cher un tiers : primes versées en pure perte, soulte déséquilibrée, base fiscale contestée. Le préjudice invoqué n'est pas l'objet, mais l'argent engagé sur la foi de votre document.
Déplacement, démontage d'un châssis, ouverture d'un mécanisme, transport jusqu'au laboratoire : la manipulation reste le moment où la casse arrive. Un accroc sur une toile ou un éclat sur une porcelaine se chiffre vite et relève de la garantie des biens confiés, à vérifier ligne par ligne.
Restauration ancienne passée sous silence, pièce composite, doute sur l'origine, matière soumise à restriction de commerce ou d'exportation : l'omission d'une information déterminante engage votre responsabilité même sans erreur d'attribution. Un rapport lacunaire est aussi fautif qu'un rapport faux.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Expert en objets d'art : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Le titre d'expert en objets d'art n'est pas réglementé en lui-même : exercer seul pour des particuliers ne déclenche pas d'obligation légale d'assurance. En revanche, dès que vous intervenez comme expert auprès d'un opérateur de ventes volontaires, le Code de commerce impose de justifier d'une assurance couvrant votre responsabilité professionnelle. S'y ajoutent les exigences des donneurs d'ordre : maisons de vente, compagnies d'assurance, notaires et juridictions réclament presque tous l'attestation avant de confier une mission. L'obligation vient donc soit de la loi, soit du contrat.
Plus longtemps qu'on ne le croit. Pour les prisées et les ventes volontaires aux enchères, la loi prévoit une prescription de cinq ans à compter de l'adjudication ou de la prisée pour les actions en responsabilité. Hors ventes publiques, c'est le délai de droit commun qui s'applique, et il court à partir du moment où votre client a connu le dommage — souvent bien après la remise du rapport. Une expertise signée aujourd'hui peut donc vous revenir dans plusieurs années : la continuité de garantie compte autant que le montant.
Cela dépend du mode de déclenchement. La plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation : c'est la date de la mise en cause, pas celle de l'expertise, qui compte, et une clause de reprise du passé permet de couvrir des missions antérieures tant que vous n'aviez pas connaissance du litige à la souscription. Symétriquement, après l'arrêt du contrat, la garantie subséquente continue de jouer pour les réclamations tardives : le Code des assurances (article L.124-5) fixe une durée minimale de cinq ans. Déclarez tout litige connu avant de signer.
Pas automatiquement par la RC Pro seule. Le dommage à un bien dont vous avez la garde relève de la garantie des biens confiés, souvent présente mais plafonnée à quelques dizaines de milliers d'euros, sans rapport avec la valeur d'un tableau emporté pour examen. Vérifiez trois points : le plafond par objet et par sinistre, la couverture pendant le transport et le séjour hors de vos locaux, et les exclusions habituelles (vol sans effraction, objet laissé en véhicule). Au-delà, il faut un contrat objets d'art distinct.
Déclarez les deux activités, elles ne relèvent pas du même risque. L'expertise engage un avis ; la vente vous engage comme vendeur professionnel sur l'authenticité et la conformité du bien. Un contrat souscrit pour la seule expertise laisse donc le négoce à découvert. La double casquette attire aussi le reproche de conflit d'intérêts quand vous estimez un objet que vous achetez ou revendez ensuite : précisez par écrit, mission par mission, en quelle qualité vous intervenez. Une déclaration d'activité incomplète peut vous être opposée au moment du sinistre.
Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ces dispositifs sont réservés aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation qui modifie le risque — cessation d'activité, arrêt de l'expertise, changement de statut — ouvre une résiliation en cours d'année (article L.113-16). Avant de partir, vérifiez la garantie subséquente du contrat quitté : sans elle, vos expertises passées restent à découvert.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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